Quasi-particule non concentrée, sans analogue classique corpusculaire, sans masse effective bien définie, utilisée en théorie quantique des plasmas pour décrire les états faiblement excités correspondant à des mouvements classiques collectifs (ondes électrostatiques ou oscillations du plasma).
En fait, en théorie classique, un plasma permet la propagation de plusieurs types d'ondes, suivant l'existence ou l'absence d'un champ magnétique appliqué constant. Si le champ est nul, il n'y a que des ondes électromagnétiques transversales usuelles et des ondes électrostatiques longitudinales ; dans le cas contraire, il existe en outre les ondes caractéristiques de la magnétohydrodynamique (ondes héliconiques, ondes d'Alfvén). Les ondes électrostatiques longitudinales sont dues à l'interaction coulombienne qui, étant de longue portée, engendre des oscillations collectives au-dessus d'une certaine fréquence critique (fréquence de coupure ou fréquence du plasma). Leur apparition correspond à la possibilité de la division du développement de Fourier du potentiel coulombien en des termes à courte portée et des termes à longue portée. Tandis que les premiers peuvent être remplacés par u […]
