3. Applications à l'horticulture
Les applications du photopériodisme par allongement ou raccourcissement de la durée du jour sont nombreuses.
L'utilisation la plus ancienne concerne les chrysanthèmes, plantes de jour court dont la floraison peut être provoquée toute l'année, même en été, par une augmentation artificielle de la durée de la nuit à l'aide de rideaux opaques. Cette technique est encore appliquée à d'autres plantes : pétunias, bégonias, poinsettia...
Inversement, la floraison des plantes de jour court peut être empêchée par l'augmentation de la photopériode, grâce à des lampes à incandescence parfois associées à des tubes fluorescents ; mais un éclairement permanent n'est pas indispensable : une interruption de la nuit par un ou plusieurs cycles, constitués de quelques minutes d'éclairement (par exemple cinq minutes) suivies d'un temps d'obscurité égal à quatre ou cinq fois la durée de l'éclairement, est suffisante. Le même procédé permet d'induire la floraison de plantes de jour long, par exemple les fraisiers, les œillets et certains Fuchsia.
Dans certains cas, le mode d'action du photopériodisme est plus complexe : ainsi, chez les calcéolaires, il n'affecte que le développement des fleurs et non l'induction florale elle-même ; chez l'aster de Chine, l'initiation florale se fait en jour long, mais l'épanouissement floral est favorisé par le jour court.
En pratique, puisque l'influence de la durée de l'éclairement agit aux diverses étapes de la vie de la plante, on fait intervenir en temps opportun le traitement photopériodique approprié : de telles études sont et seront de plus en plus facilitées par les recherches effectuées dans des phytotrons, où l'on peut faire varier à volonté les conditions climatiques de l'environnement.
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