Au milieu d'un territoire naturel particulièrement aride (le secteur de la Gila, par exemple, affecté par les températures moyennes les plus élevées de l'Union, reçoit moins de 100 mm de précipitations annuelles), la région de Phoenix, dans l'Arizona, constitue un exemple dynamique d'agriculture d'oasis, très étroitement liée à la politique de grands travaux d'aménagements hydrauliques entrepris dans l'Ouest américain au début du xxe siècle. Phoenix a été littéralement créé par les barrages Roosevelt sur la Salt River (inauguré en 1911) et Coolidge sur la Gila (1928). À partir de 1930, l'oasis de Phoenix s'est essentiellement orientée vers la culture du coton ; mais, depuis 1960 environ, dans le cadre de la politique de diversification prônée par Washington, Phoenix produit aussi des cultures légumières, des agrumes, voire des fourrages. La ville de Phoenix, avec 1,5 million d'habitants (2006), apparaît donc à la fois comme un gros marché de consommation et un important centre de collectage de produits agricoles. C'est également un centre privilégié, fort logiquement, d'industries alimentaires (viande) et d'industries textiles. Mais Phoenix se transforme progressivement en métropole économique plurifonctionnelle : les industries de biens d'équipement s'y multiplient, des alliages et de l'électronique aux constructions aéronautiques (intérêt stratégique et climatique). Phoenix apparaît enfin, de plus en plus, comme un centre favori de retraite, à l'image de la péninsule de Floride. Son faubourg de Sun City, par exemple, est uniquement occupé par des retraités. L'agglomération formée par Phoenix-Mesa-Scottsdale regroupait 4 millions d'habitants en 2006.
Carte
États-Unis Carte politique des Etats-Unis
Crédits: 2005 Encyclopædia Universalis France S.A. Consulter
Photographie
Sun City, Arizona Paysage urbain caractéristique d'une banlieue résidentielle américaine (ici, Sun City en Arizona). Les maisons basses, discrètement cossues, entourées de jardins et alignées sur des kilomètres sont le lieu de vie des classes moyennes et aisées.
Crédits: J. Wark&mdash/ Lonely Planet Images/ Getty Consulter
Jacques SOPPELSA
Retour en haut



