Philosophe stoïcien grec, élève de Panétius, Posidonius d'Apamée, après de nombreux voyages, se fixa à Rhodes, où Cicéron et Pompée vinrent entendre ses leçons. Tous ses écrits sont perdus : on n'en possède que des fragments (recueillis par L. Edelstein et I. G. Kidd). À la fin du xixe siècle et au début du xxe, on a pensé retrouver la trace de l'enseignement de Posidonius chez de nombreux auteurs, tels Cicéron, Sénèque, Marc Aurèle, Plotin, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Némésius d'Émèse. I. Heinemann et K. Reinhardt on proposé de nombreuses reconstructions de son système qui, par le caractère aventureux des hypothèses émises, ont fait douter, peut-être à tort, de la validité de la méthode philologique de recherche des sources (Quellenforschung). La situation de Posidonius dans l'histoire de la pensée stoïcienne reste encore à préciser. On s'accorde à reconnaître maintenant qu'il est resté fidèle au principe fondamental du stoïcisme : seule la vertu est un bien. Mais il en a donné une interprétation déformante qui prolonge celle de Panétius et implique le même choix politique pro-aristocratique. A-t-il préparé le néo-plato […]
