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PIERO DI COSIMO (1461-env. 1521)

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2.  La culture de Piero

On aborde ainsi la question capitale de la place qu'occupait Piero dans la culture de son temps. La psychologie ne suffit plus. Élève de Cosimo Rosselli, auquel il doit son nom, Piero di Cosimo veille à se tenir au courant de toutes les innovations. Bien qu'il ne quitte qu'une seule fois Florence, sa ville natale (autre originalité à l'époque), son œuvre montre qu'il connaît Antonio Pollaiuolo, Luca Signorelli, mais aussi Léonard, Raphaël et, surtout, l'art du Nord : l'arrivée à Florence, vers 1482, du Retable Portinari de Hugo van der Goes fut en effet un événement capital. La production finale de Cosimo révèle une appréciation positive de l'idéalisme romain. Il a d'ailleurs une position charnière : des maîtres du Quattrocento, il est le seul, avec Léonard, à assister à la floraison classique des années 1510 ; maître d'Andrea del Sarto, il a pu avoir un rôle non négligeable. Sa technique même le place parmi les « progressistes » du xve siècle : son colorisme, s'appuyant sur un emploi « parfait » (Vasari) de l'huile, caractérise un art plus « moderne » de ce point de vue que celui de Botticelli, par exemple, passionnément fidèle à la détrempe. On ne peut mépriser non plus le succès qu'il connaît au xvie siècle : le maniérisme apprécie en lui la capacité d'invention, de varietas, son goût pour les monstres, pour les rariora de la nature.

De plus, cet original (qui ne s'inscrit à la guilde qu'à quarante ans, attitude tout à fait exceptionnelle) est, de son vivant, bien connu à Florence. Cette notoriété mérite d'être précisée. Piero est le peintre d'un certain type d'œuvres : son goût pour la minutie qui exige en retour un regard minutieux, son désir de liberté et d'invention l'amènent à avoir presque exclusivement une clientèle privée : très peu de retables (genre « officiel »), mais des portraits et beaucoup de petits panneaux, scrutés dans l'intimité. Les noms de ses clients retiennent l'attention : élève de Rosselli, Piero est plutôt dans le « clan » antimédicéen ; les Del Pugliese, pour lesquels il a particulièrement travaillé, sont des républicains (Francesco Del Pugli […]

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Écrit par :  Adrien GOETZMichel ROUX

Dans le chapitre "La Florence de Laurent le Magnifique"  : …  vert » de Sainte-Marie-Nouvelle (vers 1445). Le mystère de certaines toiles mythologiques de *Piero di Cosimo (1462-1521), l'acuité du dessin qui caractérise les œuvres d'Andrea del Castagno (1423-1457), comme la Cène du Cenacolo di Sant'Apollonia, suffisent à faire d'eux des artistes fortement individualisés, immédiatement… Lire la suite

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La Sainte Face de Lucques, Piero di Cosimo Les Infortunes de Silène, Piero di Cosimo La Mort de Procris, P. di Cosimo Persée délivrant Andromède, P. di Cosimo, détail, 1 Portrait de Simonetta Vespucci, P. di Cosimo

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