Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Éric WEIL
La philosophie politique se définit, depuis ses débuts en Grèce, comme la tentative de saisir par la pensée la nature (la structure fondamentale) de l'État. Elle n'est pas une science positive des phénomènes politiques, des facteurs observables, des faits statistiques, etc., données dont elle profitera pour pouvoir vérifier ses propres… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR
Dans le chapitre "La personnalité autoritaire" : … *Dans la construction du paradigme de la critique de la domination qui comprend Hegel, Marx, Nietzsche, Adorno a pour particularité, à la différence de Max Horkheimer, de ne pas faire intervenir Machiavel. En effet, si l'on considère le couple domination-émancipation, Horkheimer, sous l'emprise d'une lecture réductrice de l'auteur du Prince… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… * Giorgio Agamben, né à Rome en 1942, est très certainement l'une des figures les plus originales de la philosophie italienne de la seconde moitié du xxe siècle. Après des études de droit et une thèse de philosophie juridique sur Simone Weil, il fait la rencontre dans les années 1960, à Rome, de Pasolini, d'Elsa Morante, de… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Analyse d'un complexe sémantique" : … aucunement être affectée par les autres significations dont le mot s'est chargé ultérieurement. *C'est la philosophie du contrat qui inaugure la carrière philosophique du mot aliénation. On connaît le problème du contrat : est-il possible de concevoir un acte – et même un acte volontaire – qui constituerait l'origine du pouvoir politique, plus… Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
… *Né à une époque où l'Allemagne, notamment la Westphalie où il naquit, était une succession de petits fiefs animés surtout par les communautés calvinistes, Althusius appliqua sa pensée et son activité à ce contexte, aussi original que sa conception de la souveraineté devait l'être pour l'époque. Il étudie Aristote à Cologne, puis, à Bâle, la… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie COURTINE-DENAMY
Dans le chapitre "« Il importe d'être pleinement présent »" : … elle occupe un poste de directrice aux éditions Schocken Books, tout en travaillant simultanément à *l'ouvrage qui allait la faire connaître en Amérique, Les Origines du totalitarisme, publié en 1951, l'année où elle choisit la citoyenneté américaine. « Que s'est-il passé ? Pourquoi cela s'est-il passé ? Comment cela a-t-il été possible… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La politique" : … *Au livre Ier de l'Éthique à Nicomaque, Aristote désignait la politique comme « la première des sciences, celle qui est plus que toute autre architectonique ». Cette affirmation, étrange pour nous, était justifiée par le fait que la politique est la science des fins les plus hautes de l'homme, par rapport auxquelles, les autres… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Dignité du récit" : … du problème « quasi kantien » qui s'énonce : comment la connaissance historique est-elle possible ? *L'autre est celle des relations concrètes entre les personnes ; elle conduit aux ensembles institutionnels et se subdivise entre sociologie et science politique. Ces distinctions, utiles pour l'analyse, doivent être relativisées. L'introduction de… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "Les premières conceptions de l'autorité" : … À l'origine,* la philosophie politique de Platon (— 428-347) a apporté une contribution décisive en posant en des termes essentialistes une conception du pouvoir en rupture avec le contractualisme dominant des sophistes, de Protagoras (~490-420) à Lycophron, élève de Gorgias (~480-374). Pour ces derniers, l'autorité était largement entendue comme le… Lire la suiteÉcrit par : Patrice MANIGLIER
… émérite de l'université de Paris-X-Nanterre et professeur à l'université de Californie d'Irvine. *Ses nombreux ouvrages se caractérisent par l'articulation des questions apparemment les plus conjoncturelles (montée du Front national, politiques migratoires, foulard islamique, guerre d'Irak, Constitution européenne, etc.) et des analyses les plus… Lire la suiteÉcrit par : Alexandre GUILLARD
… Jacques-Rousseau (Genève, 1987). Quant à son œuvre, elle fut guidée par le souci de redonner à la *philosophie la place qu'elle occupait jadis dans la culture classique et, au-delà, de réaffirmer son essence socratique. Aussi bien consacra-t-il une partie de son travail à la traduction des grands textes de la philosophie occidentale, parmi… Lire la suiteÉcrit par : Giovanni BUSINO
Philosophe du droit,* historien de la pensée politique, théoricien social, éditorialiste, Norberto Bobbio est l'auteur d'une œuvre considérable, peu systématique, faite essentiellement d'essais, de travaux universitaires, d'articles érudits, d'éditoriaux, d'interventions dans les débats politiques et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MESNARD
… et aux États-Unis qu'en France ; Bodin apparaît aux yeux des critiques comme l'un des plus grands *philosophes politiques de tous les temps. Cela tient à ce qu'il a défini le premier avec toute la netteté désirable la notion de souveraineté, à ce qu'il a exposé dans sa République la structure fondamentale de la monarchie française comme… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
… bien distincts ont donné à l'œuvre de François Bourricaud son orientation et son originalité. *L'un se rapporte aux thèmes classiques de la philosophie morale et politique ; l'autre, aux problèmes nés du développement de l'Amérique latine, et plus particulièrement à ceux qui sont posés par le « cas péruvien ». Ils sont présents dès l'… Lire la suiteÉcrit par : Monique DAVID-MÉNARD
Ce qui reste d'Auschwitz (trad. P. Alféri, Rivages, Paris, 1999) *fait suite à deux analyses des formes contemporaines du pouvoir : Des moyens sans fins, notes sur la politique (1995) et Homo sacer, le pouvoir souverain et la vie nue (1997). Il s'agissait, dans les essais précédents, de réfléchir sur l'impensé des théories… Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
… dernières recherches, il faut y voir la tentative d'une « critique » (au sens kantien) de la raison *politique, qui passe par l'analyse du langage, des discours et des institutions politiques.Écrit par : Alain MICHEL, Claude NICOLET
Dans le chapitre "Le théoricien politique" : … *Dans l'histoire de la pensée européenne, l'œuvre de Cicéron revêt une importance considérable dans la mesure où il fut le premier homme d'État à tenter de concilier les exigences de la pratique politique et les résultats de la spéculation philosophique. Sans doute les Grecs, et surtout Platon et Aristote, avaient-ils déjà fondé à proprement parler… Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
… *Philosophes, historiens, orateurs de la Grèce classique ont défini, analysé, discuté ce type d'organisation originale qu'est la cité, favorable à l'éclosion d'une réflexion politique qui fut plus idéaliste que positive et toujours dominée par des préoccupations morales. C'est à leurs yeux un don des dieux, la société politique par excellence. La… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Civisme et patriotisme" : … références héroïques des conventionnels trahissent surtout la médiocrité de leur culture historique.* Lorsque Platon écrivait « ... entre un homme juste et un État juste, il ne doit y avoir aucune différence quant à la forme même de la justice, mais bien ressemblance » (La République, IV, 435 a-b), il excluait cet écart, ce jeu où se… Lire la suiteÉcrit par : Justine LACROIX
Dans le chapitre "Un concept ambivalent" : … » prête souvent à confusion. Une première difficulté tient au décalage entre l'usage courant et* l'usage philosophique du terme. Quatre auteurs (Alasdair MacIntyre, Michael Sandel, Charles Taylor et Michael Walzer) sont considérés comme les principaux représentants de la critique dite « communautarienne » du libéralisme politique telle qu'elle… Lire la suiteÉcrit par : Georges ROUHETTE
Dans le chapitre "Le contractualisme" : … par contrat. Les principes du droit naturel imposent le respect et la liberté des contrats. *Enfin, la thèse centrale de la doctrine réside dans l'affirmation – métaphysique – que l'homme, être libre, est aussi autonome, qu'il a compétence pour se lier lui-même, mais seulement par un acte souverain de sa volonté. Cette proposition ne doit… Lire la suiteÉcrit par : Michel TROPER
Dans le chapitre "De l'Antiquité aux monarchomaques" : … À partir du ve siècle avant J.-C., la *philosophie grecque est marquée par l'opposition entre la nature physique qui est immuable et les mœurs des hommes qui sont changeantes. D'où la distinction entre nature et conventions. Le point de départ de l'application de cette distinction au domaine de la politique est le débat sur l'… Lire la suiteÉcrit par : Alain BROSSAT
… Autant *la réception de Hannah Arendt en France a été tardive, hésitante, voire rétive, autant la reconnaissance de sa stature de penseur du politique et de philosophe va bon train. La publication, en 1995 et 1996 respectivement, de sa correspondance avec deux de ses amis les plus proches – le philosophe Karl Jaspers et l'écrivain Mary McCarthy –… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Civilité et relativité culturelle. Le pacte social" : … mentis individuelle, sans lui donner toute son extension dans le domaine de la collectivité. *Hobbes, au contraire, partant de l'obstacle qu'oppose initialement à la civilisation l'amour de soi, principe de violence, et posant, dans la nécessité rationnelle de la réciprocité, l'exigence de sa résolution, fixe pour la première fois la culture… Lire la suiteÉcrit par : Giovanni BUSINO
Dans le chapitre "Pour une société libre et démocratique" : … mais, à défaut de certitudes, nous sommes condamnés aux tâtonnements pour réaliser ces espoirs. La* philosophie politique et sociale rationnelle, pluraliste et pragmatique de Ralf Dahrendorf ne débouche pas sur un relativisme moral et culturel. En effet, elle affirme qu'aucune éthique de la responsabilité (celle qui nous fait admettre la… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… de l'Éclat). Cet intérêt voué à un auteur généralement considéré comme « mineur » tient avant tout *au souci quasi exclusif porté par Strauss à la « philosophie politique » et à la technique de lecture qui lui est liée. Philosophie et politique sont par essence en désaccord : l'une se meut dans l'élément de la vérité, l'autre, dans celui de l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Dans le chapitre "Une nouvelle rationalité" : … de vingt années ; d'approuver ou de condamner le livre entier, et non pas quelques phrases ». *Alors que la philosophie politique défendait traditionnellement un modèle juridique idéal à l'aune duquel étaient jugés les systèmes existants, Montesquieu prétend observer sans a priori la diversité des législations et mettre celles-ci en relation… Lire la suiteÉcrit par : Hervé LE BRAS
… permette un comptage de toutes les personnes présentes à un moment donné sur un territoire donné. *La voie a été tracée par les auteurs politiques de la fin du xvie siècle, en particulier par Jean Bodin et Francis Bacon, pour qui la richesse de l'État n'était pas constituée par son stock d'or mais par sa production, donc par… Lire la suiteÉcrit par : Simone GOYARD-FABRE
… signifiait qu'il voyait dans l'auteur du Contrat social l'une des figures de proue de la *philosophie politique, ce qui l'amena à le situer à la fois par rapport à ses devanciers comme Bodin, Hobbes, Pufendorf ou Locke, par rapport à ses contemporains, tels Condillac, Montesquieu ou Hume, et aussi par rapport à ses successeurs, fussent-… Lire la suiteÉcrit par : Alfredo GOMEZ-MULLER
Dans le chapitre "La pensée du Même" : … Même en tant qu'humanité particulière auto-centrée et se posant en principe d'évaluation du juste. *En politique, la dévaluation de la différence fonde le discours aristotélicien sur l'esclavage – qui est construit autour de l'opposition entre Grecs et barbares, c'est-à-dire entre le peuple qui s'autoproclame naturellement « supérieur » et les… Lire la suiteÉcrit par : Claude RIVIÈRE
Dans le chapitre "Théories de la domination" : … le développement des mouvements anarchistes, le thème de la domination n'a pas manqué de théoriciens* philosophes, sociologues ou politologues. On connaît les thèses de Marx sur la suppression souhaitée de toute aliénation et exploitation par une dictature, celle du prolétariat. La classe exploiteuse est celle qui contrôle l'État et fait triompher… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre COMETTI
Dans le chapitre "Philosophie analytique et philosophie continentale" : … philosophie de Wittgenstein leur a permis de soumettre à un nouvel éclairage leur propre tradition, *et de s'engager dans des débats de philosophie sociale et politique que la philosophie analytique avait ignorés jusqu'à la publication de l'essai majeur de John Rawls, sa Théorie de la justice (1971). Ce livre se situe au croisement de… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La morale aristotélicienne" : … et non comme action : les techniques, les arts, les métiers, à l'exception du domaine de l'action. *Aussi l'éthique semble-t-elle se confondre avec la politique, et l'Éthique à Nicomaque se présente explicitement comme un « traité de politique » (livre I). Le livre V est ainsi consacré à une discussion du rapport entre justice et équité,… Lire la suiteÉcrit par : Carl Joachim FRIEDRICH, Universalis
Dans le chapitre "Fédéralisme et souveraineté" : … Le* concept de fédéralisme a fait longtemps l'objet de vastes controverses juridiques ; on voulait en particulier trouver un « souverain » au sens classique de la théorie de l'État, de Jean Bodin (1529-1596). Les fondateurs de l'Union fédérale américaine avaient tourné la difficulté par une approche très pragmatique. Ils concédèrent la souveraineté… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Écrit par : Marc-Olivier PADIS
*Au croisement de l'anthropologie, de la politique et de la philosophie, l'œuvre de Marcel Gauchet est consacrée à l'histoire du sujet démocratique. Ce projet d'anthropologie démocratique dépasse le domaine de l'histoire politique et se présente comme une enquête philosophique sur l'être-ensemble, l'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard PAUL
en 1964, Le Socialisme difficile en 1967, Réforme et révolution en 1969. *Les plus importants de ses articles sont rassemblés en volume à trois reprises, la dernière édition en 1978 sous le titre Écologie et politique. Apparaît alors la profonde unité que pouvait masquer la dispersion des écrits dans le temps et… Lire la suiteÉcrit par : Gérard RAULET
Dans le chapitre "« Philosophie sociale » : le destin de la normativité" : … réinterprète la tradition de la philosophie bourgeoise et les apories de sa pensée émancipatrice. *La Théorie critique, dans les années 1930, considérait l'époque libérale du capitalisme et la culture bourgeoise comme une période où la raison et les normes qui lui étaient associées (vérité, justice) demeuraient des références incontournables du… Lire la suiteÉcrit par : Philippe NEMO
… *Prix Nobel d'économie en 1974, Friedrich von Hayek est beaucoup plus qu'un économiste : c'est un des grands maîtres de la philosophie sociale et politique du xxe siècle. Né à Vienne le 8 mai 1899, mort à Fribourg-en-Brisgau le 23 mars 1992, il a fait des études de droit et de sciences politiques à l'université de Vienne. Il est… Lire la suiteÉcrit par : Jacques d' HONDT, Yves SUAUDEAU
Dans le chapitre "Le système hégélien" : … indépendantes, instructives et éclairantes chacune dans son domaine : le système est « un cercle de cercles ». *Dans cette perspective, on peut lire et étudier pour eux-mêmes les Principes du droit naturel et de l'État (1821), précis dans lequel l'auteur tente de fonder spéculativement l'ordre social et culturel établi, en l'infléchissant… Lire la suiteÉcrit par : Raymond POLIN
Dans le chapitre "De l'état de nature à l'omnipotence du souverain" : … *C'est sur ces bases, estime Hobbes, que peut désormais être élaborée une véritable science de la morale et de la politique, à partir de l'expérience raisonnée des mouvements des corps et de l'esprit. Ce qu'Euclide a fait pour la géométrie et Galilée pour la physique, lui s'estime en mesure de le faire pour la politique, et ce sera la première… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Kant et Rousseau" : … Esthétique, le temps est définitivement révolu où l'art suffisait à constituer un monde. *En revanche, la pensée politique et sociale de Rousseau accepte, au moins à titre de mythe fondamental, l'atomisme originel et insurmontable de la subjectivité et de l'individu. Sur ce point, qui n'est pas accessoire, Rousseau ne fait que mettre à… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "Origine de l'individualisme" : … désormais la garantie de sa personne et de ses biens dans des règles juridiques écrites –, les* théoriciens anglais du xviie siècle devaient tirer toutes les conséquences pour le gouvernement civil, en accordant une place prééminente aux idées de possession et de propriété. Qu'on les doive aux niveleurs (adversaires de… Lire la suiteÉcrit par : Louis GARDET, Olivier ROY
… actuels. On ne devra pas oublier, au cours de ces analyses, ce qu'ont d'original les éléments de *philosophie politique dont l'islam se réclame. D'une part, ils ne recoupent point la distinction hiérarchisée du spirituel et du temporel au sens chrétien, et point davantage leur rupture au sens moderne, de Rousseau par exemple : car la « Loi… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET, Jean JOLIVET
Dans le chapitre "Fārābī" : … se précipiter, à l'Ouest comme à l'Est ; on ne peut faire abstraction de cela quand on considère sa *philosophie politique et morale, élément capital de sa pensée – le principal même selon certains. Elle consiste essentiellement en une réflexion sur la cité idéale, dans une manière minutieuse et abstraite qui rappelle celle de Platon, et combine une… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
… , ouvrage d'emblée présenté au public français comme le texte contemporain le plus important de la *philosophie morale et politique, et assimilé à une véritable charte de la social-démocratie. À la question posée par Philippe Van Parijs Qu'est-ce qu'une société juste ? (1991), il donne la quasi-totalité des éléments de réponse et, enrichie… Lire la suiteÉcrit par : Claude MOUCHARD
*Depuis son premier article, « L'analyse marxiste et le fascisme » (Les Temps modernes, 1945) jusqu'à La Complication (1999), l'œuvre de Claude Lefort est restée centrée autour de l'interrogation politique. « Le politique », pour Lefort, ne se réduit pas à un secteur de la vie sociale, pas… Lire la suiteÉcrit par : Paul BASTID
*Le terme de « légitimité » évoque le fondement du pouvoir et la justification de l'obéissance qui lui est due. Le problème a reçu les solutions les plus diverses, depuis une interprétation purement religieuse, c'est-à-dire métajuridique, propre aux théocraties, jusqu'à une traduction purement logique et… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… et civil connut une version latine donnée par Thomas Hobbes (1588-1679) lui-même en 1668. *C'est à juste titre que l'on peut considérer cet ouvrage comme le texte fondateur de la philosophie politique moderne. L'auteur y compare son travail à la voie que Platon avait frayée avec la République. Écrit pendant une période de troubles… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le deuxième discours : la liberté sensée" : … de la liberté : doublement du vouloir, action normée, réalisation ou effectuation dans une œuvre. *Ajoutons-y un dernier trait : c'est dans le champ de cette problématique de l'action sensée que peut se déployer une philosophie politique. Une philosophie politique se distingue d'une science politique en ce qu'elle a pour fil directeur un concept… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre " Mises en cause, problèmes et questions" : … ne l'oublions pas, un processus de transformation, souvent global, qui n'épargne pas les idées. *Ainsi en est-il de la volonté d'utilité sociale, qui définit dans une large mesure la raison d'être des Lumières. Elle implique que la validité des connaissances se mesure à l'aune du mieux-être matériel ou moral des hommes. C'est cette volonté qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François DUVERNOY
Dans le chapitre "La pensée de Machiavel" : … textes commandés et pour avoir été explicitement thématisé dans les traités cardinaux de l'exil. *Les pôles de la pensée de Machiavel portent des noms : fortuna et virtù. La nature du politique en découle et, sans doute, ne peut être comprise qu'à partir de ces mots. Ils avaient été utilisés avant lui, sporadiquement ; mais c'… Lire la suiteÉcrit par : Isabelle GARO
…Écrit par : François TRÉVOUX
Dans le chapitre "La liberté : respect du non-conformisme" : … ses caractères. Aussi est-elle ici d'abord synonyme de droit à la dissidence et de non-conformisme. *C'est ce non-conformisme qui invite Mill à refuser de confondre la liberté politique avec la loi du nombre. Sans doute, autrefois, lorsque la liberté et l'autorité étaient en conflit constant, entendait-on par liberté une protection contre la… Lire la suiteÉcrit par : Georges BENREKASSA
Dans le chapitre "Réalisation et sens du grand œuvre : « De l'esprit des lois » (1748)" : … faut saluer au travail dans une œuvre de pensée où le langage est essentiel. Montesquieu a un style *philosophique, une manière de penser et de faire penser, des usages intellectuels propres à son temps et particuliers à son entreprise. L'Esprit des lois ne peut pas se résumer à la rencontre d'une intention didactique et du talent d'un… Lire la suiteÉcrit par : Victor Manuel MONCAYO
… Au-delà de la signification commune, la multitude est un concept de la philosophie, et *en particulier de la philosophie politique. Ainsi parmi les catégories aristotéliciennes est-elle considérée comme une entité sans rapport avec la cause formelle, la cause efficiente ou la cause finale qui permettent la compréhension de ce qui est. Le débat sur… Lire la suiteÉcrit par : Victor Manuel MONCAYO
… revue Futur antérieur, dont l'actuelle revue Multitudes est la fidèle héritière. *L'élaboration la plus accomplie de sa pensée théorique et politique sur l'ordre capitaliste contemporain dans toutes ses dimensions se trouve dans Empire (2000) et Multitude. Guerre et démocratie à l'époque de l'Empire (2004),… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SEMELIN
Dans le chapitre "Non-violence, action non violente et résistance civile" : … *Sur le plan philosophique et éthique, la non-violence se présente comme une utopie créatrice, qui appelle tout à la fois une manière d'être avec l'autre et une manière d'agir dans le conflit, qui se fonde sur le respect de la personne. Cette utopie créatrice repose sur deux principes fondamentaux et indissociables : – le refus de la violence, que… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "L'ockhamisme politique" : … *L'œuvre politique de Guillaume d'Ockham constitue une masse imposante d'écrits dont une partie seulement a fait l'objet d'une édition scientifique. Écrite sous la pression des circonstances, dans le feu des polémiques qui ont opposé son auteur à trois papes successifs, Jean XXII, Benoît XII et Clément VI, elle manifeste une certaine hétérogénéité à… Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
… * Unifiant vie et pensée, Kostas Papaioannou fut un philosophe, par sa formation, sa culture, ses goûts, sa forma mentis, et aussi par l'« amour de la sagesse » qu'il avait trouvé dans la tradition grecque dont il était l'héritier. Né à Volos, Kostas Papaioannou commence ses études à Athènes, et se trouve confronté très jeune aux terribles… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Le retour du politique" : … et aux conflits inter-civilisationnels étudiés outre-Atlantique par F. Fukuyama et S. Hunttington. *À la différence de la philosophie politique nord-américaine, très sensible aux communautarismes (A. MacIntyre, M. Walzer, C. Taylor), beaucoup de philosophes français restent attachés à la laïcité « à la française » et à la neutralité de l'espace… Lire la suiteÉcrit par : Monique DIXSAUT
Dans le chapitre "L'unité de la vertu" : … les tendances en vertus, modérer par la musique et fortifier par la gymnastique, humaniser. *Le problème de l'action politique ne se pose qu'après, Le Politique reprend là où s'arrêtait La République, occupée avant tout de former des philosophes. Les vertus ne s'accordent pas spontanément, la modération et le… Lire la suiteÉcrit par : Jean William LAPIERRE
Dans le chapitre "Fondement du pouvoir politique" : … Il appartient aux* philosophes de se demander quelle est la raison d'être des réalités que constatent les hommes de science, ainsi que des relations objectives entre ces réalités qu'ils conçoivent et vérifient. Le pouvoir politique, ses formes, ses modes d'organisation sont des réalités que la science politique constate et cherche à expliquer.… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERSTLÉ
… sur ses conditions techniques de production comme le discours ambiant y incite trop facilement. *La communication politique est un problème aussi vieux que celui de la cité et il suffit de se souvenir du rôle attribué au langage chez les premiers penseurs de la cité antique pour comprendre cette consubstantialité qu'Aristote pointait en… Lire la suiteÉcrit par : Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
Catégorie centrale de la *pensée politique moderne, la notion de pouvoir hérite d'une histoire complexe où la tradition de la philosophie antique (des sophistes à Aristote) se croise avec des représentations issues du christianisme. Les conflits d'attribution entre autorités temporelles (l'empereur… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis FOURNEL, Jean-Claude ZANCARINI
Dans le chapitre "La vertu et la république" : … *Si Machiavel donne un statut essentiel au concept de vertu dans le dispositif théorique du Prince, l'exemple romain, au-delà de ses références humanistes, n'est jamais un modèle figé – fait d'austérité et de simplicité – qui échapperait aux aléas des temps. La vertu machiavélienne choisit de se déployer au croisement d'une proposition de… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
*Au fil de plus de trente années de production intellectuelle, Jacques Rancière, né en 1940, professeur de philosophie à l'université de Paris-VIII, a apporté une contribution originale à l'analyse des concepts politiques et esthétiques dans la philosophie de langue française. Sa contribution n'est pas de… Lire la suiteÉcrit par : Catherine AUDARD
*Né le 21 février 1921 à Baltimore, John Rawls commence en 1939 des études de philosophie à l'université de Princeton que la guerre interrompt. Celle-ci, et en particulier, son expérience directe des conséquences du bombardement sur Hiroshima aura une profonde influence sur lui. En 1946, il retourne à… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jacinto LAGEIRA
Écrit par : Daniel MOUCHARD
Dans le chapitre "Histoire" : … (Adam Smith, Bernard de Mandeville), il faut attendre le début du xixe siècle* et Hegel pour trouver une conceptualisation systématique de cette division, qui deviendra centrale dans la réflexion politique moderne. On le sait, cette distinction est au cœur du système philosophique hégélien : la société civile étant la sphère… Lire la suiteÉcrit par : Charles CHAUVIN
Dans le chapitre "Autonomie du bien commun" : … *Bien que la Somme ne comporte aucune question consacrée en particulier à la politique, Thomas analyse avec précision les nombreux problèmes qui se posent à la « communauté des hommes » à partir de la notion du bien commun. Il fait l'apologie du pouvoir, dont le rôle est d'ordonner les rapports des hommes entre eux et de lutter contre le… Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
Dans le chapitre "L'homme comme désir" : … par le seul désir, mais par ses productions imaginaires. Cela est perceptible dans le domaine de la *philosophie politique. Puisque le désir est antérieur à toute valeur, il n'existe dans l'état de nature ni bien ni mal, ni droit ni injustice. Le droit est la force, la puissance d'exister. Mais de là découle le contraire de la liberté : la guerre… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR, Michel-Pierre EDMOND
Dans le chapitre "Un philosophe politique" : … *Quiconque avoue, face à la prise en charge par les sciences de la politique dans les États modernes et face à l'expérience totalitaire de notre temps, qu'une des tâches de la pensée consiste à redécouvrir le politique, à le repenser dans sa consistance propre et dans son rapport au philosophique ne peut faire l'économie d'une confrontation avec l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques TÉNIER
Dans le chapitre "La pensée de la supranationalité : universalisme et cosmopolitisme" : … *Une autre voie avait été empruntée dès l'époque médiévale. Dans son traité politique De Monarchia, de 1311, Dante affirmait : « Le genre humain peut être gouverné par un prince suprême unique, le monarque. » Cette thèse des gibelins partisans de l'Empire se révèle impraticable, car elle signerait la domination de l'empereur germanique sur… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "L'histoire entre la sagesse et le désespoir" : … xxii), ou qu'il formule ce qui constitue sa plus grande innovation dans l'ordre de la* pensée politique : à ses yeux, la théorie aristotélicienne de la constitution mixte, heureux mélange de démocratie, d'oligarchie, de monarchie, dans laquelle Auguste avait sans doute voulu trouver le modèle du principat, est en fait presque… Lire la suiteÉcrit par : Michèle DUCOS
Écrit par : Pierre-François MOREAU
Dans le chapitre "Le pacte social" : … *Dans le champ politique, les hommes ont donné le pouvoir au souverain par un contrat originaire, afin qu'il les protège contre la nature, contre les autres hommes et contre leurs propres passions ; mais ces passions survivent au pacte, et l'État ne peut donc subsister que s'il ne se contente pas de ce revêtement juridique mais range de son côté des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER
… démocratiques ou oligarchiques restent les formes politiques les plus répandues dans le monde grec. *La tyrannie est en revanche au centre de la pensée politique grecque. Le tyran est considéré par beaucoup de Grecs comme le plus heureux des hommes, mais un courant important de la réflexion politique, d'Hérodote à Platon et Aristote, s'attache à… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
Dans le chapitre "Violence, État et société" : … *D'autres approches de la violence la rapportent non plus à la situation intersubjective mais aux relations entre des êtres sociaux formant, plus ou moins difficilement, des communautés. Dans son Léviathan (1651) Thomas Hobbes interprète l'état de nature comme une situation instable. Ce n'est pas que l'homme y soit irrémédiablement l'ennemi… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie COURTINE-DENAMY
… *Né à Cologne, Eric Voegelin philosophe politique, fait ses études de droit à l'université de Vienne, puis à New York, Harvard et Paris. Habilité Privatdozent de sociologie en 1929, il étend ses recherches à la science politique. S'intéressant aux théories biologiques sous-jacentes à la théorie de la race, il publia en 1933 Rass und… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le contexte « dialectique » : Hegel" : … centrée sur l'individu, sur le pouvoir subjectif de décision, dans une perspective purement morale. *La volonté est aussi un concept politique, en ce sens que l'État, selon la formule d'Éric Weil, « est l'organisation d'une communauté historique » et que, « organisée en État, la communauté est capable de prendre des décisions » (Philosophie… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "Formes du militantisme philosophique" : … : d'où la neutralité d'une écriture, mais aussi l'utilisation scrupuleuse de documents référencés. *Ce qui n'empêche pas que se manifeste la philosophie politique qu'inspire à Voltaire la situation anglaise au gré des commentaires et des jugements sur l'absolutisme et le contrôle nécessaire du pouvoir monarchique, ou le rôle néfaste du clergé. Le… Lire la suiteÉcrit par : Joël ROMAN
… gauche est parfois amenée à faire au nom de la justice sociale et de la défense des plus démunis. *La question de la justice et de l'égalité habite d'ailleurs depuis longtemps sa réflexion théorique. Il en a livré une analyse magistrale dans son principal ouvrage, Sphères de justice (trad. franç., 1997). Il s'y tient à égale distance des… Lire la suite
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