Tout en poursuivant des études de médecine qui le mèneront au doctorat, Buchez adhère, en 1821, à la Charbonnerie ; il en sera l'un des animateurs en France. Après avoir lu le Nouveau Christianisme en 1825, il se déclare saint-simonien. Mais, en désaccord avec l'orientation donnée par Enfantin au mouvement, il rompt avec la secte en 1829 et tente de regrouper les dissidents afin de défendre la « véritable » doctrine de Saint-Simon. Dès cette époque, Buchez consacre ses efforts à édifier une synthèse entre le christianisme, auquel il se convertira dix ans plus tard, le socialisme et les idéaux de la Révolution française. Pour montrer que cette dernière a été une tentative grandiose de mise en pratique des préceptes de l'Évangile, il publie en collaboration avec Roux-Lavergne une Histoire parlementaire de la Révolution française en quarante volumes (1834-1838). Les principes philosophiques qui s'y trouvent épars sont systématisés dans l'Essai d'un traité complet de philosophie au point de vue du catholicisme et du progrès (1839-1840). Selon Buchez « la société n'est pas uniquement l'expression des tendances individuelles », elle est soumise à des lois pa […]
