4. Concentration des activités
Près de 70 p. 100 des salariés sont employés dans le secteur tertiaire (68 p. 100 en moyenne nationale), avec une légère surreprésentation des services publics par rapport à la moyenne nationale, les administrations, la santé et l'éducation restant les principaux employeurs. Dans le tertiaire marchand, les services personnels et domestiques sont surtout présents en Charente-Maritime, département d'accueil de nombreux retraités aisés. En revanche, Poitou-Charentes n'est pas bien pourvue en services aux entreprises (faiblesse du conseil-assistance et de la recherche-développement). Les activités financières structurent le pôle des assurances à Niort-Chauray. Avec plus de 5 p. 100 des emplois, le commerce de détail et la construction jouent également un rôle significatif dans les évolutions territoriales.
L'industrie emploie un salarié sur cinq. Le tissu industriel est marqué soit par des implantations anciennes d'industries de transformation de base (industries agricoles et alimentaires, bois, cuir), de biens d'équipement (moteurs électriques Leroy-Somer) ou d'industries automobile (Heuliez), soit par des implantations dues à des délocalisations dans les années 1960-1970 (Valeo, AEF, Schlumberger, Télémécanique, Alcatel, SAT, Michelin), grands établissements dont le centre de décision est extérieur à la région.
Les secteurs traditionnels caractérisant la région sont les industries du bois, disséminées sur le territoire régional, celles du papier, localisées surtout en Charente et les industries agricoles et alimentaires très présentes en Deux-Sèvres et dans le Cognaçais. Le secteur de l'habillement, l'industrie des composants électriques et électroniques, et celle des produits minéraux connaissent des restructurations qui affectent le nombre de salariés.
Le taux d'encadrement classe Poitou-Charentes au 18e rang des régions françaises. Ce faible taux s'explique par la présence d'industries de main-d'œuvre et par l'importance de services nécessitant une population peu qualifiée.
Depuis 1980, les dynamiques économiques infra-régionales font apparaître des évolutions contrastées avec, d'une part, les espaces en croissance qui recouvrent surtout deux zones d'emploi, structurées par La Rochelle et Poitiers, mais également quelques petites zones d'emploi dans la mouvance ou à proximité de grandes agglomérations comme le Sud Deux-Sèvres et de petites zones comme la Saintonge et, d'autre part, les espaces fragiles et en déclin, composés essentiellement de petites zones d'urbanisation limitée, plutôt intérieures, avec Cognac, Angoulême, Nord - Deux-Sèvres, Châtellerault, Nord-Poitou, Sud-Charentes, Montmorillon, Haute-Charente.
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