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POLYNÉSIE FRANÇAISE

2.   Le souvenir d'une civilisation agraire très structurée

Les différents archipels constituant la Polynésie française ont un peuplement attesté relativement récent. Alors qu'aux îles Samoa et Tonga, situées plus à l'ouest, la présence humaine, corroborée par des tessons de poterie de la tradition océanique lapita, remonte au xiiie siècle avant J.-C., en Polynésie orientale elle s'établit au plus tôt au iie siècle avant J.-C.

Par leur langue, leurs plantes alimentaires et leurs animaux domestiques, les Polynésiens se prévalent d'une origine asiatique. Navigateurs tout autant qu'horticulteurs, ils étaient parfaitement adaptés à la vie dans des îles de dimensions réduites. Ils résorbaient régulièrement leur excédent démographique par le départ vers de nouvelles terres.

En fonction de l'environnement naturel (île haute ou atoll, proximité de l'équateur ou du tropique), la culture matérielle, en particulier l'horticulture vivrière, variait d'un archipel à l'autre. L'architecture profane et sacrée faisait de même. Ces inflexions affectaient bien évidemment le contrôle social et les formes du pouvoir politique. Mais, vu de l'extérieur, une forte unité culturelle demeurait. Vers le xiie ou le xiiie siècle de l'ère chrétienne, dans l'archipel de la Société puis dans les autres archipels (sauf les Marquises) se multiplièrent les marae, espaces souvent dallés pourvus chacun d'un nom particulier auquel se rattachait le nom héréditaire d'un lignage qui l'utilisait et qui renvoyait à un ancêtre fondateur.

L'ancienne société polynésienne s'articulait autour de trois ordres : au sommet se trouvaient les hui ari'i. Parce qu'ils s'estimaient « descendre des Dieux » ils s'étaient attribué les symboles de la souveraineté sur les hommes et leurs terres ; ils se divisaient en « grande noblesse » (ari'i maro'ura) et « petite noblesse » (ari'i ri'i). Venait ensuite l'ordre des hui ra'atira, propriétaires terriens « non nobles » ou de « très petite noblesse » parmi lesquels se recrutaient les conseillers des chefferies, enfin l'ordre des manahune, simples tenanciers, horticulteurs, tenus à des prestations vis-à-vis de hui ra'ati […]

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