2. Chytridiomycètes
• Morphologie et reproduction
La morphologie du thalle et les particularités de la reproduction sexuelle permettent de diviser les Chytridiomycètes en trois ordres.
Les Chytridiales ont un thalle extrêmement réduit ; les formes les plus simples (Olpidiacées et Synchytriacées = Archimycètes) sont holocarpiques : dépourvu de filaments végétatifs différenciés, le thalle unicellulaire ou plasmodial se transforme entièrement, à maturité, en un sporocyste rempli de zoospores ou de zoogamètes ; plus fréquemment, le thalle est différencié en un système de filaments végétatifs (rhizoïdes ou rhizomycélium) et en un ou plusieurs organes reproducteurs (sporocystes à zoospores ou zoogamètes) ; une telle structure est dite eucarpique monocentrique s'il y a un seul sporocyste, eucarpique polycentrique s'il y a plusieurs sporocystes sur un pseudomycélium simple ou ramifié. La zoospore est généralement pourvue d'un seul globule lipidique volumineux et sa germination est unipolaire.
Les Blastocladiales et les Monoblépharidales diffèrent des Chytridiales à la fois par leur thalle, qui comporte toujours un appareil végétatif bien développé et de nombreux organes reproducteurs, et par la zoospore, à contenu granuleux et germination bipolaire. Les Blastocladiales, illustrées par les Allomyces, sont planogames : la reproduction sexuelle résulte de la conjugaison de deux gamètes mobiles identiques (isogamie) ou de taille inégale (anisogamie) ; sur les siphons mycéliens, ancrés dans le substrat par des rhizoïdes, apparaissent des sporanges à paroi épaisse, mélanisée, qui constituent des organes de résistance. Les Monoblépharidales se reproduisent par une oogamie typique : l'oogone fixé au thalle et contenant une seule oosphère est fécondé par les gamètes mâles flagellés (spermatozoïdes) libérés par l'anthéridie ; l'organe durable est ici constitué par l'oospore enkystée ; le mycélium est toujours grêle et les rhizoïdes peu différenciés.
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