Le martelage à froid de pépites de cuivre natif est pratiqué dès le Néolithique ancien de Turquie, au VIIIe millénaire. Mais une véritable métallurgie ne se développe qu'au cours du Ve millénaire, en Europe du Sud-Est d'abord, grâce à une meilleure maîtrise du feu : elle permet de dépasser les 600 degrés indispensables à la cuisson des poteries ordinaires pour atteindre les 1 150 degrés nécessaires à la réduction et à la fusion du cuivre. La nouvelle technique sera utilisée pour le travail de l'or et de l'argent. Cette première orfèvrerie du monde produit des objets de prestige, dont les plus célèbres ont été découverts, de 1972 à 1986, dans les 281 tombes de la nécropole de Varna, en Bulgarie, sur la côte de la mer Noire : sceptres, bracelets, pendentifs, diadèmes, perles, etc., y totalisent plus de 4 kilogrammes d'or. La tombe la plus riche, la tombe numéro 43, celle d'un homme adulte, renfermait à elle seule plus de 1 kilogramme d'objets en or. En cuivre, on produit des haches, des ciseaux ou des épingles ; mais, sans alliage, ce métal n'offre pas une grande résistance.
Photographie
Plaquettes en forme de bovidés et plaque en or, Varna, Bulgarie Les centaines de tombes de la nécropole de Varna, découverte en Bulgarie en 1972, ont livré de nombreux objets en or : perles, plaquettes, ornements de vêtements, etc. Vers - 4500. Musée archéologique de Varna, Bulgarie.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Jean-Paul DEMOULE
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