2. Une poésie visionnaire
La violence pathétique des tonalités, l'étrangeté des métaphores, le caractère halluciné des visions, les rythmes brisés des versets, l'absence de rimes fixes, l'énoncé chaotique d'apparence illogique ou absurde, composent un langage nouveau et font du recueil un livre admirable et déroutant. « Jamais Lorca n'a été si grand que dans Poète à New York, écrit André Belamich ; c'est là seulement qu'il manifeste pleinement sa puissance épique et visionnaire. L'extrême densité de ce livre apporte à chaque relecture de nouvelles surprises et de nouvelles possibilités d'approfondissement. [...] Le Romancero gitan le mettait au premier rang des poètes espagnols ; Poète à New York le met au premier rang des poètes universels. »
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