Dans un de ses ouvrages sur le baroque auquel son nom reste lié, Pierre Charpentrat notait que « pour beaucoup de nos contemporains le baroque a été une aventure personnelle ». Note comme en passant ; bien dans la manière de Charpentrat dont la prose, à la ressemblance de ce style dont il fit son objet de prédilection, ignore les distributions hiérarchisées, se veut homogène en ses parties, sauf à s'éclairer de rapports internes.
Pierre Charpentrat est né à Coulommiers en 1922 ; il est mort à Paris en 1997. Ses études, achevées au lycée Henri-IV, en première supérieure, le mènent à l'agrégation de lettres. Et tout jeune, au lieu de l'enseignement dans quelque lycée, il entrera au ministère des Affaires étrangères où, durant un quart de siècle, au service de l'enseignement français à l'étranger, il jouera un rôle de premier plan. Surprenante orientation que celle de ce chercheur-fonctionnaire. Mais sur laquelle, toujours à propos du baroque, il jette un trait de lumière qui la justifie : à un moment où le baroque n'était pas encore à la mode, il relève qu'un disciple de Focillon, lequel « ne goûtait guère, comme on sait, les phases baroques de l'histoire des Formes […]
