Elle avait tout pour être une diva : les dons, les rôles et une musicalité à faire pâlir les plus brillantes étoiles du monde lyrique. Tout occupée à s'offrir et à l'œuvre et à l'équipe qui l'a fait vivre, Pilar Lorengar n'a guère pris le temps de s'intéresser à sa carrière ni la peine de se mettre en valeur. Scandaleusement négligée par les maisons de disques, cette parfaite musicienne n’a laissé que trop peu de traces d'un art du chant que Leonard Bernstein croyait venu directement du paradis.
Pilar Lorenza García, dite Pilar Lorengar naît à Saragosse (Espagne) le 16 janvier 1921. La jeune mezzo-soprano fait ses classes au Conservatoire de Barcelone, puis travaille avec Ángeles Oteil à Madrid. En 1949, elle fait ses débuts sur scène en chantant des zarzuelas dans la capitale espagnole. En 1951, elle remporte un concours de chant à Barcelone. Devenue soprano, elle ne tarde pas à être remarquée. Paris et Londres l'invitent dès 1954. L'année suivante, elle triomphe aux États-Unis, notamment à l'Opéra de San Francisco et à celui de Chicago. Aix-en-Provence en 1955 (Chérubin) et Glyndebourne trois saisons de suite, à partir de 1957 (Pamina la première saison, la Comtesse les […]
