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PRÉDATION

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3.  La prédation chez les vertébrés

Y a-t-il optimisation ? Cela revient à demander : y a-t-il stratégie ? Mais il faut soulever également une question préliminaire, qui a fait couler beaucoup d'encre et a suscité toute une série de modélisations mathématiques d'un intérêt discutable : les animaux chassent-ils au hasard ? C'est à peu près là-dessus qu'ont commencé les réflexions sur la prédation ; elles ont engendré aussitôt un modèle basé sur une répartition plus ou moins régulière des proies : quel est le nombre de chances qu'elles ont d'échapper à un prédateur se déplaçant au hasard ?

Or, il importe d'éliminer d'abord et complètement cette hypothèse : il n'est plus aucun éthologiste pour soutenir que les prédateurs ne chassent qu'au hasard. Les observations les plus simples l'ont appris depuis longtemps aux premiers naturalistes, que les théoriciens de cabinet n'ont jamais voulu écouter.

Cela étant réglé, peut-on alors soutenir qu'il existe des stratégies et que, comme le veulent les sociobiologistes, elles ont été peu à peu optimisées par la sélection naturelle si bien que chaque prédateur chasse de la manière la plus efficace possible ?

La réponse à cette question est complexe. Dégageons d'abord quelques-unes des règles de la prédation.

a) L'animal « s'attend » à trouver de la nourriture là où il en a déjà trouvé. Il se forme peut-être une « image de la proie » (searching image). Alcock (1971) a présenté à des oiseaux des blocs de bois percés de trous, certains blocs contenant des appâts cachés dans les trous et d'autres non. Or les oiseaux, au cours des expériences successives, vont directement au bloc dans lequel ils ont déjà trouvé des proies, en négligeant les autres. Il semble donc bien qu'un certain degré d'« expectation » se manifeste. Quant à l'image de la proie, si l'animal peut s'en former une, comme le proposait Tinbergen, peut-être se ramène-t-elle à un certain niveau d'expectation ?

b) Les animaux, en tout cas, accumulent de l'information au cours de l'échan […]

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