En paléoclimatologie, on nomme pluviale une période de précipitations abondantes et violentes, encadrée par des périodes plus sèches, dites interpluviales. Ces alternances de climat ont produit leurs effets, au cours du Quaternaire, dans la zone intertropicale. Il est à noter que l'on utilise parfois le mot pluviaire, par analogie avec glaciaire, pour désigner la période pluviale.
Le problème le plus important à résoudre pour le Quaternaire est celui de la concordance existant ou non entre les glaciaires et les interglaciaires des zones tempérées et froides actuelles et les pluviaux et les interpluviaux des zones intertropicales. Si, en ce qui concerne l'ouest des États-Unis et le nord du Sahara, il semble bien que les pluviaux correspondent aux glaciaires, au moins dans leurs grandes lignes, il n'en est pas de même pour la bordure méridionale du Sahara, où c'est l'inverse qui se produit. On a tendance aujourd'hui à admettre que les glaciaires correspondent à un déplacement vers l'équateur de la limite des neiges permanentes au niveau de la mer, ainsi que de la limite septentrionale de la zone aride et des limites de la savane et de la steppe tropicales, alors que les interglaciaires correspondent à une migration de ces mêmes limites vers les pôles, sans qu'il soit possible d'établir une coïncidence exacte entre phases glaciaires et interglaciaires d'une part, et phases pluviales et interpluviales d'autre part, chacune d'entre elles ayant connu de toute évidence des oscillations climatiques qui lui sont propres.
Guy POURSIN
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