1912 J. Tournois observe que la floraison du chanvre et du houblon est plus précoce quand on diminue la durée de l'éclairement journalier.
1918 G. Gasner montre que les céréales d'hiver ont besoin d'un traitement par le froid pour fleurir (vernalisation), alors que celui-ci n'est pas nécessaire pour les céréales de printemps.
1920 W. W. Garner et H. A. Allard montrent que la floraison des plantes est conditionnée par la durée de 1'éclairement journalier (photopériode) et introduisent le terme de photopériodisme.
1923 W. W. Garner et H. A. Allard classent les plantes par rapport à la photopériode : plantes indifférentes, plantes de jours courts et plantes de jours longs.
1935 L. H. Flint et E. D. McAlister observent que la lumière rouge clair favorise la germination des graines de laitue et que la lumière rouge sombre inhibe cette action.
1945 F. W. Went montre que les variations de température journalières, et notamment les nuits froides, favorisent le développement des plantes (thermopériodisme).
1946-1952 H. A. Borthwick, S. B. Hendricks et M. W. Parker établissent le spectre du photorécepteur, sensible au rouge clair et au rouge sombre, qui contrôle la floraison des plantes (1946) et la germination des graines (1952). Ils démontrent aussi, en 1952, la photoréversibilité de la réaction rouge clair-rouge sombre : un éclairement rouge clair transforme le photorécepteur en une forme absorbant dans le rouge sombre, et réciproquement.
1960 Le photorécepteur responsable de la perception des radiations rouge clair et rouge sombre est nommé phytochrome (US Department of Agriculture).
1966 H. W. Siegelman, B. C. Turner et S. B. Hendricks caractérisent chimiquement le chromophore (partie de la molécule qui absorbe la lumière) du phytochrome : c'est une chaîne tétrapyrrolique non cyclique dépourvue de métal, analogue à celles de certains pigments des algues (phycoérythrine, phycocyanine).
1985 H. P. Hershey et ses collaborateurs déterminent la séquence protéique du phytochrome. La structure des deux formes du chromophore sensibles aux radiations rouge clair et rouge sombre est, quant à elle, élucidée par W. Rudiger et ses collaborateurs.
Claude LANCE
Retour en haut



