2. Vie économique
En juin 1991, l'éruption du mont Pinatubo coûte un demi-point de croissance à l'économie du pays.
En 1992, le président Fidel Ramos constitue un gouvernement proche des milieux d'affaires, qui déçoit vite les espoirs. Un accord conclu avec les banques à Londres le 24 juillet met fin à une crise d'endettement qui remontait à 1983.
En 1993, le gouvernement ne réussit pas à satisfaire aux exigences du F.M.I., faute de pouvoir obtenir du Congrès les mesures nécessaires pour réduire le déficit budgétaire. Le 23 août, le gouvernement présente un budget en expansion. Les dépenses sociales sont en augmentation pour répondre aux tensions persistantes dans les zones de résistance communiste ou musulmane.
En 1994, la relance industrielle favorise la croissance de l'économie philippine qui est dopée par les investissements étrangers. Mais, si l'inflation apparaît maîtrisée, les lenteurs enregistrées dans l'assainissement des finances publiques, notamment dans la réforme fiscale, suscitent les critiques du F.M.I., qui a accordé, en juin, un programme d'aide triennal d'un montant de 684 millions de dollars, au titre de la facilité d'accès élargie. L'appréciation du peso accroît le déficit commercial.
En 1995, la croissance de l'économie philippine se poursuit, conséquence des réformes adoptées sous les présidences de Corazón Aquino et de Fidel Ramos. Le mauvais état des infrastructures ne permet pas d'envisager une expansion forte et durable. Les bonnes performances des secteurs de l'industrie et des services compensent les mauvais résultats enregistrés dans le domaine agricole. Les Philippines réduisent le poids de la dette publique. La libéralisation des échanges se poursuit. L'approche des élections de 1998 retarde l'adoption d'une réforme fiscale.
En 1996, la reprise entamée en 1994 se confirme. L'inflation chute. La monnaie demeure stable. Les investissements étrangers augmentent considérablement. Mais la baisse des exportations conjuguée à la hausse des importations accentue le déficit commercial.
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