Le Forum économique mondial de Davos réunit chaque année, depuis 1970, les responsables économiques et politiques des pays dominants. La faillite du communisme et le triomphe du modèle économique incarné par les États-Unis ont conféré aux principes défendus à Davos un statut universel, ce que reflète le phénomène de « mondialisation ». Tandis que les effets de la crise financière asiatique montraient les limites de cet unilatéralisme économique, la perturbation du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (O.M.C.) à Seattle par des militants antimondialisation, en décembre 1999, prouvait la capacité de mobilisation des mouvements alternatifs. C'est à leur initiative que se tient en janvier 2001, à Porto Alegre (Brésil), aux mêmes dates que la réunion de Davos, le premier Forum social mondial (F.S.M.), dont le slogan est : « Un autre monde est possible ». Des associations, des O.N.G., des organisations politiques et syndicales reliées par Internet y défendent la primauté du développement humain sur les intérêts financiers et y réclament un contrôle démocratique des décisions économiques internationales. L'intérêt suscité par le F.S.M. l'impose dès sa deuxième édition comme l'expression d'un contre-pouvoir véritable.
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Forum social mondial de Pôrto Alegre Premier Forum social mondial de Pôrto Alegre (État de Rio Grande do Sul, Brésil), en janvier 2001. Se présentant comme un contrepoids au forum économique de Davos, qui se tient chaque année à la même période, il se veut la tribune de tous les opposants aux excès de la mondialisation néo-libérale.
Crédits: Vo Trung Dung / Sygma / Corbis Consulter
Christophe PÉRY
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