2. Vie économique
En 1990, le gouvernement d'Anibal Cavaco Silva s'efforce de faire progresser l'économie afin de la mettre en conformité avec les normes communautaires.
En 1991, l'objectif du gouvernement est de conserver un taux de croissance supérieur à la moyenne de la C.E.E., tout en contenant l'inflation. La discipline des salaires est maintenue malgré un niveau de chômage qui est le plus faible de la Communauté (en dehors de celui du Luxembourg).
En octobre 1992, le gouvernement adopte une politique de rigueur, misant sur un contrôle plus strict de la masse salariale afin d'assurer la compétitivité du Portugal. Le pays a dépassé la phase où l'intégration européenne induit des progrès rapides et a atteint celle où les performances économiques sont influencées par la conjoncture des principaux partenaires.
En 1993, la perte de débouchés commerciaux en Europe de l'Est, la concurrence accrue des pays à bas salaires du Sud-Est asiatique et le fait même d'avoir comblé une partie de son retard sur ses partenaires de la Communauté européenne ont pour conséquence une conjoncture défavorable. Le 8 juillet, le Premier ministre Anibal Cavaco Silva présente « une grande charte de développement futur », portant sur la période 1994-1999. Le projet s'articule d'abord autour de trois pôles : éducation, emploi et formation, qui absorberont le quart des financements communautaires ; ensuite, la modernisation et le développement des entreprises et des infrastructures ; enfin, la correction des inégalités régionales. Les apports nets de la Communauté sont passés de 0,6 p. 100 du P.I.B. en 1985 à 3,5 p. 100 en 1993. Il s'agissait de mettre le pays au niveau de ses principaux partenaires, tout en respectant les contraintes de Maastricht.
En 1994, l'économie portugaise passe de la récession à la croissance, mais continue à dépendre de l'aide communautaire. Celle-ci est à présent subordonnée au succès des mesures de rigueur budgétaire. La diminution de l'inflation autorise la banque centrale à baisser ses taux.
En 1995, l'alternance au pou […]
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