Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Francis AFFERGAN
La philosophie de l'histoire est un poison qu'il importerait, d'urgence, d'épargner au monde. Tels sont les premiers mots du livre d'Odo Marquard, Des difficultés avec la philosophie de l'histoire (Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 2002), dont la radicalité n'entame en rien une érudition d'autant plus originale qu'elle… Lire la suiteÉcrit par : Saül KARSZ, François MATHERON
Dans le chapitre "« Je ne suis pas marxiste »" : … de laquelle l'économique joue un rôle déterminant. La lutte des classes est le moteur de l'*histoire : y interviennent les rapports d'opposition, d'alliance et de compromis entre toutes les classes, et surtout pas l'une ou l'autre des classes prise isolément. Donc, le prolétariat n'étant pas, lui, le moteur de l'histoire, l'ouvriérisme… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
… des disciples, le « spectateur engagé » des lecteurs et des amis. Mais l'Introduction à la *philosophie de l'histoire et ses annexes postérieures ne sont guère évoquées, malgré l'exception notable de Pierre Manent (« Raymond Aron éducateur », in Commentaire, no 28-29). La nouveauté pour la France de certaines vues,… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN
Dans le chapitre "Dieu et l'histoire humaine" : … *La spiritualité augustinienne, qui s'attache tant à montrer aux hommes que les valeurs terrestres et humaines ne sont que passagères, s'épanouit en une théologie de l'histoire, essentiellement formulée dans La Cité de Dieu. La prise de Rome, en 410, par les Wisigoths d'Alaric ne fut politiquement qu'un raid audacieux, mais sans graves… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Marie-Madeleine DAVY
Dans le chapitre "Une philosophie religieuse" : … sans cesse repris dans l'espoir d'un passage définitif, eschatologique, du symbole à la réalité. *Ainsi se précise le sens de l'histoire. Le temps cyclique, du cosmos et des cultures au symbolisme cosmique, a été rompu par la révélation biblique de la personne. Le temps historique trouve son sens dans une tension eschatologique. Mais la plénitude… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MESNARD
Dans le chapitre "Philosophie générale" : … approfondie de sa pensée politique. Son effort de rationalisation trouve sa discipline dans l'*histoire, dans la mesure où, comme le disait Auguste Comte, une fois la sociologie créée, l'esprit des sciences humaines doit devenir prépondérant dans l'explication de tous les phénomènes. Considéré sous cet angle, l'ensemble du savoir humain se… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "De nouveau la loi des trois états" : … de l'intelligence et de l'esprit scientifique. Nous apprenons maintenant que l'instabilité de l'*histoire provient de la contradiction entre les différentes fonctions sociales. Il n'y a pas contradiction : les étapes du savoir continuent de symboliser les étapes de l'humanité globale ; la critique exercée par l'esprit positif demeure le moyen le… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand SAINT-SERNIN
Dans le chapitre "La contingence dans les sciences sociales" : … la théorie. Un problème épistémologique se pose alors : à quelles conditions une science sociale, l'*histoire par exemple, peut-elle recourir non plus à une idée vague de contingence, mais à un concept clairement défini qui reprenne, en les précisant, les contours de cette idée ? C'est sans doute Cournot qui aborde cette question avec le plus de… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Écrit par : Isabelle KALINOWSKI
Dans le chapitre "Une philosophie de l'Histoire" : … des grands hymnes, la syntaxe complexe de longues périodes tendues parfois sur plusieurs strophes, *la solennité énigmatique d'une poésie qui a pour enjeu une philosophie de l'histoire, peuvent dérouter le lecteur français : l'idée que Hölderlin ait pu influencer la genèse de la Phénoménologie de l'esprit et que la lecture des écrits du… Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
Dans le chapitre "Les interprétations" : … *Quel sens avait « le projet du plus beau monument qu'aucun siècle ait jamais élevé à la gloire et à l'instruction du genre humain » (Naigeon) ? La réponse doit être prise du Discours préliminaire, par d'Alembert – Discours qui, dans le volume I, suivait le Prospectus réimprimé –, et de l'article « Encyclopédie ». Une… Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "Le testament des Lumières" : … dans la poursuite du bonheur terrestre et la lutte contre le mal suprême qu'est l'ignorance. *L'ensemble est soutenu par une philosophie de l'histoire qui, soulignant, pour expliquer les progrès ou les retards de l'humanité, le faisceau de facteurs en œuvre, voire l'interdépendance totale des mécanismes sollicités, fait de la communication… Lire la suiteÉcrit par : Gerhard HÖHN
Dans le chapitre "De la naissance de la théorie critique à sa phase pessimiste" : … la philosophie idéaliste de la raison (et ses intérêts pratiques) pour une simple idéologie. *Alors que, dans un premier temps, Horkheimer et ses collaborateurs avaient cru à une marche progressive de l'histoire, leurs expériences politiques pendant leur exil américain (1934-1949), puis en Allemagne à l'époque de la guerre froide, ont fait… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER, Marthe ROBERT
Dans le chapitre "L'histoire et l'homme" : … éternité. Ainsi le sang versé par Œdipe sur la scène d'un théâtre l'a été d'abord sur la scène de l'*histoire, ou, plus exactement, l'histoire procède de ce drame unique qu'elle répète sans cesse avec de nouveaux acteurs et d'innombrables figurants. Freud achève sa vie et son œuvre sur ce livre qu'il qualifie lui-même de « roman » (d'après lui, le… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
Dans le chapitre "L'expérience herméneutique et ses présupposés" : … Lumières rend impossible toute reconnaissance de la fonction positive des concepts d'autorité et de tradition. L'*histoire ne nous appartient pas ; c'est nous qui lui appartenons, parce que les préjugés de l'individu, bien plus que ses jugements, constituent la réalité historique de son être. Tout comme Hannah Arendt, Gadamer refuse de confondre la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques d' HONDT, Yves SUAUDEAU
Dans le chapitre "Les « Leçons » de Berlin" : … propagera ses idées surtout dans son enseignement oral, extrêmement abondant, et plus explicite. *Dans les Leçons sur la philosophie de l'histoire, il confirme, en brossant une fresque du passé humain, la profondeur de son sens historique personnel : dans le développement du genre humain, et spécialement en son espace occidental, tout s'… Lire la suiteÉcrit par : Gunter SCHOLTZ
Dans le chapitre "Formation d'une conscience historique" : … universelle, qui appréhende toutes choses sous l'angle de leur devenir et de leur déclin ; b. la *philosophie de l'histoire, qui discerne un progrès irréversible dans l'histoire humaine (ce qui explique pourquoi le marxisme lui-même fut parfois interprété comme une variante de l'historicisme) ; c. en même temps, le terme désigne le maintien des… Lire la suiteÉcrit par : Hans Georg GADAMER
… la désagrégation de la tradition légendaire. En ce sens, « historique » signifie « non mythique ». *Mais derrière ce concept simple d'historicité s'annonce un autre sens du terme, qui relève plutôt de la terminologie philosophique. Historicité signifie alors la constitution foncière de l'esprit humain qui, à la différence d'un intellect infini, ne… Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
… au-dessus d'elle-même ? Le sens et la liberté sont-ils immanents ou bien transcendants ? *Un aspect concret de cette problématique est la question de l'histoire : l'homme accomplit-il lui-même son histoire, son sens et sa puissance, ou bien au contraire le temps, qui est l'immanence même, se transmue-t-il nécessairement en une histoire… Lire la suiteÉcrit par : Louis GUILLERMIT
Dans le chapitre "L'histoire et la politique" : … de l'idée critique, définie comme « libre et public examen », qu'elle fit de lui l'initiateur de *la philosophie moderne de l'histoire et qu'avec lui le droit et la politique devinrent des problèmes proprement philosophiques. C'est par le mal que commence l'histoire de la liberté, car elle est l'œuvre de l'homme. Si on la raconte empiriquement, l… Lire la suiteÉcrit par : Gérard LEGRAND
… *Né à Moscou, Alexandr Kojevnikov décide, en 1920, de suivre sa famille en Occident, bien qu'il se tienne pour communiste. En Allemagne, il s'initie à la philosophie (Jaspers, Heidegger, etc.), ainsi qu'au sanskrit et au chinois. Il est attiré par le bouddhisme, unique religion « athée » à ses yeux. En 1933, alors qu'il est étudiant en Sorbonne,… Lire la suiteÉcrit par : Georges LABICA
… *Généralement considéré comme le premier marxiste italien, Antonio Labriola, né à Sangermano, fut l'élève, à Naples, de Bertrando Spaventa. Son premier écrit, Contro il ritorno di Kant propugnato da E. Zeller (1862), s'inspire de l'idéalisme néo-hégélien. En 1866, il se consacre à Socrate, puis, en 1869, à Spinoza (Origine e natura… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Lucien GOLDMANN
Dans le chapitre "Le créateur de l'existentialisme" : … études sur ce penseur) ; enfin, la description rigoureuse de la structure tragique. Si on y ajoute *l'analyse ultérieure des problèmes philosophiques de l'histoire, dans Histoire et conscience de classe, on a, sous une forme il est vrai différente, proche de Pascal et de Kant et marquée par le refus de tout romantisme et de toute… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
Dans le chapitre " Matérialisme dialectique, matérialisme historique et conception prolétariennedu monde" : … celui-ci en objet de connaissance, par voie de démonstration et de vérification pratique. *Cet objet n'est pas l'« histoire » au sens empirique, l'évolution des sociétés humaines, le « passé », mais l'ensemble des modes de production apparus (et à paraître) dans l'histoire, leur fonctionnement et les formes de transition qui font passer d'… Lire la suiteÉcrit par : Youakim MOUBARAC
Dans le chapitre "Compréhension de l'histoire et science de la compassion" : … non seulement des invariants dans la destinée de l'islam, mais une compréhension totale de l'*histoire, fixée sur un certain nombre d'« archétypes » (au sens jungien) et vécue par une succession obscure de grands intercesseurs, victimes volontaires de transferts de la douleur et adeptes passionnés de la compassion à l'universel (reprenant l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
… partie, épistémologique, de l'ouvrage, s'inscrit dans le prolongement des réflexions de Ricœur sur *le statut de la connaissance historique, qui jalonne toute son œuvre. Dans le sillage de Temps et récit (1980-1983), notamment, il s'agit d'une enquête extrêmement serrée sur l'opération historiographique, de l'aspect documentaire jusqu'à la… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Le problème de la fin de l'histoire" : … *On avait donc raison de penser que l'évolution de Merleau-Ponty trahit un incessant rapprochement de Heidegger. Entre eux, pourtant, la distance demeure grande : elle apparaît dès qu'on considère les thèmes de réflexion qui sont familiers à l'un et à l'autre. C'est ainsi que même dans Le Visible et l'Invisible le thème de l'ontologie n'est… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu »" : … car chaque réalisation accroît l'exigence et contient la promesse d'une réalisation meilleure.) *L'avantage de cette position est double. Elle fonde l'histoire comme création de fins, comme devenir orienté, comme modification, de l'homme et du monde. Simultanément, elle obtient un dieu sans visage et sans image, puisque le dieu moral, seigneur… Lire la suiteÉcrit par : François BOURRICAUD
Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée" : … Ponty, dans Humanisme et terreur, on dira que c'est de deux choses l'une : ou bien l'*histoire a un sens, ou bien elle n'en a pas. Si elle en a, ce sens est immanent à l'histoire elle-même. Il ne lui est pas conféré par l'historien-spectateur. Il est déjà là avant d'être perçu. Or cette description est doublement obscure. D'abord elle… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Les philosophies de l'histoire des morales" : … *La solution a été cherchée sur des voies divergentes, qui cependant toutes contiennent, soit explicitement, soit implicitement, une philosophie de l'histoire des sociétés humaines. On considère l'individu et tous les individus comme moralement déchus, formant par conséquent des sociétés injustes ; le salut, regardé comme hors d'atteinte pour les… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "L'intention signifiante du mythe" : … école scandinave, l'« idéologie du roi » s'appuie sur cette filiation entre mythe, rite et royauté. *Ce lien doit être compris dans son principe ; c'est dans la mesure où le mythe institue la liaison du temps historique avec le temps primordial que la narration des origines prend valeur de paradigme pour le temps présent : voilà comment les choses… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
Dans le chapitre "Peut-on parler aujourd'hui d'un droit naturel ?" : … varient selon les époques et selon le progrès dans la connaissance que l'homme a de cette nature. *La nature humaine doit être située par rapport à la perspective historique, car l'historicité en est une dimension constituante. On peut en dire autant de l'affectivité ; l'homme, en effet, est un être de désir, et cela dans un sens très différent de… Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT
Dans le chapitre "La Loi primordiale" : … si la structure œdipienne prend pour le sujet force de loi, c'est qu'à travers les torsions de l'*histoire et la déformation des figures individuelles, c'est le jeu des signifiants qui lui impose sa foi. Freud parle de « schémas phylogénétiques innés qui, comme des « catégories » philosophiques, se chargent de subsumer les impressions vécues »,… Lire la suiteÉcrit par : Olivier LÉVY-DUMOULIN
Dans le chapitre "Périodisation à l'ancienne" : … Périodiser rend pensable le chaos des chroniques, ordonne le fil du temps ;* l'opération trahit souvent la quête obstinée d'un sens de l'histoire. De Hésiode à Marx, en passant par saint Augustin ou Hegel, les grandes visions du monde porteuses d'un sens global reposent sur une périodisation du temps de l'histoire. Ainsi, le christianisme ne se… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Inactualité" : … *Science empirique de l'esprit par excellence, l'histoire n'est pas en mesure de décider de la validité universelle d'une thèse philosophique, à moins que, sous le nom de science historique, il ne s'agisse d'une philosophie de l'histoire. Mais en résulte-t-il la possibilité d'espérer énoncer une philosophia perennis ? Depuis le début du … Lire la suiteÉcrit par : Abel POITRINEAU
Dans le chapitre "Un système « réactionnaire »" : … et finaliste, présente des insuffisances, voire des tares graves. Elle représente une négation de l'*histoire : pour les physiocrates, tous les phénomènes économiques sont régis par des lois analogues aux lois physiques qui gouvernent le monde concret ; elles sont universelles, c'est-à-dire identiques en tout temps et dans tous les pays, puisqu'… Lire la suiteÉcrit par : Carla CANULLO, Romain JOBEZ, Erik VERHAGEN
Dans le chapitre "Le crépuscule des « grands récits »" : … la modernité. Les trois philosophes s'accordent pour reconnaître que, après Nietzsche et Heidegger, *une manière absolue et globalisante d'envisager l'histoire, l'homme et la société, comme le voulaient les idéologies et les philosophies modernes de l'histoire, est devenue irrecevable. Cette convergence ne les empêche pas de s'opposer quant à l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "Sens et histoire" : … des théologiens qui ne pouvaient pas soumettre l'histoire sainte à des recommencements périodiques. *Il revient à Henri Irénée Marrou d'avoir dégagé, en même temps que les conséquences de cette dissociation, le rôle que saint Augustin a joué dans la constitution d'une philosophie de l'histoire centrée sur l'idée de progrès. La comparaison de toute… Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Dans le chapitre "Le justicialisme idéo-réaliste" : … des rapports sociaux sur lesquels elles réagissent à leur tour. Dans la théorie connexe de l'*histoire négation-révélation, l'histoire est « l'éducation dynamique de l'humanité » dans son double mouvement de réalisation par le travail et d'idéalisation par la justice. Elle a pour fonction de démentir « les erreurs de l'humanité par leur… Lire la suiteÉcrit par : Karl HAMMER
… *Un des classiques de l'historiographie germanique, Leopold von Ranke a exercé une grande influence sur la pensée historico-politique en Allemagne au xixe siècle, notamment en introduisant dans ce domaine la méthode critique de l'exploitation des sources. Né en Saxe, Ranke fut marqué, dans son milieu familial, par un… Lire la suiteÉcrit par : Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "La raison et l'histoire" : … *Nous venons de faire allusion à l'irrationalité de l'histoire. On a vu que pour Hegel le déroulement de l'histoire est au contraire pleine manifestation de la raison. Mais c'est alors accepter que le rationnel puisse être totalement imprévisible, et que, d'autre part, on puisse le reconnaître en tout événement, mais seulement après coup. Un tel… Lire la suiteÉcrit par : François CHÂTELET
Dans le chapitre "Les dévalorisations de la révolte" : … *Il convient d'abord de se libérer d'une hypothèque : celle de la « belle » opposition révolte-révolution, qui, malgré ses aspects « renversants », nourrit tranquillement l'idéalisme politique. Si l'on use du vocabulaire même de ceux qui s'alimentent à cette pseudo-contradiction notionnelle, l'antagonisme pourrait être situé à trois niveaux : celui… Lire la suiteÉcrit par : François CHÂTELET
Dans le chapitre "Rompre pour rétablir" : … *Pour expliquer la dramatique des sociétés humaines et de leur devenir – ce qu'on appelle actuellement histoire – l'auteur du Timée recourt à un mythe : jadis (il y a bien longtemps), le « cours des choses » allait dans le bon sens ; alors, les hommes étaient directement gouvernés par les dieux ; ceux-ci veillaient à leur… Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
Dans le chapitre "Perversion du modèle hégélien" : … le plus crédible, se réduit dans le Romancero à une dialectique qui ne fonctionne plus. *Le poème « Symbolique du non-sens », initialement prévu pour figurer dans ce recueil, donne la clé d'une parodie qui porte le chaos dans les moments hégéliens de la philosophie de l'histoire et de la religion. L'histoire n'est plus qu'un champ de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GAGNEBIN
Dans le chapitre "« Une misérable question d'Académie »" : … hypothèse qui doit nous faire regretter un passé qui n'est plus et qui ne reviendra jamais, car l'*histoire ne rétrograde pas. Les deux premiers ouvrages de Rousseau décrivent le processus par lequel le mal s'est introduit dans le monde et la manière dont la nature humaine a été corrompue, encore que le premier mette l'accent sur les vertus des… Lire la suiteÉcrit par : Jean LEFRANC
Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste" : … l'a dit ? La notion même de réaction suppose une philosophie du progrès. Or les philosophies de l'*histoire du « charlatan » Hegel et de ses disciples spiritualistes ou matérialistes ne sont, aux yeux de Schopenhauer, que de sinistres mystifications. Il n'y a rien à attendre de l'histoire que le retour des mêmes passions humaines. Le moins mauvais… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Paul GERBOD
… *Né dans une famille protestante, Charles Seignobos est le fils d'un homme politique, Charles-André Seignobos, qui fut à plusieurs reprises député républicain de l'Ardèche. Le jeune Charles, après des études secondaires, entre à l'École normale supérieure ; agrégé d'histoire, il accomplit, en Allemagne, un voyage d'études de 1877 à 1879. Il enseigne… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON
Dans le chapitre "Épistémologie et histoire" : … Les travaux épistémologiques de Simmel sur le problème de *l'explication en histoire se situent dans le prolongement direct des principes résumés par la notion de sociologie « formelle ». La réalité historique est constituée par un fourmillement, insaisissable en tant que tel, d'actions individuelles. Pour rendre compte de la bataille de Marathon,… Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
… À l'optimisme scientiste et démocratique il opposait un pessimisme aristocratique : à l'idée d'une *histoire unique orientée dans le sens du salut ou du progrès, celle de « cultures » radicalement différentes, organismes vivants voués à la mort ; à la recherche rationnelle des « causes », la méditation sur le « destin ». La vieille Europe, l'… Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
… *Né à Blois, élève de l'École normale à Paris, Augustin Thierry a raconté lui-même comment il avait découvert très tôt sa vocation d'historien à la lecture des Martyrs de Chateaubriand. En 1814, il s'attache à Saint-Simon, dont il est le secrétaire jusqu'en 1817. Il collabore au Censeur européen et donne une première version de ses… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel LÉVINAS
Dans le chapitre "La vérité est la totalité" : … n'est que l'être encore à l'état d'indétermination ou une pensée encore insuffisamment pensante. *La vraie fonction de la pensée totalisante ne consiste pas à regarder l'être, mais à le déterminer en l'organisant. D'où l'idée de la dimension temporelle ou historique de la totalité : l'histoire n'étant pas un élément quelconque à totaliser, mais… Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
*Genre mal défini et peu rigoureux, la « philosophie de l'histoire » suscite la méfiance des historiens, des sociologues, des anthropologues, des épistémologues des sciences humaines, mais elle garde tout son pouvoir d'attraction sur un vaste public que le malaise du présent pousse à chercher dans le passé le… Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
… « monde des nations » l'objet de sa « science nouvelle », Vico ne se contente pas de proposer une *« philosophie de l'histoire » parmi d'autres, il instaure entre philosophie et histoire des rapports nouveaux. L'histoire devient philosophique et, surtout, la philosophie devient historique. La pensée contemporaine n'a pas fini de tirer les… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "Formes du militantisme philosophique" : … utiliser. En regard de tout cela, les faiblesses du règne apparaissent comme dénuées d'importance. *L'Essai sur les mœurs de 1756 prolonge et approfondit cette conception de l'histoire de l'esprit humain. À l'exemple de Newton qui a donné la vérité du monde physique, Voltaire prétend avec l'Essai composer l'histoire vraie du passé… Lire la suite
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