4. Applications
La principale application de la photogrammétrie est l'établissement des plans et cartes topographiques à partir de photographies aériennes. Qu'il s'agisse des cartes de base d'un pays (à des échelles variant, selon les régions, de 1 :5 000 à 1 :200 000) ou des levés nécessaires aux projets de génie civil, aux aménagements hydrauliques, à l'urbanisme, au cadastre, etc., les méthodes photogrammétriques sont maintenant d'un emploi universel. Mais, technique de mesure présentant les avantages de l'instantanéité, de l'enregistrement simultané de toute la surface de l'objet et de la conservation de cet enregistrement, la photogrammétrie est appliquée à l'étude de la forme et des dimensions d'objets très divers, ainsi qu'au relevé des mouvements et des transformations de ces objets : contrôle d'ouvrages d'art, cubatures dans les mines et carrières, industrie automobile (carrosserie), hydraulique (ondes, mouvements de l'eau), trajectographie et étude du déplacement des véhicules, analyses de la circulation et constats d'accidents, sciences de la Terre (microgéologie, glaciologie, avalanches, courants aériens, houles et marées), astronomie et géodésie sur satellites artificiels, médecine (notamment photogrammétrie des rayons X), biologie, zoologie, etc. La microscopie optique et électronique, appliquée à toutes sortes d'objets, peut également conduire à des mesures photogrammétriques. L'utilisation des techniques photogrammétriques pour les relevés architecturaux et archéologiques ne cesse de se développer.
Enfin, les images spatiales, véritables photographies ou enregistrements électroniques de signaux, peuvent maintenant faire l'objet d'un traitement photogrammétrique grâce au développement des méthodes analytiques ; les possibilités de cartographie dans les pays neufs et de mise à jour des cartes sur toute la Terre s'en trouvent considérablement accrues.
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