5. Quatre exemples nationaux significatifs
• La politique énergétique de la France
Le secteur de l'énergie en France a toujours été marqué par une très forte intervention de l'État, notamment par le biais des entreprises publiques. Avec le premier choc pétrolier en 1973, la France comprend à quel point elle est dépendante du pétrole et lance un vaste programme nucléaire. Entre 1973 et 2007, les importations de pétrole sont divisées par deux et, depuis la fin des années 1980, le taux d'indépendance énergétique est de l'ordre de 50 p. 100 (26 p. 100 en 1973). La part du nucléaire dans la production d'électricité atteint aujourd'hui 78 p. 100, taux bien supérieur à la moyenne de l'Union européenne à vingt-sept (31 p. 100) [tabl. 1].
Les sources renouvelables, la biomasse et l'énergie hydraulique, contribuent de façon considérable au bouquet énergétique de la France, qui se classe à la deuxième place des producteurs d'énergies renouvelables de l'U.E. Le gouvernement a défini une politique de programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité (P.P.I.) qui inclut les énergies renouvelables.
La part du gaz naturel importé a connu une augmentation régulière. Elle reste néanmoins faible comparée aux cas des autres pays européens, notamment en raison du nucléaire. La quasi-totalité du gaz est importée avec une diversification des fournisseurs qui est l'une des plus fortes en Europe : Norvège (29 p. 100), Pays-Bas (19 p. 100), Russie (16 p. 100), Algérie (16 p. 100), Nigeria (9,3 p. 100), auxquels s'ajoutent l'Égypte et des contrats d'approvisionnement à court terme. Les prévisions officielles soulignent un doublement des importations d'ici à 2025. Se posent alors à moyen et à long terme les questions de la diversité des fournisseurs d'énergies fossiles, de la sécurité des approvisionnements et du prix.
La politique énergétique française, définie par la loi de 2005, repo […]
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