Les plexus sont des enchevêtrements qui affectent certaines structures anatomiques conductrices : vaisseaux sanguins ou nerfs du corps humain. Dans le cas des vaisseaux sanguins, ce terme est utilisé pour désigner soit des confluents veineux (par exemple sous-cutanés, périprostatiques, etc.), soit des entrelacs capillaires au niveau desquels sont élaborées certaines sécrétions. Les plus typiques de cette seconde catégorie sont les plexus choroïdes, où est produit le liquide céphalorachidien, qu'ils déversent dans les ventricules cérébraux.
Dans le cas de la conduction nerveuse, la réalisation des plexus n'entraîne jamais de confluence ou de coalescence des fibres nerveuses. Elles restent indépendantes et colinéaires quels que soient les entrelacements auxquels elles participent. Ces entrecroisements peuvent joindre et disjoindre des cordons nerveux de même sorte c'est-à-dire renfermant soit des fibres motrices (efférentes), soit des fibres sensitives (afférentes), mais aussi des fibres des deux sortes (tronc nerveux mixte).
En outre, il existe des plexus qui unissent exclusivement des nerfs dévolus à la vie de relation (fonctions sensitives et motrices), alors que d'autres incluent des filets nerveux sympathiques ou parasympathiques (fonctions « végétatives »). Ces derniers sont très nombreux puisqu'ils s'appliquent en nappes autour des principaux organes de la nutrition : œsophage, estomac (plexus solaire), du cœur, et aussi des organes de la reproduction.
Dans le cas des plexus nerveux impliqués dans la vie de relation, mentionnons les deux plus importants qui sont le plexus brachial, qui innerve principalement le membre supérieur, et le plexus lombosacré, qui innerve (nerf sciatique entre autres) le membre inférieur.
Didier LAVERGNE
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