2. Philippe et la Grèce
À ce moment de son règne, Philippe apparaît comme un nationaliste énergique, soucieux de mettre fin aux ingérences étrangères qui avaient affaibli ses prédécesseurs. Ce sera une constante de sa politique et c'est pourquoi son activité militaire, souvent mal connue, eut pour principal théâtre la Thrace et l'Illyrie. Mais, à partir de 354 avant J.-C., Philippe fut aussi impliqué dans les affaires de la Grèce divisée par la troisième guerre sacrée, et d'abord de la Thessalie voisine où la cité de Larissa, alliée ancestrale des rois macédoniens, réclama son appui contre la puissante Phères, alliée aux Phocidiens. Après bien des insuccès (Phères et ses alliés alignaient de bonnes troupes) Philippe parvint à trouver des appuis dans le pays et remporta, au printemps de 353 avant J.-C., une victoire complète. Les cités thessaliennes lui donnèrent, avec le titre usuel de tagos, la présidence de leur confédération. À la fin de l'été, sans que son objectif soit exactement connu, Philippe marcha sur les Thermopyles : mais, constatant que les Athéniens, les Lacédémoniens et les Achéens avaient barré le défilé, il se garda d'insister et regagna la Macédoine après avoir montré sa force.
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