D'une façon générale, en musique, le terme « prélude » désigne un mouvement autonome (par opposition à l'introduction, théoriquement rattachée à ce qui suit) servant à introduire le corps principal de l'œuvre, voire une autre œuvre ou un groupe d'œuvres sans rapport direct avec lui (brèves interventions d'orgue avant les diverses parties de la messe). Chez Bach, les Suites anglaises pour clavecin se distinguent des Suites françaises par la présence d'un prélude avant les danses proprement dites.
Par extension, le prélude est une forme musicale introduisant une fugue, une cantate, un opéra, ce qui rend le terme plus ou moins synonyme d'introduction ou d'ouverture.
Avec ses Préludes pour piano, Chopin écrivit une série de courtes pièces proches de l'improvisation, n'introduisant rien sinon le silence (ou la pièce suivante), mais dont on peut trouver partiellement l'origine dans l'habitude qu'avaient les pianistes d'improviser brièvement avant de jouer (c'est peut-être, compte tenu de cette possibilité virtuelle, pourquoi ces Préludes font appel aux 24 tonalités majeures et mineures)
. Le seul grand successeur de Chopin en la matière fut Debussy, qui donna en outre à ses Préludes des titres, inscrits d'ailleurs par lui (démarche significative) non pas au début, mais après l'ultime mesure de chacun.
Son
Prélude n° 12 Frédéric Chopin (1810-1849) Prélude no 12, en sol dièse mineur, op. 28 (1839) Ivan Moravec, piano. Image: Frédéric Chopin (1810-1849) par F. Slupski. Fondation Frédéric Chopin, Varsovie.
Crédits: Musique: © Koka Media
Image/ Istituto Geografico De Agostini
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Marc Henri VIGNAL
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