Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Fernando GIL, Pierre-Maxime SCHUHL
*Anaxagore est sans doute le plus « moderne » des philosophes archaïques. Né à Clazomènes vers 500 avant J.-C., il vint se fixer à Athènes, où il introduisit la philosophie, et appartint au cercle éclairé qui entourait Périclès. Condamné pour impiété parce qu'il avait soutenu une astronomie mécaniste,… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *De quelque quinze ou vingt ans le cadet de Thalès, et sans doute son élève : ce qui place sa maturité entre ~ 570 et ~ 565 environ. À la suite d'Aristote et de Théophraste, la doxographie ancienne lui attribue une place importante à l'origine des techniques, des sciences et de la philosophie. Il aurait dessiné les premières cartes de géographie et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Bref historique de la philosophie antique" : … *La philosophie n'est pas née à proprement parler en Grèce, mais dans les colonies grecques d'Asie Mineure. C'est à Milet qu'une lignée de physiciens, souvent appelés ioniens en raison de leur origine, commencent à spéculer, dès le début du vie siècle avant J.-C., sur la nature profonde des choses, c'est-à-dire sur ce qui,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Aristote et la philosophie antérieure" : … que sa critique du platonisme reste, dans son principe, très différente de celle qu'il adresse aux *présocratiques : il est souvent arrivé à ceux-ci de « ne pas comprendre le sens de leurs propres paroles » (Gén. et corr., I, 1, 314 a 13) ; c'est en quelque sorte malgré eux, « sous la contrainte de la vérité » (Mét., A, 3, 984 b… Lire la suiteÉcrit par : Denis THOUARD
Dans le chapitre "Une traversée de la philosophie antique" : … marginale : la doxographie et la constitution des recueils d'opinions concernant des philosophes.* Cette familiarité avec les modes de constitution des traditions savantes lui permet, par l'attention portée aux altérations de la transmission, d'établir une reconstitution du poème d'Empédocle sur la nature à partir des fragments qui nous sont… Lire la suiteÉcrit par : Fernando GIL, Pierre-Maxime SCHUHL
*Démocrite d'Abdère est un contemporain (un peu plus jeune) de Socrate (468-399), auquel il a longtemps survécu. Son nom est lié à celui d'un maître plus ancien, Leucippe, sur lequel nous savons peu de choses, mais qui passe pour avoir été l'élève de Zénon d'Élée. Nous sommes également mal renseignés… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
Dans le chapitre "Les variations de la notion" : … qui interprète chaque fois ses origines à partir d'un système particulier pris comme leur résultat. *En gros, on dispose de trois thèses sur le commencement de la dialectique, qui le situent chez Héraclite, chez Zénon d'Élée ou chez Platon : chacune de ces affirmations implique une interprétation particulière de la dialectique ; comme il n'est pas… Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY, Universalis
*L'école d'Élée reste, en Occident, une source d'inspiration pour les philosophes qui professent le primat de l'être sur le devenir. Son plus illustre représentant, Parménide, n'enseigna sans doute pas le rigoureux monisme ontologique que parfois on lui attribue. Sa polémique contre l'héraclitéisme l'a probablement… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "Les écoles de Milet et dÉcrit par : Jean BOLLACK
*Empédocle, dans la conscience moderne où il continue à vivre, représente l'homme antique dans sa force prométhéenne, l'initié de la nature et des sciences secrètes qui voulut dépasser la condition humaine et se précipita dans le feu divin de l'Etna, abandonnant à la terre, sur les bords du cratère, la… Lire la suiteÉcrit par : Giulio GIORELLO
Dans le chapitre "L'être dans la pensée grecque" : … *« Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "Le Logos, principe d'éveil" : … *La tradition aura retenu un certain nombre de termes (Logos, Polemos, Un-Tout, feu, devenir...) dont elle attribue la paternité philosophique à Héraclite, en opposition à son presque contemporain, Parménide, penseur de l'Être et de la vérité immuable. Le fragment 50 (d'après l'édition Diels-Kranz, traduction M. Conche) dit : « Il… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*La légende et l'histoire reconstituable concourent à représenter Héraclite comme un aristocrate déchu des fonctions de sa caste, maintenant, dans une cité asservie, parmi une plèbe bigarrée de Grecs et d'Asiates, la hautaine réserve d'une sagesse pour les meilleurs. Chez ce Grec, le destin de la servitude… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel LÉVINAS
Dans le chapitre "Les données historiques" : … à recevoir des déterminations, l'infini de la matière n'est pas un rien dans la pensée antique. *Chez les pré-socratiques, la notion d'infini n'aura pas un sens uniquement négatif et péjoratif, même au niveau du quantum spatial et temporel. Pour Anaximandre (vie s. av. J.-C.), un principe appelé Apeiron, inengendré… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*Traditionnellement, on appelle « Ioniens » ou « premiers philosophes de la Grèce » un groupe de personnages ayant fleuri au vie siècle avant J.-C. dans les grandes cités côtières d'Asie mineure, singulièrement dans la ville portuaire de Milet et la cité de pèlerinage d'Éphèse. Après… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Abdère, Milet, Élée... se disputent la gloire d'être le lieu de naissance de Leucippe. Il fut le disciple de Parménide, de Mélissus, de Zénon, de Pythagore. Aristote parle presque toujours de « Leucippe et Démocrite » ; Nietzsche appelle le maître et son célèbre disciple « deux doubles ». Pour Épicure enfin, il n'y eut pas de philosophe nommé… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Philosophe grec né à Samos, en Ionie. Mélissos commande la flotte saméenne lorsqu'elle l'emporte sur la flotte athénienne en ~ 442. Disciple de Parménide (Diogène Laërce, IX, 24), il s'est attaché comme Zénon, mais sans utiliser sa méthode paradoxale de réfutation, à défendre les thèses éléates contre les partisans d'une pluralité d'étants en… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "De la généalogie cosmogonique aux protophysiques" : … cosmogoniques et protophysiques la comparaison structurale est possible et s'avère éclairante. *Elle révèle d'abord que les « physiciens » ont choisi de poser à l'origine tantôt, et le plus souvent, un seul principe (l'Eau de Thalès, l'Air d'Anaximène, le Feu d'Héraclite), tantôt un couple contrasté (le vide et le plein, le chaud-lumineux et le… Lire la suiteÉcrit par : Jean GRANIER
Dans le chapitre "Le chaos du devenir" : … *L'antagonisme de Parménide et d'Héraclite est au centre de la méditation du jeune Nietzsche à l'époque bâloise, et il restera le fil conducteur de sa théorie de la volonté de puissance. À l'« être » de Parménide, concept glacé qui pétrifie la vie, Nietzsche oppose l'idée héraclitéenne du devenir qu'il pense en connexion avec les thèmes de la… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*Les indications de Diogène Laërce situent la maturité de Parménide autour de 500 avant J.-C. et en font un contemporain d'Héraclite. Celles de Platon la situent autour de 480. Dans son Parménide, Platon place Socrate en position d'étudiant par rapport à Zénon, et Zénon en position de disciple par… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
… Δ, 4, 1014 b 16 ; Physique, II, 1, 193 b 12-28). On le trouve à l'état pur chez certains *présocratiques, notamment Empédocle (fragm. 8 Diels, 53 Bollack), chez qui physis signifie « naissance », « génération ». Mais Empédocle emploie le mot pour dire qu'« il n'y a naissance [ϕ́υσις] de rien, mais seulement mélange, échange de… Lire la suiteÉcrit par : Monique DIXSAUT
Dans le chapitre "La question du savoir" : … que c'est que savoir. Théétète aborde la question de front. Si, comme l'ont pensé tous les *présocratiques, savoir consiste à percevoir, l'être perçu est ce qu'il apparaît, comme il apparaît à celui qui perçoit : chaque homme étant la mesure de ce qu'il sent est mesure du savoir qu'il a, et Protagoras a raison. Réduit à la succession de ses… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Marcel DETIENNE, Daniel SAINTILLAN
*Il n'est guère, dans l'Antiquité, de figure plus mystérieuse que celle de Pythagore, ni qui ait posé de problèmes plus embarrassants aux historiens. Il passe pour n'avoir rien écrit, et sa pensée ne fut sans doute connue jusqu'à l'époque de Socrate que par une tradition orale, elle-même entourée de secret… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Les Grecs et le développement de l'esprit rationnel" : … même pour tous, un, nécessaire et ainsi fondement du discours un dans lequel cela est dit. *De là, toutes les tentatives de la spéculation ionienne pour réduire les phénomènes observés à une seule substance sous-jacente, qu'elle soit l'air, l'eau, le feu, l'indéterminé initial : on veut comprendre l'origine et, avec l'origine, la nature du… Lire la suiteÉcrit par : Danielle DELHOME, Michèle SINAPI
… ou l'Homme entre les choses et les mots et La Nuit et les enfants de la Nuit, *son œuvre est reconnue en ce qu'elle participe au renouveau, en France, des études « présocratiques », au souci d'interroger les sources de l'ontologie et les mutations décisives d'une culture lorsque celle-ci se défait de ses dieux. Mais elle est… Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Dans le chapitre "Historique" : … En simplifiant,* suivant les procédés aristotéliciens de libre interprétation des textes, le matérialisme a surgi du premier coup, avec tous ses traits caractéristiques, chez les penseurs grecs d'avant Socrate. Considérant les choses sensibles, ils en cherchent le principe abstrait, et, afin d'expliquer comment ce principe unique engendre la… Lire la suiteÉcrit par : Alain BOUTOT
Dans le chapitre "Les présocratiques : philosophie et « physiologie »" : … La plupart des* premiers philosophes, rapporte Aristote, ne considéraient comme principes de toutes choses que les seuls principes matériels. Ce dont tous les êtres sont constitués, le point initial de leur génération et le terme final de leur corruption, alors que la substance persiste sous la diversité de ses déterminations : tel est, pour eux, l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG
… mesure, une illusion rétrospective, que chacun du reste formule à sa façon. Sa rupture avec les « *présocratiques » et son antagonisme avec les sophistes furent peut-être moins profonds qu'il n'y paraît ; et la pensée grecque est sans doute moins « socratocentrique » qu'elle ne se présente. Cela dit, il faut bien qu'il y ait eu en cet homme de… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *Thalès avait environ quarante ans lors de l'éclipse du Soleil dont la prédiction lui a valu de rester célèbre (~ 585). Il possédait des connaissances en astronomie assez positives et assez avancées pour faire des prévisions rationnelles. Il habitait la cité ionienne de Milet, port et centre d'un commerce étendu aux deux bassins de la Méditerranée… Lire la suiteÉcrit par : Jean TROUILLARD
Dans le chapitre "Quelques modèles d'unité" : … que d'atomes. On en trouverait de nos jours chez Jacques Derrida une expression plus subtile. *Un autre style de philosophie limite le nombre des principes. Refusant à la fois l'unité et la pluralité indéterminée, il professe souvent le dualisme. Tout ce qui existe serait formé par le conflit et la synthèse, plus ou moins cohérente, de deux… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Fondateur de l'école d'Élée et maître de Parménide, bien que d'autres sources doxographiques, par exemple Platon (Sophiste), fassent remonter l'origine de l'école plus loin encore. Les principales indications biographiques sont fournies par Xénophane lui-même, dans certains des quelque quarante fragments qu'on a conservés de lui : « … Lire la suiteÉcrit par : Hervé BARREAU
*Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon… Lire la suite
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