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PRÉDICAT, linguistique

Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories, Aristote présente-t-il les dix catégories, c'est-à-dire les dix manières dont un attribut peut être prédiqué d'un sujet, dans le cadre d'une conception dite attributive de la proposition – où celle-ci est représentée comme l'attribution d'un prédicat P à un sujet S, selon le schéma « S est P ». Par la suite, tant au Moyen Âge qu'à l'époque classique (par exemple à Port-Royal), l'analyse logique sera étroitement associée à l'analyse grammaticale. C'est au verbe que l'on reconnaîtra le double rôle, d'une part, de fournir un prédicat au sujet et, d'autre part, d'assurer la liaison entre ce prédicat et ce sujet. C'est précisément pour marquer cette dualité que la tradition décomposait le verbe, afin d'énoncer séparément la copule « est » et le prédicat P : ainsi « l'homme court » était-il analysé comme « l'homme est courant », selon la même forme schématique que « l'homme est mortel » ou « l'homme est dans la maison ». Cette représentation unique de toutes les propositions élémentaires permettait de mettre en lumière la spécificité de la proposition, c'est-à-dire du discours déclaratif, porteur d'une assertion, et donc susceptible d'être vrai ou faux.

La reprise de cette approche logique par les grammaires a longtemps conduit celles-ci à ignorer la diversité des fonctions proprement syntaxiques, puisque l'analyse de la phrase en termes de sujet /prédicat ne laissait aucun résidu. C'est à Dumarsais et à Beauzée que l'on doit d'avoir introduit dans l'Encyclopédie, à la fin du xviiie siècle, la notion de complément.

En linguistique, le terme prédicat a connu des fortunes diverses. Certaines approches ont tenté de reformuler le prédicat comme une relation entre divers arguments : dans cette perspective, le sujet n'a plus de rôle prépondérant (puisqu'il ne […]

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Pour citer cet article

Catherine FUCHS, « PRÉDICAT, linguistique  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/predicat-linguistique/

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ACTANT

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *Si l'on récuse comme entachée de mentalisme l'opposition entre sujet (ou thème) et prédicat, véritable fourre-tout auquel on peut notamment reprocher d'aplanir les reliefs de la structure, on est conduit à remanier la description des rapports formels qui lient les différents éléments d'une phrase. Par exemple, on ne peut manquer d'être frappé par… Lire la suite
ADVERBE

Écrit par :  Robert SCTRICK

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ASPECT, grammaire

Écrit par :  Catherine TRESSON

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COPULE, logique

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LANGUES TYPOLOGIE DES

Écrit par :  Loïc DEPECKER

Dans le chapitre "Définir une logique de la langue"  : …  la philosophie du Moyen Âge, qu'un énoncé se distribue généralement en deux grands éléments : sujet* et prédicat. Le schéma est le suivant : « d'une chose je peux dire quelque chose ». De Pierre (A) je dis qu'il nage (B). Un énoncé se distribue donc minimalement entre sujet (A) et prédicat (B) : A représentant le support de l'… Lire la suite
MODALITÉ, linguistique

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du… Lire la suite
NÉGATION, linguistique

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs il ne s'applique pas à l'union de deux… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'engagement ontologique"  : …  pour exister. Mais qu'est-ce que se référer ? Il faut alors revenir aux fonctions qui constituent la* relation prédicative, c'est-à-dire le discours lui-même ; la relation prédicative repose sur la dissymétrie de deux fonctions qui s'exercent chacune par des moyens grammaticaux différents, mais qui ont chacune une unité de visée que l'analyse peut… Lire la suite
VOIX GRAMMATICALES

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… *L'une des catégories de la conjugaison des verbes, appelée « voix », porte essentiellement sur l'orientation du procès. On ne peut guère que la définir différentiellement, en étudiant, pour une langue donnée, la manière dont les actants du procès se distribuent par rapport à celui-ci. Le degré zéro, ou si l'on veut la forme non marquée, est appelé… Lire la suite

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