Médicinale très importante, que rien apparemment ne distingue des mauvaises herbes les plus banales, la prêle des champs (Equisetum arvense L. ; équisetacées) peut se confondre avec la grande prêle ivoirine (Equisetum telmateia). Déjà citée par les Latins, mais sans grands commentaires, elle trouve sa première qualification précise (diurétique) chez Albert le Grand (xiiie s.). Tragus (1546), l'un des premiers, cite son emploi hémostatique (hématurie). Son contemporain Tabernaemontanus (1588) faisait mêler sa poudre à la nourriture des phtisiques. Gaspard Bauhin (1671) la prescrivait dans l'ulcère du poumon. Peu usitée de la Renaissance à la fin du xixe siècle, elle est remise à l'honneur de nos jours.
Elle contient un taux important de silice : jusqu'à 16,25% dans la plante fraîche et 7,77% dans la plante sèche chez la prêle des champs. La prêle d'hiver (E. hiemale), employée autrefois au polissage du bois et des métaux, en contient jusqu'à 70% dans ses cendres. Il y a aussi, chez E. arvense, du tanin, un principe amer, de la résine, des acides, un complexe d'alcaloïde […]
