6. Les composés organiques du plomb
Les composés organiques du plomb renferment, par définition, au moins une liaison plomb-carbone. De nombreux travaux leur ont été consacrés, en raison de leur importance industrielle.
La chimie organique du plomb est marquée par les dimensions de l'atome : ainsi les liaisons sont relativement longues et faibles, ce qui confère aux organoplombiques une stabilité thermique inférieure à celle de leurs homologues siliciés, germaniés ou même stanniques ; on note cependant, d'une manière générale, une bonne stabilité à l'hydrolyse ou à l'action de l'oxygène atmosphérique. À la différence du carbone, on ne connaît pas de liaisons multiples faisant intervenir un atome de plomb. La présence d'orbitales p vacantes ouvre des possibilités de coordinations ou de liaisons du type dπ-pπ.
• Préparations et propriétés
Les dérivés tétra-organoplombiques, d'une importance économique qui a été considérable, sont préparés au stade industriel à partir d'un alliage sodium-plomb et d'halogénure organique, en présence de catalyseurs :

Au niveau du laboratoire, il est préférable d'utiliser un halogénure de plomb divalent :

L'action des halogènes ou des hydracides halogénés permet d'accéder aux halogénures R3PbX ou R2PbX2, très utiles pour des synth […]
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