Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Colette SIRAT
… Léon l'Hébreu), qui se fixa en Italie et composa les Dialoghi d'amore. C'est à la manière *philosophique traditionnelle qu'Abrabanel aborde les grands problèmes posés à la conscience religieuse médiévale (création, prophétie), c'est Maimonide qu'il défend contre les attaques de Crescas. Mais la solution qu'il adopte finalement est… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Kabbaliste né à Saragosse, Abulafia voyage dès sa première jeunesse en Palestine, où la guerre des chrétiens contre les musulmans l'arrête à Acre et le force à revenir en Europe. Il se marie en Grèce, puis séjourne quelque temps en Italie, à Capoue, où il étudie sous la direction de Hillel ben Samuel de Vérone et de Baruch Togarmi, auteur d'un… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Philosophe et traducteur juif, qui a vécu probablement en Catalogne. Son œuvre principale est la traduction du Magasid al-Falasifa d'al-Ghazali, à laquelle il a joint des notes critiques réunies sous le titre de Tiqqun ha-De‘et (éd. critique G. Vajda, Jérusalem, 1973) et destinées à définir les rôles respectifs de la révélation et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Philosophe* scolastique allemand né vers 1316, à Helmstedt en Saxe, mort le 8 juillet 1390 à Halberstadt en Allemagne. Albert de Saxe, aussi connu sous le nom d’Albert de Helmstedt, étudie à Prague, puis à l’université de Paris où il enseigne les arts de 1351 à 1362. Il est nommé recteur en 1353. Il s’agit vraisemblablement d’Albert de Ricmestorp ou… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
*Dominicain, maître de l'université de Paris (d'où son nom de « Maître Albert »), évêque, savant, philosophe et théologien célèbre du xiiie siècle, Albert a, de son vivant, joui du titre de « Grand » et, par la suite, de celui de « Docteur universel ». La légende lui a beaucoup prêté… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
… *Originaire de Hayles (Halès en français), dans le comté de Gloucester, Alexandre de Halès, premier franciscain à enseigner à l'Université de Paris, y fut d'abord un des principaux maîtres séculiers. Il était bachelier sententiaire entre 1120 et 1126. Outre ses Questiones disputate antequam esset frater, on connaît sa Glossa in Quatuor… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DELATTRE, Alain de LIBERA, Universalis
Dans le chapitre "La tradition antique et médiévale" : … *L'histoire du concept philosophique d'analogie, dont la théorie de l'« analogie de l'être » est un moment essentiel mais non exclusif, peut être aujourd'hui retracée indépendamment des deux modèles de description qui ont longtemps prévalu dans la tradition historiographique de l'« aristotélisme médiéval » : l'interprétation strictement « … Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
*La place de la tradition aristotélicienne dans l'histoire de la pensée médiévale, le sens et la portée de son influence sur la scolastique tardive, le nombre et la nature des innovations qu'elle a sinon toujours directement suscitées, du moins souvent permises ou plus simplement encadrées, bref, l'ensemble… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
Dans le chapitre "Du Beau transcendantal" : … le Beau sont convertibles : ils confèrent ainsi implicitement un statut de transcendantal au Beau.*Ainsi chez saint Thomas d'Aquin (1224 ou 1225-1274), pour qui « le beau est identique au bon, avec seulement une différence de raison » (Somme de théologie, 1266-1274). Les théologiens, tels Jean Duns Scot (1266 env.-1308), saint Bonaventure… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "L'horizon eschatologique de la thématique augustinienne" : … historique, méconnaissant l'horizon eschatologique de la problématique des deux cités. *D'où l'utopie de Dante, celle de la monarchie universelle sous la conduite de l'empereur ; d'où également les thèses radicales théocratiques. En réalité, le problème central de la pensée politique médiévale a été celui du conflit des deux pouvoirs, temporel et… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Si le terme « averroïsme » doit désigner en principe la *doctrine propre à Averroès et à ceux qui s'en réclament, on l'applique d'ordinaire à un courant de pensée qui, dans l'Occident latin, commence au xiiie siècle pour s'achever vers le xviie. On s'est demandé si… Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
*L'influence d'Avicenne sur la pensée médiévale est telle qu'il est difficile de donner un sens à l'expression d'avicennisme latin sans en réduire en même temps la portée. De fait, comment ramener à l'unité d'un courant isolable la présence multiple et efficace d'une pensée que les auteurs les plus divers… Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
… *Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc… Lire la suiteÉcrit par : Francis RUELLO
… *Recteur de l'université de Paris en 1328 et en 1340, commentateur d'Aristote et logicien. L'enseignement en logique de Jean Buridan (Summulae logicae) dépend de celui de Pierre d'Espagne et de celui d'Ockham. S'il reçoit du premier la distinction entre la « signification » d'un nom et sa « valeur de suppléance » ou de « substitution », il… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Philosophe anglais, l'un des premiers logiciens scolastiques. Walter Burleigh (ou Burley) fit ses études à Oxford, où il connut Guillaume d'Ockham. Il rejoignit ensuite Jean Duns Scot à Paris, où il fut reçu docteur et où il enseigna pendant quelque temps. Revenu en Angleterre, il fut précepteur du prince de Galles, le futur Édouard III, et devint… Lire la suiteÉcrit par : Bruno PINCHARD
… *Le plus grand théologien catholique de la Renaissance, Tommaso de Vio, était né à Gaète (d'où le nom qu'on lui donna — Il Caietano), dans une famille noble. Il entra chez les dominicains à Naples en 1484, dans ce même couvent où furent admis, avant lui, Thomas d'Aquin et, après lui, Tommaso Campanella et Giordano Bruno. C'est d'abord dans la… Lire la suiteÉcrit par : Christine THOUZELLIER
Dans le chapitre "Le dualisme et les Églises" : … confirme ces données, que renforce plus tard le Traité d'Anselme d'Alexandrie (vers 1270). *Les Églises languedociennes restent fidèles aux instructions de Niquinta et vivent en bons termes. On signale toutefois le cas d'un habitant de Castelnaudary, Ponce de Gibel, qui, tombé malade à Narbonne (1226), refuse le secours de deux dignitaires… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
… *Haute figure de la pensée juive d'Espagne à la fin du Moyen Âge, Ḥasdaï Crescas fut à la fois lié à la cour du roi d'Aragon et établi dans les fonctions de grand rabbin de la communauté de Saragosse. À l'orée de ce siècle qui allait être celui de l'expulsion des juifs de la péninsule Ibérique, il composa une chronique des massacres dont furent… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC, Universalis
*Le franciscain Duns Scot – le Docteur subtil – attire par une certaine modernité de pensée plus encore qu'il ne rebute par les difficultés ou les finesses de son système. Une des clefs du scotisme est sa réaction contre le primat de l'intellect, lié à une certaine lecture d'Aristote. Plus proche d'Avicenne (980-1037)… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
… *Dominicain malmené, pour ses prises de position antithomistes, par son ordre officiellement rangé derrière l'Aquinate, Durand, né à Saint-Pourçain (actuellement Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier), est en 1303 au couvent parisien des Frères prêcheurs. Élève de Jacques de Metz, lui-même dominicain non rallié au thomisme, il commente les Sentences… Lire la suiteÉcrit par : Louis COGNET
*Maître Eckhart occupe une place à part par les problèmes qu'il soulève, par les discussions qu'il a provoquées, par les interprétations auxquelles il a donné lieu, qui lui ont valu d'être rattaché tour à tour à l'idéalisme hégélien ou au racisme pangermanique, cependant que d'éminents théologiens, spécialement… Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
… *Une des figures dominantes du judaïsme allemand au Moyen Âge, Éléazar, né à Mayence, étudie dans les grandes académies talmudiques de France et de la vallée du Rhin. Il appartient à la grande famille des Kalonymides. Son père, Judah ben Kalonymos, lui enseigne la halakah et la théologie ésotérique ; mais, concernant cette dernière, ce fut… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Théologien* catholique, Nicolau Eymerich (Nicolas Eymeric) fut l'inquisiteur général de Catalogne, d'Aragon, de Valence et de Majorque et l'un des défenseurs des papes d'Avignon. Né vers 1320 à Gérone, dans le royaume d'Aragon, Nicolau Eymerich entre dans l'ordre des Dominicains en 1334 et se met à écrire sur la théologie et la philosophie. Nommé… Lire la suiteÉcrit par : Charles TOUATI
… talmudiste, théologien et philosophe, Gersonide est l'esprit le plus universel du Moyen Âge *juif. Il est aussi l'un des plus indépendants, ce qui lui valut d'être attaqué aussi bien par les disciples, de stricte obédience, d'Averroès que par ses coreligionnaires traditionalistes, pour qui, jusqu'à nos jours, il est resté quelque peu suspect… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Né près de Liège, ce clerc séculier fut étudiant à l'université de Paris vers 1270 et assista à la grande querelle entre Thomas d'Aquin, Gérard d'Abbeville et Siger de Brabant. Puis il suivit les leçons d'Henri de Gand et défendit contre lui le thomisme. Régent de théologie à Paris de 1285 à 1304, il était titulaire de la prévôté de Saint-Séverin… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Sacré, en 1228 par Grégoire IX, évêque de Paris, où il avait été reçu magister theologiae en 1223, Guillaume d'Auvergne a été fortement influencé par les commentaires arabes d'Aristote et se présente à la fois comme le défenseur des ordres mendiants, alors en plein essor, et comme le tenant d'un aristotélisme réinterprété à la lumière de… Lire la suiteÉcrit par : Jean RIBAILLIER
… *Parfois confondu avec Guillaume de Seignelay, évêque de Paris (mort en 1223), Guillaume d'Auxerre, maître en théologie, enseigne à l'université de Paris ; il porte le titre d'archidiacre de Beauvais, qu'il doit à l'amitié d'un évêque. Par là, il illustre cette fédération canoniale qui, au cœur du royaume capétien, s'étend de Reims à Rouen et d'… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *L'un de ces philosophes et théologiens anglais qui, tels Alexandre de Halès, Jean de Saint-Gilles, Robert de Lincoln ou Edmond Rich, viennent étudier à Paris, au début du xiiie siècle ; il a pour disciple Pierre d'Espagne, qui devient pape sous le nom de Jean XXI. Chancelier de l'université de Cambridge, Guillaume de Shyreswood… Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
… *Courant mystique à tendance ascétique, mouvement social et religieux qui se développa principalement entre 1150 et 1250 dans le judaïsme allemand à partir des villes de Ratisbonne dans le Sud, de Spire, Worms et Mayence en Rhénanie. « Hassidisme » dérive du mot talmudique qui désigne le dévot (ḥasid) et qui, dès l'origine, se réfère à la… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
… *Principalement connu par ses œuvres — une Summa theologica (inachevée), quinze Quodlibeta, des Questions sur la métaphysique, un commentaire de la Physique d'Aristote —, Henri de Gand (de Gandavo), maître séculier de l'université de Paris, enseigna la théologie de 1276 à 1292. Il fut mêlé à la… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Étudiant à Oxford, puis à Paris, ordonné prêtre en 1297, Henry de Harclay enseigna la philosophie à l'université d'Oxford, dont il devint chancelier en 1312, et fut ensuite nommé évêque de Lincoln. Toute sa vie, il s'opposa aux Dominicains, mais c'est contre Jean Duns Scot qu'il édifia son œuvre philosophique, encore très mal connue. Ni réaliste,… Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
… *On ne sait que peu de chose concernant l'existence de Meir ben Ezechiel ibn Gabbay, sinon qu'il naquit en Espagne et qu'il en fut expulsé avec ses autres coreligionnaires en 1492, qu'il vécut d'une manière très précaire et, après diverses pérégrinations, qu'il s'établit en Turquie et mourut peut-être en Terre Sainte. Il composa trois ouvrages. Le… Lire la suiteÉcrit par : Michel GAREL
… *Rabbin et kabbaliste espagnol de la première moitié du xive siècle. Joshua ibn Shuaib fut l'élève de Salomon ben Abraham Adret (le RaSHbA) et le maître de Menaḥem ben Aaron ibn Zeraḥ. Il vécut en Navarre, peut-être à Tudèle même. Il doit la notoriété à son œuvre Derashot, qui contient les sermons sur le Pentateuque qu'… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Kabbaliste qui vécut en Catalogne et fit partie du cénacle de Gérone, avec Azriel, Ezra ben Salomon et leur condisciple, plus jeune, Moïse ben Naḥman (Naḥmanide), lequel les dépassa tous en célébrité. La diffusion d'un des écrits de Jacob ben Sheshet a été d'ailleurs en partie due à son attribution, erronée, à Naḥmanide ; il s'agit d'un traité sur… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
… *Maître ès arts à l'université de Paris, Jean de Jandun fut l'ami de Marsile de Padoue et participa à la lutte politique de Louis de Bavière contre les papes d'Avignon. Mais l'intérêt majeur qu'il présente est la manière radicale dont il a séparé, dans son enseignement, les vérités de foi des conclusions « rationnelles » de la physique et de la… Lire la suiteÉcrit par : Francis RUELLO
… *On sait seulement de Jean de Ripa, l'un des penseurs les plus remarquables de Paris dans la seconde moitié du xive siècle, qu'il publia en 1357 son commentaire des Sentences (Lectura super Primum Sententiarum) et que ses Determinationes, dans lesquelles il répond à Ascensius de Sainte-Colombe, datent… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Médecin, théologien, mais surtout logicien, Pierre d'Espagne, né à Lisbonne, fut maître ès arts à Paris avant 1246, date à laquelle il vint enseigner à la faculté de médecine de Sienne. Nommé archevêque de Braga (Portugal) en 1272, il devint l'année suivante cardinal-évêque de Tusculum et médecin du pape Grégoire X. À la mort de celui-ci, deux… Lire la suiteÉcrit par : François SECRET, Gabrielle SED-RAJNA
Dans le chapitre "Du XIIe siècle à 1492" : … un très long silence dans la série des témoignages parvenus jusqu'à nous, une recrudescence des *spéculations ésotériques apparaît au xiie siècle, en Europe cette fois, dans plusieurs centres, dont chacun est le foyer d'un courant particulier. L'un des documents les plus importants pour l'évolution de la mystique, et celui… Lire la suiteÉcrit par : Georges LEROUX
… et de commentaire posent les bornes d'un ensemble dont la préoccupation fondamentale est celle de la* transformation de l'héritage platonicien au cours de la Renaissance. La dévotion aux idéaux de l'humanisme en est la caractéristique fondamentale. En deuxième lieu, il faut mentionner les travaux critiques consacrés à l'édition des versions… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
… *Médecin, poète et philosophe juif de la Renaissance. Né à Lisbonne, où son père Isaac (Isaac ben Juda, connu sous le nom d'Abrabanel ou Abravanel) était trésorier d'Alfonse V de Portugal, Léon l'Hébreu étudia la médecine et la philosophie juive et arabe ; il gagna l'Espagne en 1483 puis l'Italie après l'expulsion des Juifs d'Espagne. Il enseigna la… Lire la suiteÉcrit par : Robert BLANCHÉ, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "La logique médiévale" : … *La logique fait partie de l'enseignement dispensé dans les facultés des arts, comme troisième année du trivium. Elle est largement utilisée aussi comme moyen d'argumentation et de discussion dans les facultés supérieures, notamment celles de théologie. La longue querelle des universaux est partiellement commandée par cette division, la… Lire la suiteÉcrit par : Louis SALA-MOLINS
*Pour les Catalans, Raymond Lulle est le créateur de leur langue. Pour les historiens de la philosophie, il reste un cas. Pour l'Inquisition, il fut un hérétique, mais un saint pour l'école franciscaine, et un géant pour les spécialistes de la littérature mystique. Pour tout le monde, il est l'auteur de l… Lire la suiteÉcrit par : Jeannine QUILLET
… *Fils d'un « notaire » de l'université de Padoue, Marsile de Padoue (Marsilius Patavinus) appartient à un milieu de magistrats, d'obédience guelfe, qui a joué un rôle prépondérant dans la cité padouane au xiiie et au xive siècle. Pourtant, son appartenance attestée au parti gibelin le fait s'enrôler, dès ses… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Exégète, philosophe et kabbaliste, né à Gérone, Moïse ben Naḥman, plus connu sous le nom de Naḥmanide, de son nom espagnol Bonastrug de Porta, est une figure éminente de la pensée juive médiévale. D'après son disciple Salomon ben Adret, il gagnait sa vie en exerçant la médecine. Naḥmanide était le chef spirituel de la communauté juive de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Dans le chapitre "Les fonctions universitaires" : … *La scolastique est une technique qui fonde sur la compréhension des textes faisant autorité une analyse formelle conduisant à l'énoncé de la vérité et à ses applications. Analyse grammaticale et sémantique, d'abord, qui précise le sens littéral d'où l'on s'élèvera à l'interprétation symbolique et morale. L'enseignement est avant tout une lecture… Lire la suiteÉcrit par : Paul VIGNAUX
*Lorsqu'on envisage une « enquête sur le nominalisme » à travers l'histoire de la philosophie (comme le propose la thèse de Jean Largeault), on se trouve devant une diversité de doctrines entre lesquelles l'assimilation semble purement nominale. Pour faire face à cette difficulté dans les limites d'un court… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC, Jeannine QUILLET
*À l'époque où naît Ockham, saint Bonaventure et saint Thomas sont morts depuis plus de quinze ans et leur aîné Albert le Grand leur a survécu d'assez peu. Ni Raymond Lulle ni Roger Bacon, l'un largement quinquagénaire, l'autre probablement septuagénaire, n'ont cessé leurs combats, souvent prophétiques… Lire la suiteÉcrit par : Edina BOZOKY
… *Frère mineur, de la tendance des « spirituels », né à Sérignan, en Languedoc, mort à Narbonne. Après des études à Paris, Pierre Jean Olivi (ou Olieu) commence à enseigner en 1270 et fait ses débuts dans la littérature théologique par des commentaires sur les quatre livres des Sentences de Pierre Lombard. Il y exprime ses aspirations… Lire la suiteÉcrit par : Francis RUELLO
… *Né en Normandie, Oresme suit à Paris, à la faculté des arts, les cours de Jean Buridan dont il est le disciple et l'ami. Maître ès art en 1362, il est nommé évêque de Lisieux en 1377. En philosophie de la nature, Oresme expose avec prédilection sa théorie de la rotation de la Terre et la défend contre des objections tirées de l'expérience et de la… Lire la suiteÉcrit par : Michel-Marie DUFEIL
… *Maître en théologie de l'université de Paris en 1206, souvent confondu avec son père Philippe de Grève, Philippe devint archidiacre de Noyon en 1211 et chancelier de Notre-Dame en 1218. Pratiquant le cumul des bénéfices et défenseur des privilèges contre les mendiants, il fut mêlé à tous les conflits doctrinaux et administratifs, surtout celui de… Lire la suiteÉcrit par : Francis RUELLO
… *Théologien franciscain, né près de Gourdon, dans le Quercy. En 1304, Pierre Auriol étudie à l'université de Paris, où il suit peut-être l'enseignement de Jean Duns Scot. En 1312, il enseigne au studium generale des Frères mineurs de Bologne et, en 1314, à celui de Toulouse. Il est licencié en théologie en 1318. De 1318 à 1320, date de son… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Médecin et philosophe qui enseigna à Padoue et qu'on accusa d'avoir rapporté de Paris en Italie la « peste averroïste ». Né près de Padoue, à Abano, Pierre (de Abano, Apono, ou Patavinus) passa plusieurs années à voyager : en Grèce d'abord et peut-être à Constantinople, où il aurait appris le grec ; puis à Paris, où il fréquenta la faculté des arts… Lire la suiteÉcrit par : Jean RIBAILLIER
… *L'un des premiers chanceliers à Paris de l'université naissante et l'une des figures maîtresses de la fin du xiie siècle, Prévostin de Crémone est représentatif d'une époque où la société chrétienne est internationale. Issu d'une obscure famille lombarde, il étudie la logique, le droit, peut-être à Bologne, et la théologie sans… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
… *Maître franciscain qui enseignait à Paris durant le dernier quart du xiiie siècle. Les historiens n'ont pas encore réussi à établir si son origine était française (Menneville, ou Moyenneville) ou anglaise (on connaît un nom de famille Menneville, Middletown). On incline pour l'origine française, car un document relate l'élection… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
… *Savant et théologien anglais, né à Stradbroke (comté de Suffolk). Robert Grosseteste devint chancelier de l'université d'Oxford en 1222, régent de l'école de théologie des Franciscains à Oxford en 1224 et évêque de Lincoln (d'où l'appellation Lincolniensis) en 1235. Réformateur de son diocèse, il lutta contre les abus issus des coutumes… Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
*Polémiste infatigable, philosophe hardi, mathématicien, logicien, grammairien et expérimentateur accompli, Roger Bacon est la figure la plus originale de la pensée franciscaine du xiiie siècle. Se disant lui-même « très savant en toutes sciences » et lecteur d'Aristote « plus qu'aucun… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Franciscain, disciple de saint Bonaventure et de Jean Peckham, farouche défenseur de l'augustinisme contre saint Thomas d'Aquin. Roger Marston fit ses études à Paris, en 1270 environ, et enseigna à Oxford, puis à Cambridge. De 1292 à 1298, il fut ministre de la province franciscaine d'Angleterre. On a de lui, outre un De anima, des … Lire la suiteÉcrit par : Edmond ORTIGUES
Dans le chapitre " L'étude des humanités" : … et judéo-chrétienne (hébraïque et grecque), l'humanisme a transformé l'idée même de tradition.* La conception médiévale de celle-ci était d'ordre ecclésiastique ou juridico-théologique. En soumettant les auteurs sacrés aux mêmes méthodes d'exégèse que les auteurs profanes, l'humanisme a fait de la tradition des anciens « la culture » par… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
*Dans son emploi usuel, et qu'il soit nom générique ou adjectif, le mot « scolastique » fait naître l'idée de répétition ou commentaire du déjà-dit, de subtilité pédantesque, par opposition à l'originalité, à l'esprit de découverte par enquête sur les choses mêmes. Cette acception résume une part des critiques… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Traité anonyme, le premier à adopter le langage et les idées symboliques caractéristiques de la littérature kabbalistique qui s'étend du xiiie au xvie siècle. Il est attribué à une autorité connue du Talmud, Rabbi Nehunya ben ha-Kana. Sa forme littéraire est celle d'un midraš, ensemble d'exégèses… Lire la suiteÉcrit par : Roland GOETSCHEL
… *C'est l'œuvre la plus importante qui ait été produite dans le domaine de l'éthique individuelle et sociale par le judaïsme médiéval allemand. Il reflète les conceptions du mouvement des hassidim rhénans au xiie et au xiiie siècle. On connaît deux versions de l'ouvrage : l'une imprimée à Bologne en 1538 et l'… Lire la suiteÉcrit par : Julia KRISTEVA
Dans le chapitre "Les controverses médiévales" : … La* théorie médiévale de la signification révèle, déploie et accentue la théologie immanente à la conception stoïcienne du sens : celui-ci est une transcendance (divine ou subjective), une constance normative qui sous-tend toute manifestation verbale. Dieu en est le support essentiel qui focalise l'enchaînement diversifié de symboles (« tout est… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
… *Maître de la faculté des arts (lettres et philosophie) de Paris dans la seconde moitié du xiiie siècle. Né en Brabant (wallon sans doute), il devient chanoine de Saint-Paul à Liège. Après avoir étudié dès 1255 à Paris, où il obtient la maîtrise vers 1260-1265, Siger domine le groupe des aristotélisants hétérodoxes et apparaît… Lire la suiteÉcrit par : Charles CHAUVIN
Écrit par : Gilbert GIANNONI
… *Au cœur du Moyen Âge latin, la somme théologique marque le triomphe de l'esprit de synthèse pour l'exploration organique des propositions de la foi. Cette confiance traduit une nouvelle vision du monde (ordinata collectio creaturarum) selon laquelle l'harmonie, l'ordre scellent les épousailles de la raison et de la religion. Il ne s'agit… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Maître dominicain qui, au xiiie siècle, en dépit de l'entrée d'Aristote dans les universités, se montre fidèle au néo-platonisme. Reçu dans l'ordre des Frères prêcheurs, Thierry de Freiberg gagna Paris en 1285, où il devint maître en théologie en 1297. Malgré les fonctions qu'il remplit dans son ordre, il écrivit de nombreux… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Dominique CHENU
*Thomas d'Aquin, ainsi appelé du nom de la petite ville d'Aquino, sur la route de Naples à Rome, où ses parents détenaient dans le premier quart du xiiie siècle un très modeste pouvoir féodal, ne peut être enfermé dans le crédit que lui accorde depuis sept siècles l'Église… Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jacques STIKER
… *Auteur d'un traité, rédigé aux alentours de 1300 et intitulé Grammatica speculativa ou De modis significandi, qui figurait jusqu'en 1921 dans les œuvres de Jean Duns Scot (éd. Vivès, Paris, 1891). Lorsque M. Grabmann corrigea cette erreur d'attribution, Heidegger venait de faire sa thèse d'habilitation sur le texte de Thomas.… Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
*Corps doctrinal à la fois philosophique et théologique que caractérisent une forte cohérence et des perspectives critiques, le thomisme s'est rapidement imposé à l'attention. Du vivant même de son auteur, l'accueil et les oppositions ne lui ont pas manqué. Le thomisme est pourtant une entreprise… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marc DANIEL
Dans le chapitre "L'ouvrage d'un scolastique" : … *Oresme est un scolastique, il exerce d'ailleurs dans sa vie des responsabilités universitaires à la tête du collège de Navarre, et son domaine de réflexion est vaste puisqu'il publie des écrits mathématiques qui font de lui le premier théoricien moderne de la notion de division. Il s'exprime suivant les modalités et la présentation de l'époque qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l'Introduction (Eisagogè) de Porphyre (iiie s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Né à Bazas dans la province d'Auch en Gascogne, Jean du Four prit, en entrant dans l'ordre des Frères mineurs, le nom de Vital. Envoyé en 1285 au studium generale de Paris, il commenta les Sentences. Après un temps de régence à l'université, autour de 1292-1294, il gagna Montpellier, où il fut lecteur et où il s'initia à la… Lire la suiteÉcrit par : Michel ARNAUD
*Théologien anglais dont les écrits, plusieurs fois condamnés par l'Église, ont inspiré la pensée des hérétiques lollards et hussites, longtemps considéré comme un précurseur de la réforme luthérienne, Wyclif est aussi l'héritier de très anciens courants spirituels antipontificaux, voire anticléricaux (… Lire la suite
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