Le représentant le plus important de la génération qui a suivi celle de Ronsard et précédé celle de Malherbe. Né à Chartres d'une famille de négociants, Desportes fait de solides études classiques et prend la tonsure. Il devient secrétaire de l'évêque du Puy, qui l'emmène à Rome : il s'y accoutume aux mœurs policées et s'y familiarise avec les poètes italiens dont l'influence marquera fortement son œuvre. De retour en France en 1567, il gagne, en le flattant habilement, la faveur du duc d'Anjou, le futur Henri III ; il se pousse avec adresse dans le milieu des secrétaires de la Chambre, dans les salons influents (celui de la maréchale de Retz notamment) et dans les bonnes grâces de personnages haut placés. C'est le début d'une carrière de courtisan et d'écrivain exceptionnellement réussie. Il chante ses amours (ou plutôt prête sa plume à des grands dont il chante, sous son nom, les amours) : il compose ainsi les Amours de Diane, puis les Amours d'Hippolyte (adressées à Marguerite de Valois, femme d'Henri de Navarre), ensembles de sonnets, de stances, de chansons qu'il réunit en 1573 dans un recueil intitulé Premières Œuvres (dédié au duc d'Anjou) et au […]
