3. Région rurale : littoralisation et polarisation récente
Située dans le Grand Ouest français, la région se caractérise par l'absence de concentration urbaine : aucune ville ne dépasse 120 000 habitants, ce qui place la première d'entre elles, Poitiers, au 50e rang des agglomérations françaises (sans compter Paris). Le peuplement régional est faible : 11e région française par la superficie (25 809 km2), Poitou-Charentes est au 15e rang pour la population, avec une densité moyenne de 62 habitants au km2 contre 104 en France ; près de la moitié du territoire régional enregistre des densités inférieures à 26 habitants au km2. L'absence d'une véritable métropole régionale et la faiblesse du taux de population vivant dans des communes urbaines constituent une particularité picto-charentaise, permettant un maillage relativement équilibré de « l'armature » urbaine.
Depuis les années 1960, l'expansion démographique se réalise de façon différenciée selon les départements : la Charente se singularise par une faible progression autour d'Angoulême ; la Charente-Maritime connaît quatre pôles de croissance : Surgères-La Rochelle, les petits centres le long du fleuve Charente, la façade littorale et le secteur de Jonzac ; les Deux-Sèvres présentent deux axes de croissance, l'un dans le prolongement du Choletais avec Bressuire, Parthenay, Les Aubiers, Mauléon et l'autre autour de Niort. La Vienne est le département le plus dynamique avec l'axe Poitiers-Futuroscope-Châtellerault auquel il faut ajouter Chauvigny et Lussac-les-Châteaux.
Depuis 1990, la croissance démographique reflète la poursuite de la polarisation et de la littoralisation : les agglomérations de Poitiers et de La Rochelle ont particulièrement progressé. La Charente-Maritime confirme son pouvoir d'attraction et enregistre un solde migratoire nettement positif, de près de 30 000 habitants entre les recensements de 1990 et de 1999. La Vienne gagne 19 000 habitants sur la même décennie avec des soldes naturel et migratoire positifs, notamment l'aggloméra […]
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