4. Contrôle et rôle des émissions lumineuses
Les bactéries, les champignons, les Phengodes luisent continuellement dans des conditions physiologiques normales. Phengodes, cependant, modifie l'intensité de sa lumière, selon un rythme nycthéméral qui persiste plusieurs jours même dans une obscurité expérimentalement prolongée. Beaucoup d'animaux, en revanche, ne réagissent lumineusement qu'à une excitation externe. C'est probablement la contraction du siphon de la pholade qui provoque la vidange des cellules glandulaires aboutissant à la formation du mucus lumineux.
La lumière inhibe souvent l'aptitude à la bioluminescence. Le cas des Péridiniens qui ne brillent que la nuit est très net à cet égard.
L'existence d'un contrôle nerveux dans l'émission est certaine chez les Euphausiacés, plusieurs Poissons à luminescence glandulaire et les lucioles. C'est probablement chez ces dernières que ce contrôle atteint son plus haut degré de précision. Les lucioles émettent en effet des éclairs dont les caractéristiques de durée et d'intensité sont spécifiquement définies : on peut identifier telle ou telle espèce par la « signature » de son signal sur l'écran d'un oscilloscope relié à un photomultiplicateur. La transmission est adrénergique.
Les bactéries lumineuses symbiotiques luisent constamment. Il est possible que l'hôte puisse faire fluctuer l'intensité de la lumière en modifiant le milieu de culture qu'il sécrète, ou l'apport d'oxygène. Mais les contrôles les plus extraordinaires sont réalisés par les deux genres de Poissons Anomalopidés qui cohabitent dans les récifs de la mer de Banda. Anomalops éteint ses photophores sous-oculaires en les faisant pivoter de 1800 sur leur axe, ce qui fait apparaître le fond pigmenté et opaque des organes. Photoblepharon oblitère ses feux grâce à un mécanisme tout différent, surprenant paradoxe évolutif : c'est une paupière mobile qui recouvre l'organe lumineux fixe.
Les rôles de la bioluminescence ne sont pas moins variés. Mais ce domaine du com […]
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