Fils d'un avocat au parlement de Paris célèbre sous l'Empire, élève de Juilly, marié en 1811 à la fille d'un directeur de la marine et de la guerre, Berryer devint lui-même avocat. Royaliste dès l'époque impériale, il s'engagea dans les volontaires royaux en 1815, mais il assista son père et Dupin aîné dans la défense du maréchal Ney en 1815, et fut l'avocat du général Cambronne en 1816, avant d'être celui des journaux ultra-royalistes sous la Restauration. Membre de la Société des bonnes lettres et de la Société des bonnes études, il s'intéresse aux problèmes religieux et il défend Lamennais lorsque celui-ci est poursuivi en 1826 pour son livre De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et social. Candidat des ultraroyalistes à un poste laissé vacant par la mort d'un député, il est élu en Haute-Loire le 26 janvier 1830 par le collège électoral du département et prend la parole pour la première fois à la Chambre pour combattre l'Adresse des 221. Il refuse d'entrer dans le cabinet Polignac. Mais après la révolution de Juillet, il proteste le 7 août contre la désignation du nouveau souverain. Partisan de la branche aînée, il est le principal représ […]
