3. Plusieurs pragmatiques ?
Le plus expédient paraît être de classer les études pragmatiques en fonction du type de contexte, le contexte étant un concept central et caractéristique, ainsi que le pense H. Parret (1983).
• Le co-texte
Alors que la syntaxe ne transcende jamais la phrase et que la sémantique, dans ses versions linguistique ou logique, tente de se restreindre à la proposition, plusieurs recherches pragmatiques offrent des techniques pour analyser de grandes unités du discours. C'est le cas de la grammaire textuelle, qui s'attache aux formes dégagées sur des « textes » entiers dont les unités constitutives ne sont plus des mots ni même des propositions. Celles-ci sont alors considérées comme simples « indices » d'un certain fonctionnement d'une grande unité, selon Ducrot (1980). De même les relations découvertes par l'analyse du discours ou l'analyse conversationnelle portent sur des fragments discursifs ou argumentatifs. Elles excèdent le lien anaphorique entre phrases ou le lien co-référentiel entre propositions. Le co-texte, une fois restitué dans sa cohésion et sa combinatoire propres, permet à l'interprète de découper les macro-unités qu'il s'efforce de comprendre. Mais il paraît indispensable de mettre en rapport les systèmes macro-grammaticaux avec d'autres types de contextualité que ceux qui sont pris en compte par la pragmatique des grandes unités.
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