Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

VAN LAER PIETER, dit LE BAMBOCHE (1599-1642)

D'une famille haarlémoise dont le nom patronymique était Boddingh (ou Boddink), Pieter van Laer reste plus connu dans l'histoire de l'art sous son sobriquet italien de Bamboccio (Bamboche), surnom qui lui vint de son apparence physique bancale et disgraciée.

Il apprit d'abord la peinture aux Pays-Bas, puis se rendit à Rome où il est déjà mentionné en 1626 (et sans doute déjà en 1625). Son séjour romain dura longtemps, mais, en 1639, il était rentré à Haarlem après un détour par Amsterdam. Ses dernières années restent obscures : en 1642, il est reparti en voyage sans que l'on sache où il s'est rendu. Peut-être a-t-il séjourné quelque temps à Utrecht. Son influence sur les peintres nordiques et italiens tenants d'un réalisme populaire pittoresque fut considérable, puisqu'on les a appelés à sa suite les bamboccianti. Ce courant neuf fut d'une extrême vitalité ; Cerquozzi, Staverden, Mole, Sweerts, Adries Both, Miel en ont été les principaux et infatigables représentants. Dujardin, Jan Both, Asselyn et Berchem en sont largement tributaires aussi, tout comme Bourdon et les Le Nain, Lingelbach et Wyck. La « bambochade » est ainsi une peinture de genre empruntée à la vie quotidienne du petit peuple romain : figures de la rue saisies dans leur réalité vivante et pittoresque, peintes dans des couleurs sombres, soulignées d'un vigoureux et sculptural clair-obscur caravagesque.

Les peintures de Van Laer, d'une excellente qualité (il a un sens très juste et fin de la lumière), ont souffert d'une trop grande exploitation commerciale et celles qui sont authentiques sont relativement rares. Signalons-en de bons exemples à Brême, au Louvre, à Amsterdam, à Budapest (La Petite Briqueterie). Sa contribution à l'art du paysage reste trop peu soulignée : autant qu'un peintre de « bonshommes » déguenillés et pittoresques, Van Laer est un paysagiste subtil et délicat qui crée en un sens la « pastorale » italianisante chère à Berchem, Adriaen van de Velde et Dujardin, par ce mélange harmonieux des figures, des animaux et des frondaisons, par cette vivacité claire de la lumière qui glisse sur les formes et qui suggère la profondeur de l'atmosphère.

Jacques FOUCART

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« VAN LAER PIETER, dit LE BAMBOCHE (1599-1642) » est également traité dans :

BAMBOCHADE

Écrit par :  Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

… *Terme qui désigne les tableaux de genre mis à la mode à Rome dans le second quart du xviie siècle par le Hollandais Pieter van Laer auquel sa petite taille et son aspect physique avaient valu le surnom de Bamboccio (le petit homme, la poupée). Jusqu'à une époque récente, on attribuait à Bamboccio toute peinture évoquant la vie… Lire la suite
PEINTURE DE GENRE

Écrit par :  Anne le PAS de SÉCHEVAL

Dans le chapitre "La peinture de genre à l'époque de la hiérarchie des genres (XVIIe et XVIIIe siècles)"  : …  ce champ pictural encore à peine défriché. Certes c'est à Rome que naît la bambochade, mais *l'inventeur de ce genre appelé à un succès international est un Hollandais, Pieter van Laer (surnommé il Bamboccio), qui à partir de 1630 se fait une spécialité des scènes populaires situées dans des ruines antiques ou des paysages italiens. En… Lire la suite
RUINES, esthétique

Écrit par :  Mario PRAZ

Dans le chapitre "Les «  vedutisti », peintres de ruines"  : …  Des ruines de Rome figurent dans le fond des scènes de genre peintes par Pieter *van Laer, dit le Bamboccio à cause de son physique disgracieux, et par ses disciples appelés Bamboccianti d'après le sobriquet de leur maître (par exemple dans la Mascarade de comédiens à Rome de Jan Miel, au Prado). Mais les ruines formèrent surtout un… Lire la suite
SCARRON PAUL (1610-1660)

Écrit par :  Antoine ADAM

Dans le chapitre "« Le roman comique »"  : …  sans doute essentielle. Comme beaucoup d'écrivains de son temps, comme Saint-Amant, comme Scudéry, *Scarron portait à la peinture contemporaine un intérêt passionné, et nous savons qu'il aimait particulièrement le Bamboche. Le meilleur commentaire de certaines scènes du Roman comique, ce sont les rixes, les déluges de coups de poing, dont… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média