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Écrit par : Pierre VIDAL-NAQUET
L'histoire de la civilisation échappe difficilement à un double danger : une première conception en fait une sorte d'annexe qui comprendrait à la fois l'art, le costume, les coutumes funéraires, la cuisine, en un mot tout ce qui ne relève ni de l'histoire politique, ni de l'histoire économique et sociale, ni de l'histoire des idées ; une seconde,… Lire la suiteÉcrit par : Luc BRISSON
Avant Platon, l'usage des termes philosophía, philósophos et philosopheîn semble avoir été très rare, compte tenu du petit nombre de textes antérieurs au ive siècle qui nous sont parvenus. Les rares occurrences qui en subsistent présentent un sens différent de celui que, suivant nos habitudes… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DUMONT
… par Chion et Léonidas, autres disciples de Platon) et Chéron de Pellène furent académiciens. *On distingue trois Académies : la première (vetus, l'ancienne) reproduit l'état dernier de la méditation platonicienne ; la deuxième (media, la moyenne) soutient avec Arcésilas que l'on ne peut rien connaître ; la troisième (… Lire la suiteÉcrit par : Marc RICHIR
Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique" : … *Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Philosophe grec né en Grande-Grèce, à Crotone, où il a pu suivre les leçons de Pythagore (Diogène Laërce, VIII, 83). Il écrit, comme presque tous les penseurs de son époque, un traité Sur la nature. La tradition reconstruit avec les six brefs fragments conservés et divers témoignages, dont ceux de Théophraste (De sensibus, 25 sq… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe péripatéticien grec, Alexandre d'Aphrodise, qui vécut sous le règne de Septime Sévère (193-211), commenta une très grande partie de l'œuvre d'Aristote. Plusieurs de ses commentaires sont perdus, notamment ceux qui concernent les Catégories, le Traité de l'interprétation, le deuxième livre des Premiers Analytiques… Lire la suiteÉcrit par : Jean PÉPIN
… cette succession, nous dégagerons quatre moments qui s'imposent particulièrement à l'attention. *Le premier d'entre eux se situe assez tard dans la chronologie de la pensée grecque : en 332 avant J.-C., quand Alexandre le Grand fonde la ville qui perpétue son nom, la philosophie grecque a déjà un long passé ; les présocratiques, Platon et, à peu… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Maître de Plotin, et des deux Origène (le païen et le chrétien), personnage énigmatique sur lequel on sait très peu de choses, Ammonius Saccas n'a rien écrit, suivant sur ce point l'attitude de certains philosophes de l'Antiquité (Porphyre, Vie de Plotin, x, 1, 37). Il a inspiré très fortement l'enseignement de Plotin (ibid… Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
… *Issu des mots grecs ána (remontée) et mnémè (souvenir), l'anamnèse signifie rappel du souvenir. Pour Platon, elle est la restauration de l'idée contemplée, avant l'incarnation, par l'âme humaine dans le ciel des idées et dont le souvenir serait resté inconscient sans l'opération de la « réminiscence ». Aristote refuse cette… Lire la suiteÉcrit par : Fernando GIL, Pierre-Maxime SCHUHL
*Anaxagore est sans doute le plus « moderne » des philosophes archaïques. Né à Clazomènes vers 500 avant J.-C., il vint se fixer à Athènes, où il introduisit la philosophie, et appartint au cercle éclairé qui entourait Périclès. Condamné pour impiété parce qu'il avait soutenu une astronomie mécaniste,… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *De quelque quinze ou vingt ans le cadet de Thalès, et sans doute son élève : ce qui place sa maturité entre ~ 570 et ~ 565 environ. À la suite d'Aristote et de Théophraste, la doxographie ancienne lui attribue une place importante à l'origine des techniques, des sciences et de la philosophie. Il aurait dessiné les premières cartes de géographie et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né vers 556 av. J.-C., mort vers 480 av. J.-C.,* ce philosophe grec est l'un des trois représentants de l'école de Milet, considérés comme les premiers philosophes de l'Occident. Si Thalès tient pour acquis que l'eau est l'élément essentiel de toute matière, Anaximandre, son élève, dénomme la substance fondamentale du monde l'« infini ». Anaximène,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe aristotélicien, Andronicos de Rhodes a écrit un commentaire, maintenant perdu, sur les Catégories d'Aristote, dont on retrouve la trace dans le commentaire de Simplicius sur le même ouvrage (Commentaria in Aristotelem Graeca, t. VIII, Berlin, 1907) et un traité Sur la division (méthode logique d'origine… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
… mêmes de « catégorie » et de « système » n'étaient des acquisitions de la philosophie grecque. *La philosophie grecque contient en germe tout le développement de la philosophie occidentale. On ne peut parler ici, comme on l'a fait à plus juste titre pour la science grecque, de « balbutiements » ou d'une « aurore ». Des philosophies comme celles… Lire la suiteÉcrit par : Jean PÉPIN
Dans le chapitre " Quatre aspects de l'influence de l'Antiquité" : … dette immense que le christianisme des premiers siècles a contractée à l'endroit de la philosophie *grecque ; le contenu des deux Testaments n'était guère philosophique, mais proprement kérygmatique et sotériologique, c'est-à-dire axé sur des événements historiques et orienté vers la fin des temps ; aussi, lorsque les Pères de l'Église voulurent se… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Disciple de Socrate et maître de Diogène le Cynique, Antisthène, comme le firent un peu plus tard les mégariques, considérait le langage discursif comme étant incapable de décrire adéquatement la réalité concrète des unités individuelles. On ne peut dire « un homme est bon », mais seulement « le bon est bon », « l'homme est homme » (Platon, … Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Terme appartenant à la philosophie grecque de l'Antiquité ; c'est la transcription littérale de aporia, dont le sens propre est « impasse », « sans issue », « embarras ». En philosophie, on peut lui donner un sens faible, comme le fait Aristote en insistant sur l'aspect de difficulté à résoudre, notamment lorsqu'il s'agit de la « mise en… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né vers 440 avant J.-C. et mort vers 360 avant J.-C. à Tarente, colonie grecque d'Italie du Sud,* Archytas de Tarente est un scientifique, philosophe et mathématicien de l'école de Pythagore. Son ami proche, Platon, se fonde sur ses travaux mathématiques. Quelques sources prouvent qu'Euclide s'en sert aussi dans le Livre VIII de ses Éléments… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Disciple de Socrate, fondateur de l'école cyrénaïque. Les écrits d'Aristippe de Cyrène sont tous perdus, mais on possède à son sujet de nombreuses anecdotes (« chries ») ou paroles fameuses prononcées dans une situation typique. Diogène Laërce, qui en a conservé beaucoup (Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, II, 65)… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
*Aristote n'est sans doute pas le philosophe le plus séduisant de l'Antiquité, celui auquel on se reporte le plus volontiers quand on veut remonter aux sources de ce que les Grecs ont nommé la « sagesse ». Mais nul n'a marqué autant que lui la philosophie et la science des siècles suivants, peut-être même –… Lire la suiteÉcrit par : Hervé BARREAU
… *L'aristotélisme est la doctrine d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), telle qu'elle résulte de l'ensemble des œuvres conservées d'Aristote, publiées par Andronicos de Rhodes, au premier siècle avant notre ère. Ces ouvrages, formés de notes de cours, écrites par l'auteur mais non destinées à la publication, forment un ensemble qui se prête à la… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… * Naissance d'Aristote, à Stagire, en Macédoine. Il est le fils du médecin Nicomaque. Arrivée à Athènes, à l'âge de dix-huit ans. Brillant disciple de Platon. Enseigne la rhétorique à l'Académie fondée par Platon. Rédige des textes d'inspiration platonicienne qui sont perdus. Philippe II roi de Macédoine. Naissance d'Alexandre, son fils. Mort de… Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
Dans le chapitre "L'ascétisme en Grèce" : … L'*ascétisme a joué un grand rôle dans certaines des écoles philosophiques de la Grèce ancienne. On distinguera ici une tradition dualiste de l'ascèse-purification et une tradition « réaliste » de l'ascèse comme retour à la nature. La première remonte au pythagorisme et à l'orphisme. C'est la tradition du corps-tombeau (sôma = sêma… Lire la suiteÉcrit par : Guy BURGEL, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "L'Académie et le Lycée" : … Ce même mysticisme s'exprime dans* la pensée du plus important des philosophes du siècle, l'Athénien Platon. Disciple de Socrate, maître à son tour dans cette Académie qu'il a ouverte aux portes d'Athènes, il élabore une œuvre monumentale qu'il ne cesse d'enrichir jusqu'à sa mort. Ontologie, eschatologie, morale, politique, aucun domaine ne lui… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
Deux mille ans avant la naissance de la théorie atomique moderne,* des penseurs grecs ont forgé la notion d'atome pour désigner les éléments premiers, insécables et indestructibles dont se compose toute réalité. La tradition voit dans Leucippe l'ancêtre mythique d'une philosophie qui, au ve … Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Olivier TINLAND
… La dichotomie du beau et du laid trouve en philosophie son illustration première dans la* figure de Socrate, personnage énigmatique et contradictoire aux yeux de ses contemporains fascinés par la beauté des formes corporelles et artistiques : Socrate, en effet, est à la fois celui qui a la plus belle âme, et celui dont le visage est le plus laid. Si… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme de GRAMONT
… travail scientifique – sans oublier l'apprentissage successif du grec, de l'hébreu et de l'arabe. *Tout commence avec les Grecs, et le commentaire d'un dialogue de Platon mené dans le style des exégèses de Leo Strauss (Le Restant, 1978), auquel s'ajoute l'interprétation d'ensemble du corpus aristotélicien au fil d'un questionnement… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe grec de la Nouvelle Académie — c'est-à-dire de la période de l'école platonicienne qui va d'Arcésilas à Philon de Larisse et pendant laquelle s'est réalisé, en réaction contre le dogmatisme de l'Ancienne Académie, un retour à l'esprit aporétique de Socrate —, Carnéade scandalise les Romains, lors de l'ambassade dite des philosophes (~… Lire la suiteÉcrit par : Fernando GIL
Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale" : … La pensée *grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance.Écrit par : Alain DELAUNAY
… *Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère,… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Marie GAUTIER, Bertrand SAINT-SERNIN
Dans le chapitre "Philosophie" : … Dès* les débuts de la philosophie en Grèce, l'idée de cause se trouve associée à l'ambition majeure de la pensée : rendre intelligible l'origine, la constitution et le devenir de ce qui est. Or l'homme ne saisit directement, par les sens et par l'intelligence, qu'une infime partie du réel. La recherche des causes va alors apparaître comme le moyen… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes, livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta, 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… enfin le premier à oser assumer, en tant que chrétien, toute la tradition poétique et philosophique *grecque et, d'une manière plus générale, toutes les traditions religieuses et philosophiques de l'humanité. Pour lui, le Christ, Raison universelle, est identique à la Raison déposée par Dieu à l'origine du monde dans le cosmos et dans l'esprit… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation (théôria, de Théa : déesse, et oraô : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des… Lire la suiteÉcrit par : Agnès ROUVERET
Dans le chapitre "Imitation et imagination (« mímēsis/phantasía ») : la leçon des philosophes" : … *C'est en effet dans l'interrogation philosophique sur le monde sensible et sur les conditions d'accès à la vérité que les références aux arts figurés, et surtout à la peinture, reviennent fréquemment à titre d'exemples métaphoriques facilitant l'accès au raisonnement plus abstrait. Chez Platon, adversaire de Démocrite qui avait, on l'a vu, théorisé… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion" : … *C'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d'opinion et de son sens mineur d'opiner. Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragments, l'… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "Le sophisme naturaliste" : … d'opposés où peut s'exprimer dans le registre axiologique la relation de la nature à la culture. *Pour sortir des pièges du naturalisme, la philosophie grecque a dressé face à face deux notions fortement et délibérément antithétiques, la nature et la convention, distinguant ce qui est par nature (physei) et ce qui est par convention (… Lire la suiteÉcrit par : Henri WETZEL
*Cynisme : la philosophie n'a pas fait un concept pondéré de ce terme abstrait qui désigne une réalité aussi opaque que l'idée est immédiatement polémique. Comme l'indique son étymologie, c'est à l'histoire de la philosophie pourtant que l'on est d'abord renvoyé. Emprunté au latin de basse époque cynismus… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« … Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Dernier successeur de Platon à la tête de l'Académie, au moment de la fermeture de l'école d'Athènes par Justinien en 529. La critique la plus récente a rendu, à juste titre, au philosophe néo-platonicien qu'est Damascius la paternité de plusieurs ouvrages : nous sommes sûrs maintenant de posséder de lui des fragments d'une Vie de son… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Fernando GIL, Pierre-Maxime SCHUHL
*Démocrite d'Abdère est un contemporain (un peu plus jeune) de Socrate (468-399), auquel il a longtemps survécu. Son nom est lié à celui d'un maître plus ancien, Leucippe, sur lequel nous savons peu de choses, mais qui passe pour avoir été l'élève de Zénon d'Élée. Nous sommes également mal renseignés… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
Dans le chapitre "Le désir, entre manque et plénitude" : … Pour* Platon, l'épithumètikon, c'est-à-dire la capacité de désirer, est une des trois parties constitutives de l'âme humaine (telle que décrite dans le quatrième livre de La République, 385-370 av. J.-C.). Le désir est pour lui une dimension constitutive de l'acte philosophique. Les six discours en l'honneur d'Éros qui se succèdent… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
*Le terme « dialectique » dérive du mot composé grec διαλ́εγειν (dialegein), qui indique dès le départ que son sens n'est pas simple. La signification la plus courante de λ́εγειν, c'est « parler » et le préfixe δια indique l'idée d'un rapport ou d'un échange. La dialectique est donc… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos, nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre… Lire la suiteÉcrit par : Alfredo GOMEZ-MULLER
… anthropologique, la notion de différence a longtemps été comprise d'une manière négative. Dans la *philosophie de la Grèce antique, et, en particulier, dans la pensée de Platon et d'Aristote, la différence est d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un être auquel la pensée grecque accorde un… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe de l'école de Mégare, sur l'enseignement duquel nous ne possédons que des témoignages fragmentaires. Comme les autres mégariques, Diodore se situe dans la tradition éléate et cherche, comme Zénon d'Élée, à nier dialectiquement l'existence du mouvement (cf. Sextus Empiricus, Adversus mathematicos, X, 85) : si l'on admet l'… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Diogène de Sinope, du nom de sa ville natale sur la mer Noire, est plus connu sous le sobriquet de Chien (Aristote, Rhétorique, 1411 a 24), qui le désigne comme fondateur de la secte cynique. Il mourut à Corinthe, qui lui consacra une colonne surmontée d'un chien, tandis que ses concitoyens lui élevaient une statue. Sa vie est un tissu d'… Lire la suiteÉcrit par : Marcel BÉNABOU
… *Le rhéteur grec Diôn ho Khrusostomos (Dio Cocceianus), à qui sera donné le surnom de Chrysostome (c'est-à-dire Bouche d'or), est né à Pruse en Bithynie, dans une famille riche. Il reçoit une bonne éducation qui lui permet de débuter comme rhéteur et de connaître le succès. Mais des difficultés l'amènent à quitter sa patrie et à se rendre à Rome,… Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre "Le dualisme en philosophie" : … *Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin,… Lire la suiteÉcrit par : Daniel RUSSO
Écrit par : Georges KAYAS
… *Pour Thalès de Milet, le premier des physiologues ioniens, l'eau est le principe de toutes choses ; après lui, Empédocle d'Agrigente introduit quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, qu'il appelle les quatre racines. Mais c'est surtout Platon qui développe la théorie des quatre éléments empédocléens. Dans son dialogue Le Timée… Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY, Universalis
*L'école d'Élée reste, en Occident, une source d'inspiration pour les philosophes qui professent le primat de l'être sur le devenir. Son plus illustre représentant, Parménide, n'enseigna sans doute pas le rigoureux monisme ontologique que parfois on lui attribue. Sa polémique contre l'héraclitéisme l'a probablement… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "Les écoles de Milet et dÉcrit par : Jean BOLLACK
*Empédocle, dans la conscience moderne où il continue à vivre, représente l'homme antique dans sa force prométhéenne, l'initié de la nature et des sciences secrètes qui voulut dépasser la condition humaine et se précipita dans le feu divin de l'Etna, abandonnant à la terre, sur les bords du cratère, la… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Ilsetraut HADOT
*Philosophe stoïcien de l'époque impériale, Épictète est resté fidèle aux dogmes fondamentaux de l'ancien stoïcisme. Grâce aux notes que son disciple Arrien avait prises à son cours, on peut se faire une idée très vivante des méthodes et des pratiques de l'enseignement dans les écoles philosophiques… Lire la suiteÉcrit par : Graziano ARRIGHETTI
*Quand Épicure fonda son école à Athènes, en 306 avant J.-C., la vie culturelle de la Grèce était dominée par les deux grandes écoles qui avaient recueilli l'héritage de Platon et d'Aristote : l'Académie et le Lycée. Épicure eut clairement conscience qu'il lui fallait mener sa bataille philosophique… Lire la suiteÉcrit par : Geneviève HÉBERT
… cadre d'un ascétisme raisonné. Une analyse rigoureuse des plaisirs véritables conduisait en effet *Épicure (341-270 av. J.-C.) à juger que « ni les beuveries et les festins continuels, ni la jouissance des garçons et des femmes [...] n'engendrent la vie heureuse, mais le raisonnement sobre [...] chassant les opinions par lesquelles le trouble le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CLAIR, Universalis
Dans le chapitre "La philosophie gréco-latine" : … *Philon d'Alexandrie professe une conception biblique de l'esprit humain. La vacuité de ce dernier par rapport à l'esprit divin doit être réalisée pour que la « lumière » de Dieu pénètre, dans le domaine de la connaissance, l'esprit-lumière humain et y luise. Chez Anaxagore, l'esprit se présente comme un principe omnipotent, omniopératoire,… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Giulio GIORELLO
Dans le chapitre "L'être dans la pensée grecque" : … *« Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
… *Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Barbara CASSIN
… *Né en Sicile, dans la colonie chalcidienne de Léontinum, Gorgias est avec son contemporain Protagoras le plus ancien et le plus fameux de tous les sophistes. Diogène Laërce (VIII, 58-59) en fait le disciple d'Empédocle. Ses concitoyens l'envoyèrent en ambassade à Athènes en 427 pour demander de l'aide contre les Syracusains, et son talent de… Lire la suiteÉcrit par : Joseph MOGENET, Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "La philosophie" : … *C'est encore de la sophistique que dépend la naissance du dernier des genres à triompher en prose : la philosophie. Après les recherches des premiers « physiciens », intéressés à la découverte rationnelle des principes de la nature, les sophistes se sont davantage tournés vers les problèmes qui concernent l'homme et la morale. Parmi eux, c'est… Lire la suiteÉcrit par : Henri WETZEL
… de circonscrire les problèmes relatifs à la naissance du mot et de la notion d'hédonisme. *Créé en 1890, par dérivation du grec ἡδονή qui signifie plaisir, ce terme désigne dès lors un ensemble de thèses éparses que la tradition philosophique gréco-latine attribuait aux cyrénaïques. Ces derniers, comme les mégariques par leur méthode… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *L'un des philosophes éminents de l'Académie, né à Héraclée, dans le royaume du Pont. Platon confia à Héraclide la direction de l'École lors de son dernier voyage en Sicile, et il faillit succéder à son maître Speusippe comme scholarque. De la profusion de ses œuvres il ne reste que les titres, qui témoignent de la diversité des sujets traités (… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*La légende et l'histoire reconstituable concourent à représenter Héraclite comme un aristocrate déchu des fonctions de sa caste, maintenant, dans une cité asservie, parmi une plèbe bigarrée de Grecs et d'Asiates, la hautaine réserve d'une sagesse pour les meilleurs. Chez ce Grec, le destin de la servitude… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *Personnage mystérieux, non datable et peut-être légendaire, entré dans l'histoire parce que sa figure (parmi d'autres) fait le pont entre des personnages religieux « barbares » apparentés aux « chamanes » et des philosophes grecs patentés, tel Anaxagore. La connaissance que l'on a aujourd'hui du chamanisme sibérien a renouvelé l'intérêt pour le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUANNA
Dans le chapitre "La « Collection hippocratique »" : … , des traités ou fragments de traités écrits par des médecins indépendants sont venus s'adjoindre. *Il existe en particulier des traités à tendance philosophique qui affirment, comme préalable à la médecine, la nécessité d'une connaissance des éléments primordiaux de la nature humaine. Cette médecine emprunte à la cosmologie son point de départ,… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARTIN, Marie-Rose MAYEUX
… *Philosophe, théoricien politique, architecte, urbaniste, Hippodamos de Milet représente, au début du ~ ve siècle, le type achevé des descendants de l'école philosophique de Milet, dont Thalès, au ~ vie siècle, apparaît comme l'inspirateur. Nourri de cette tradition, ayant exercé sa réflexion sur les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LOUIS
Écrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "L'anthropologie grecque et chrétienne" : … Déjà la philosophie *grecque témoigne d'une grande diversité au sujet de la conception de la nature humaine. Elle jette les fondements de la plupart des principales doctrines touchant l'homme. Matérialiste, elle étend le matérialisme jusqu'à l'explication de la connaissance, tout en se divisant sur la conception du bonheur et les moyens de l'obtenir… Lire la suiteÉcrit par : Luc BRISSON
… *La représentation que se fait spontanément un contemporain de l'inspiration en général et de l'inspiration poétique en particulier remonte pour l'essentiel aux idées formulées par Platon au ive siècle avant J.-C. Or, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, Platon opère un renversement complet par rapport à tout ce qui avait… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*Traditionnellement, on appelle « Ioniens » ou « premiers philosophes de la Grèce » un groupe de personnages ayant fleuri au vie siècle avant J.-C. dans les grandes cités côtières d'Asie mineure, singulièrement dans la ville portuaire de Milet et la cité de pèlerinage d'Éphèse. Après… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET, Jean JOLIVET
Dans le chapitre "Les débuts de la philosophie arabo-islamique" : … hellénisées, la philosophie et la sagesse grecques y étaient connues, des traductions d'ouvrages *grecs en syriaque y existaient dès les ve et vie siècles de l'ère chrétienne : ainsi Sergius de Reš‘ ayna (mort en 536) avait traduit en cette langue des ouvrages de médecine et des traités de logique d'Aristote… Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
*Jamblique est, au début du ive siècle de notre ère, le troisième maître de l'école néo-platonicienne, après Plotin et Porphyre. Il en recueille la succession au moment où l'école est aux prises avec un problème grave. Devant la montée du christianisme, un disciple de Pythagore et de… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CHOMARAT-RUIZ
Dans le chapitre "Des parcs pour la philosophie et la beauté" : … autour des temples auxquelles s'ajoutent, à l'extérieur, des bois sacrés. À l'époque classique, *les jardins de l'Académie où Platon enseigne, ceux du Lycée auxquels Aristote est attaché et le Jardin, qu'Épicure rend célèbre à Athènes, accueillent pourtant la première rencontre entre les jardins, l'esthétique et la philosophie. Au chant XXIV de… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre "L'inscription hellénique" : … qu'il s'inspire, consciemment et fermement, des penseurs grecs. Il se réclame particulièrement de *Platon et d'Aristote, qui selon lui avaient au fond la même doctrine (on reconnaît là un élément de la pensée grecque tardive, volontiers syncrétiste). Mais l'examen de ses œuvres permet d'y déceler des problèmes et des concepts issus de divers… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Barbara CASSIN
… *Abdère, Milet, Élée... se disputent la gloire d'être le lieu de naissance de Leucippe. Il fut le disciple de Parménide, de Mélissus, de Zénon, de Pythagore. Aristote parle presque toujours de « Leucippe et Démocrite » ; Nietzsche appelle le maître et son célèbre disciple « deux doubles ». Pour Épicure enfin, il n'y eut pas de philosophe nommé… Lire la suiteÉcrit par : Robert BLANCHÉ, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "L'essor de la logique en Grèce" : … *On s'accorde toujours à faire commencer la logique avec celles des œuvres d'Aristote qui seront ultérieurement rassemblées sous le titre commun d'Organon – mot qui marque bien le caractère instrumental et préparatoire à la philosophie qu'Aristote lui reconnaissait. Elle avait été préparée par le développement de la dialectique, qu'Aristote… Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
… *Dans le grec classique, logos signifie une parole ou la parole, et tout rôle qu'elle assume : profane (proposition, définition, exemple, science, opinion particulière, rumeur publique) ou sacré (réponse d'oracle, révélation d'en haut). Ce terme tient une place si considérable dans la langue philosophique que la multiplicité des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DUMONT
*Dans le portique d'Athènes consacré à Apollon Lycéios, situé en bordure de l'Ilissos et orné par Périclès, Aristote s'installa pour professer et converser en se promenant avec ses disciples. De cette coutume vient aussi le nom d'école péripatéticienne dont on use pour désigner le Lycée (Λ́υκειον). Après… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Pierre HADOT
Dans le chapitre "Les « Pensées »" : … *Les fameuses Pensées de Marc Aurèle (le titre de l'ouvrage attesté dans la tradition manuscrite est : À lui-même) semblent avoir été rédigées à la fin de sa vie : deux livres au moins ont dû être écrits pendant la campagne du Danube, l'un « chez les Quades, au bord du Gran » (c'est-à-dire dans l'actuelle Slovaquie), l'autre « à… Lire la suiteÉcrit par : Georges GUSDORF
Dans le chapitre "L'atomisme antique" : … *Le matérialisme apparaît, dans l'histoire de la pensée grecque, sous la forme du mécanisme atomistique, selon lequel la réalité sensible du monde est engendrée par des combinaisons de particules élémentaires. Le fondateur de l'école est Leucippe, un Grec d'Asie Mineure, qui vit au ve siècle avant notre ère et dont les écrits… Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
… *Philosophe néo-platonicien du ive siècle, élève d'Aedesius, lui-même disciple de Jamblique. Parallèlement à son travail de philosophie scolaire (Simplicius mentionne un Commentaire sur les Catégories d'Aristote qu'il aurait écrit). Maxime était très versé dans la théurgie et la magie pratiquées dans l'école de Jamblique… Lire la suiteÉcrit par : Joseph BEAUDE
Dans le chapitre "La naissance du mécanisme" : … Très tôt dans l'histoire de la pensée *grecque, on voit se constituer une école de philosophes atomistes, l'école d'Abdère. On ignore tout du fondateur de cette école, Leucippe, mais on connaît par quelques textes la pensée de son disciple Démocrite, un contemporain de Socrate. L'atomisme fut repris et développé par Épicure (341-271), puis, au… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendait… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Philosophe grec né à Samos, en Ionie. Mélissos commande la flotte saméenne lorsqu'elle l'emporte sur la flotte athénienne en ~ 442. Disciple de Parménide (Diogène Laërce, IX, 24), il s'est attaché comme Zénon, mais sans utiliser sa méthode paradoxale de réfutation, à défendre les thèses éléates contre les partisans d'une pluralité d'étants en… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Le problème philosophique du fondement de la morale" : … comme obligation ce qui lui est imposé par la force brutale (c'est-à-dire animale et non humaine). *Le problème a été posé en toute clarté par Platon (peut-être déjà par Socrate) : on ne peut pas dire de quelque chose, action, institution, etc., qu'elle est bonne avant qu'on ne sache ce que le terme de bon désigne. Toute la philosophie… Lire la suiteÉcrit par : René HABACHI
Dans le chapitre "Les doctrines de la chute" : … de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. *Mais, pour la pensée grecque devenue chrétienne, cette rencontre est l'effet d'une création de l'âme, alors qu'elle est la conséquence d'une chute pour les philosophies antérieures. Chute ou création détermineront des différences importantes dans les… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "De la généalogie cosmogonique aux protophysiques" : … cosmogoniques et protophysiques la comparaison structurale est possible et s'avère éclairante. *Elle révèle d'abord que les « physiciens » ont choisi de poser à l'origine tantôt, et le plus souvent, un seul principe (l'Eau de Thalès, l'Air d'Anaximène, le Feu d'Héraclite), tantôt un couple contrasté (le vide et le plein, le chaud-lumineux et le… Lire la suiteÉcrit par : Maurice ÉLIE
Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature" : … *D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l'Archè, le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de… Lire la suiteÉcrit par : Michaël FOESSEL
… », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. *Dans le Timée, Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité (anankè) sous la figure de l'inexorable : le démiurge qui se trouve à l'origine de l'ordre du monde est obligé de composer avec une matière qu'il n'a pas choisie… Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY
*À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iiie au vie siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu… Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
Dans le chapitre "Genèse du néo-platonisme" : … *Les néo-platoniciens sont essentiellement tournés vers Platon, non comme vers un moment historique, mais comme vers un enseignement éternellement actuel et capable d'éclairer les problèmes les plus nouveaux. Ils appartiennent à l'ère des commentateurs et se veulent uniquement tels. Mais peut-être en vertu de ce projet même et à leur insu sont-ils… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Métaphysique et ontologie" : … formes nouvelles. On se bornera, dans ce paragraphe, à rapporter la position du problème dans la *philosophie grecque, en se limitant même à Parménide, Platon et Aristote, chez qui se discernent le noyau de tous les problèmes et l'origine de toutes les apories. Non pas qu'on ait l'illusion de croire qu'il ne s'est rien passé… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe stoïcien grec, originaire de Rhodes, Panétius (ou Panaitios) fut le disciple de Diogène de Babylonie et d'Antipater de Tarse, puis le maître de Posidonius. Son œuvre est totalement perdue (fragments réunis par M. Van Straaten, Panaetii Rhodii Fragmenta, 1962) : elle comprenait notamment un traité Du devoir, que Cicéron… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*Les indications de Diogène Laërce situent la maturité de Parménide autour de 500 avant J.-C. et en font un contemporain d'Héraclite. Celles de Platon la situent autour de 480. Dans son Parménide, Platon place Socrate en position d'étudiant par rapport à Zénon, et Zénon en position de disciple par… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… de même cette doctrine du Logos lui permet de s'approprier la tradition philosophique grecque. *De la philosophie grecque le christianisme a reçu tout d'abord l'idée même de théologie et le plan type d'une théologie systématique, celle-ci comprenant, selon une tradition qui s'esquisse déjà dans Les Lois de Platon, les points suivants… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *École philosophique fondée à Pergame après la mort du philosophe Jamblique, vers 330, par son disciple Aidesios. Elle regroupe Maxime d'Éphèse, Chrysanthe, Priscus et un certain Eusèbe. C'est dans ce milieu et cette tradition jambliquienne, tout particulièrement sous la direction de Maxime d'Éphèse, que l'empereur Julien fut initié au néo-… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jean-Paul DUMONT
… du terme. Alors, on constate que le terme de phénomène a d'abord correspondu au statut que les* penseurs grecs, prédécesseurs ou contemporains de Socrate, assignaient au perçu ; ensuite, au fur et à mesure que progressait la réflexion philosophique, ce modèle scientifique archaïque ainsi que le terme qui le dénommait ont servi à définir une… Lire la suiteÉcrit par : Annie JAUBERT
… juive affrontée à l'hellénisme, qui ont jeté un pont entre la révélation biblique et la philosophie *grecque. L'éclectisme philonien interdit de parler de synthèse philosophique, il est bien plutôt une vision religieuse du monde, fidèle aux affirmations bibliques traditionnelles : grandeur du Dieu unique, élection d'Israël. Cette vision intègre… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "L'objet de la philosophie" : … *Toute discipline, toute science qui se développe rationnellement, se réserve un objet, même sommairement défini en un premier temps, mais que la recherche sera amenée à préciser ou à rectifier. C'est ainsi qu'à la physique ont été assignées la matière et l'énergie, à l'histoire le passé humain. Or, dès que le terme de philosophie apparaît, dans les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
*Physis (ϕ́υσις) est un des concepts fondamentaux de la philosophie grecque. Les Romains l'ont traduit par natura, mais le concept moderne de nature s'est trouvé engagé dans un certain nombre d'emplois, et surtout dans une série d'oppositions (nature et esprit, nature et grâce, nature et liberté,… Lire la suiteÉcrit par : Monique DIXSAUT
*On a pu écrire que toute l'histoire de la philosophie se résumait à une série de notes en bas de page apposées à l'œuvre de Platon. Si pour certains il a déjà tout dit − l'être travaillé par le négatif et par la différence, la pensée transcendantale et les concepts a priori, la sublimation de l'… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… * Mort de Périclès. Naissance de Platon, issu de noble lignée, à Athènes ou Égine. Expédition de Sicile. Procès et condamnation à mort de Socrate, à Athènes. Platon rédige ses premiers dialogues : Hippias mineur, Ion, Lachès, Charmide, Protagoras, Euthyphron. Sparte assiège Corinthe. Seconde… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
*Repensant la doctrine de Platon avec des éléments aristotéliciens et stoïciens, en même temps qu'elle subit l'influence de courants ultérieurs, la philosophie de Plotin représente une recherche du salut autant que de la vérité, un épanouissement du platonisme autant qu'une véritable création. Elle s'… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "La philosophie grecque" : … *La philosophie grecque découvre très tôt la multiplicité des formes dans lesquelles s'exerce le pouvoir et, grâce à cette observation, le rôle central du pouvoir. Les sophistes, il est vrai, ne s'intéressent pas à la question de son usage bon ou mauvais, mais ils constatent, omniprésente, la lutte pour le pouvoir : chacun désire les avantages que… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe stoïcien grec, élève de Panétius, Posidonius d'Apamée, après de nombreux voyages, se fixa à Rhodes, où Cicéron et Pompée vinrent entendre ses leçons. Tous ses écrits sont perdus : on n'en possède que des fragments (recueillis par L. Edelstein et I. G. Kidd). À la fin du xixe siècle et au début du xxe… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "La naissance du problème" : … en tant que telle ne saurait faire problème avant qu'elle ne soit opposée à une théorie pure. *L'idée d'une telle théorie, désintéressée parce que ne visant aucun but et aucune modification des conditions existantes, est d'origine grecque. Il n'est pas douteux que certaines connaissances en mathématique ou en astronomie, que nous dirions « … Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
*Dans la condition historique qui était la sienne, le génie propre de Proclus a conduit le néo-platonisme à ce point d'équilibre qu'on peut appeler classique. Entre la puissance inventive un peu désordonnée de Plotin, qui fonde l'école néo-platonicienne au iiie siècle après J.-C., et l'… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Sophiste ionien originaire de Julis, dans l'île de Céos, Prodicos est surtout connu par les dialogues de Platon. Socrate, le louant et le ridiculisant à la fois, dépeint Prodicos comme un frileux Tantale dont, tout omniscient, ou omnisage, et divin qu'il soit, la voix de basse produit un bourdonnement qui rend ses paroles indistinctes (… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "La formation de l'idée de progrès" : … dont l'origine se situe dans la Grèce classique où s'est effectuée une réforme de la conscience. *On sait, en effet, que le progrès ne pouvait qu'occuper une place très secondaire dans les premières spéculations cosmogoniques : les mythes ont d'abord rendu compte de la régularité des phénomènes naturels et sociaux, non de leurs transformations,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Les sceptiques grecs, après Énésidème (fin du ~ ier s.), ont volontiers reconnu en Pyrrhon un ancêtre de leur méthode ; les présentations doxographiques de sa doctrine reflètent parfois cette intention. Pourtant, Pyrrhon n'est pas vraiment le fondateur d'une école sceptique. Élève d'Anaxarque, qui était lui-même un disciple de… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE, Daniel SAINTILLAN
*Il n'est guère, dans l'Antiquité, de figure plus mystérieuse que celle de Pythagore, ni qui ait posé de problèmes plus embarrassants aux historiens. Il passe pour n'avoir rien écrit, et sa pensée ne fut sans doute connue jusqu'à l'époque de Socrate que par une tradition orale, elle-même entourée de secret… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Les Grecs et le développement de l'esprit rationnel" : … *Si toute philosophie prend son origine en Grèce, c'est parce que les Grecs très tôt admettent, sans s'en scandaliser, que des discours, des croyances, des conceptions du monde, des morales concrètes diffèrent : il s'agit toujours d'hommes. On se met tout naturellement à la recherche d'un discours (d'une pensée) valable pour tous les hommes, du… Lire la suiteÉcrit par : Danielle DELHOME, Michèle SINAPI
… avec Paul Ricœur et Jean-François Lyotard. Elle y enseigne jusqu'à la fin de sa carrière, en 1975. *Dès la publication de sa double thèse, en 1959, Héraclite, ou l'Homme entre les choses et les mots et La Nuit et les enfants de la Nuit, son œuvre est reconnue en ce qu'elle participe au renouveau, en France, des études « … Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Dans le chapitre "Historique" : … En simplifiant, suivant les procédés aristotéliciens de libre interprétation des textes,* le matérialisme a surgi du premier coup, avec tous ses traits caractéristiques, chez les penseurs grecs d'avant Socrate. Considérant les choses sensibles, ils en cherchent le principe abstrait, et, afin d'expliquer comment ce principe unique engendre la… Lire la suiteÉcrit par : Hervé BARREAU, Tobie NATHAN
Dans le chapitre " Les philosophies relativistes" : … La première forme de relativisme a été exprimée, au début de l'essor de la pensée philosophique *en Grèce, par le sophiste Protagoras, à qui Platon fait dire dans le Théétète (ive siècle av. J.-C.) que « l'homme est la mesure de toutes choses », c'est-à-dire du vrai comme du faux. Contre cette position, Socrate et… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Pierre AUBENQUE
… de treize siècles, le latin sera par excellence la langue philosophique de l'Occident chrétien. *Mais ce latin, tour à tour classique, patristique et scolastique, et dont la terminologie philosophique actuelle reste encore tributaire, ne véhiculera en apparence que des concepts forgés par la spéculation grecque. Car il n'y a pas de philosophie… Lire la suiteÉcrit par : Manuel de DIÉGUEZ
Dans le chapitre "Sagesse et philosophie de la personne" : … du « bien », que véhiculait une forme de moralité ayant « fait ses preuves ». Cependant, dès l'aube *grecque d'une philosophie de l'individu articulée avec une réflexion sur la nature même de la pensée, Socrate s'était donné pour tâche essentielle de contester radicalement tout mode d'acquisition automatique et traditionnel de la sagesse dans les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DUMONT
Dans le chapitre "Signification du scepticisme ancien" : … *Le fondateur du scepticisme grec est Pyrrhon (fin du ive s. av. J.-C.). Il n'a laissé aucun écrit philosophique. Né à Élis, petit bourg du Péloponnèse, il y vécut d'abord comme peintre, puis se convertit à la philosophie, principalement sous l'influence d'Anaxarque, un abdéritain, en compagnie duquel il suivit Alexandre le Grand… Lire la suiteÉcrit par : Alain BOUTOT
Dans le chapitre "La naissance conjointe de la science et de la philosophie" : … La* science et la philosophie sont apparues au même moment, chez les Grecs, il y a plus de deux mille cinq cents ans. Leur naissance a correspondu à l'émergence d'une nouvelle figure du savoir, inconnue des époques antérieures, le savoir pur ou désintéressé. « Jamais que nous sachions, écrit Léon Robin, la science orientale, à travers tant de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Du philosophe sceptique grec Sextus Empiricus on possède trois grandes œuvres : les Hypotyposes pyrrhoniennes en six livres ; le traité Contre les professeurs (Adversus mathematicos) en trois livres (contre les grammairiens, contre les rhéteurs, contre les géomètres, contre les arithméticiens, contre les astrologues,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Philosophe grec néo-platonicien, commentateur d'Aristote, Simplicius fut élève d'Ammonius Hermeiou à Alexandrie et de Damascius à Athènes. Après la fermeture de l'école d'Athènes par l'empereur Justinien (529), il fit partie du groupe de philosophes néo-platoniciens qui partirent pour la Perse demander asile au roi Chosroes Nuschirvan. Dès 533, ils… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG
*Socrate n'est pas un philosophe parmi les autres ; il est le totem de la philosophie occidentale. En chaque pensée qui s'éveille et s'interroge, il revit ; en chaque pensée qu'on humilie ou qu'on étouffe, il meurt à neuf. La place exceptionnelle qu'il tient dans notre culture est celle du héros fondateur… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
… ce mouvement de pensée qui, à l'aube présocratique de la philosophie, séduisit et scandalisa la *Grèce entière. Hegel qualifie les premiers sophistes, dans l'Athènes de Périclès, de « maîtres de la Grèce » : au lieu de méditer sur l'être comme les Éléates, ou sur la nature comme les physiciens d'Ionie, ils choisissent d'être des éducateurs… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Neveu de Platon, Speusippe fut son premier successeur à la tête de l'Académie. Grâce au témoignage d'Aristote dans la Métaphysique (VII, XII et XIV), on peut reconstituer les grandes lignes de sa conception de la structure de la réalité, conception qui représente une des formes du système fondamental imaginé dans l'école de Platon : au… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Chef de l'école philosophique de Mégare vers ~ 330, Stilpon donne à celle-ci, par son habileté dialectique et la puissance de sa personnalité, un rayonnement considérable : il a notamment pour disciple Zénon de Cittium, le futur fondateur du stoïcisme, dont la dialectique reprendra souvent la problématique de l'école de Mégare (voir : P. M. Schuhl… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI
*Contrairement à la plupart des doctrines philosophiques, le stoïcisme ne tire son nom ni de celui de son fondateur, comme le platonisme, ni de celui de son concept central, comme l'existentialisme, mais simplement de celui de l'endroit où sa voix s'est fait entendre pour la première fois : c'est au… Lire la suiteÉcrit par : Michel GAREL
… *Philosophe péripatéticien. Également surnommé le Physicien. Disciple de Théophraste, Straton succéda à ce dernier comme chef de file du Lycée, position qu'il occupa pendant dix-huit ans. Il fut sans doute, pendant un temps, le précepteur de Ptolémée II Philadelphe et jouit de la protection d'Arsinoé, sœur et épouse du souverain. Il joua un rôle… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Origine du syllogisme" : … théorie du syllogisme, il est important de le constater, est née historiquement du souci, apparu en *Grèce aux ve et ive siècles avant J.-C., à la fois chez les sophistes et dans l'école platonicienne, de codifier les règles de la discussion : en ce sens, le syllogisme a commencé par être un procédé… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *Thalès avait environ quarante ans lors de l'éclipse du Soleil dont la prédiction lui a valu de rester célèbre (~ 585). Il possédait des connaissances en astronomie assez positives et assez avancées pour faire des prévisions rationnelles. Il habitait la cité ionienne de Milet, port et centre d'un commerce étendu aux deux bassins de la Méditerranée… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Théodore l'Athée, dit aussi Théodore de Cyrène (à ne pas confondre avec un autre Théodore de Cyrène, mathématicien du siècle précédent, dont Platon suivit les leçons), aurait succédé à Aristippe le Jeune à la tête de l'école de Cyrène fondée par Aristippe l'Ancien, ou du moins d'une partie de cette école, puisque Diogène Laërce parle de théodoriens… Lire la suiteÉcrit par : Dominique RICHARD
… *Poète et philosophe sceptique grec, d'abord choriste au théâtre, Timon étudie la philosophie sous Stilpon de Mégare, puis devient le disciple et l'ami de Pyrrhon. Il enseigne lui-même la philosophie et la rhétorique à Chalcédoine. Ayant ainsi acquis une fortune considérable, il réside quelque temps en Égypte et en Macédoine avant de se fixer à… Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
Dans le chapitre "Le problème de l'un et du multiple" : … unité, autant nous devons reconnaître que toute pensée se meut inéluctablement dans le multiple. *Tout comme le divers pur, l'un pur est impensable et même inaffirmable. C'est ce que démontre Platon dans la première hypothèse du Parménide. Le domaine de la pensée est l'un multiple, ou le nombre, et son exercice fondamental est la lutte… Lire la suiteÉcrit par : Pierre JUDET DE LA COMBE
Dans le chapitre "Construction de l'espace politique" : … Origines de la pensée grecque (1962) propose ainsi une histoire rationnelle de la rationalité *philosophique grecque. Le livre montre comment l'apparition de la philosophie n'est intelligible que si l'on prend en compte ses conditions sociales de possibilité, et tout d'abord, parce qu'elle est langage, l'interaction langagière que constitue l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Successeur de Speusippe à la tête de l'Académie platonicienne, Xénocrate propose une explication systématique de la réalité qui, connue uniquement par des témoignages doxographiques, présente des analogies avec celle de Speusippe : on y retrouve les idées-nombres, l'âme et les corps en une succession hiérarchique ; mais Xénocrate ne fait pas du… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Fondateur de l'école d'Élée et maître de Parménide, bien que d'autres sources doxographiques, par exemple Platon (Sophiste), fassent remonter l'origine de l'école plus loin encore. Les principales indications biographiques sont fournies par Xénophane lui-même, dans certains des quelque quarante fragments qu'on a conservés de lui : « … Lire la suiteÉcrit par : Hervé BARREAU
*Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon… Lire la suite
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