2. Le virus
• Transmission du virus à l'animal
En 1909, à Vienne, K. Landsteiner et E. Popper transmirent la maladie au singe à partir de la moelle d'un enfant mort de paralysie infantile. À Paris, C. Levaditi et K. Landsteiner démontraient que le virus est filtrable et transmissible par passages en série de singe à singe. La maladie du singe reproduit dans tous ses caractères celle de l'enfant, mais la mortalité atteint jusqu'à 76 p. 100. On retrouve le virus dans le névraxe – principalement dans la moelle épinière –, dans l'intestin et son contenu, la muqueuse pharyngienne et les amygdales. Le liquide céphalo-rachidien, le sang, les différents viscères ne renferment généralement pas de virus ; cependant, de faibles quantités peuvent être présentes dans les glandes salivaires et les ganglions lymphatiques. Des lésions histologiques affectent surtout les cellules motrices des cornes antérieures de la moelle et leur extension dans le bulbe et les parties inférieures du cerveau. Quelques souches particulièrement virulentes s'accompagnent de lésions de l'encéphale ou du myocarde.
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