Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PIERRE DE LA CROIX (2e moitié XIIIe s.)

Théoricien et musicien français de la seconde moitié du xiiie siècle, originaire d'Amiens, Pierre de la Croix (Petrus de Cruce) peut être identifié à Pierre de Picardie dont le traité fut reproduit par le dominicain, professeur de musique à la Sorbonne au temps de Saint Louis, Jérôme de Moravie, sous le titre Musica mensurabilis. Il composa une messe (1298) en souvenir de Louis IX. Grâce aux Regulae (1326) de Robert de Handlo (xive s.) et à la Summa super musicam continuam et discretam de John Hanboys (xve s.), on sait qu'il aurait introduit le point de division dans la notation mensuraliste. Dans le Speculum musicae du pseudo-Jean des Murs, aujourd'hui restitué à Jacques de Liège, on lit l'incipit de deux motets à trois voix de Pierre de la Croix, où le compositeur divise la brève parfaite (temps musical) en plus de trois semi-brèves. On a retrouvé ces deux motets dans le manuscrit de Montpellier (H. 196) et dans un autre de Turin (Vari 42) : Aucun ont trouvé chant et S'amour eust point de poer. Une telle innovation (on trouve jusqu'à neuf semi-brèves par « temps ») donna naissance à la minime de P. de Vitry (Ars nova). Bien que, pour cette raison, il eût été compréhensible qu'il fût appelé optimus notator, cette dénomination est appliquée à un Pierre de Notre-Dame qui aurait vécu avant les Francon (Francon de Cologne et Francon de Paris) ; or, par J. de Liège, on sait que Pierre de la Croix suivit la doctrine de ces derniers.

Pierre-Paul LACAS

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PIERRE DE LA CROIX (2 e moitié XIII e s.) » est également traité dans :

ARS NOVA

Écrit par :  Roger BLANCHARD

Dans le chapitre "L'ars nova en Italie"  : …  notation est issue des perfectionnements apportés à la notation proportionnelle en France, par *Pierre de La Croix à la fin du xiiie siècle. Une première remarque s'impose : la polyphonie italienne est avant tout profane. On trouve très peu d'œuvres conçues pour les besoins de la liturgie. La première fonction du compositeur… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média