Musicien français, protestant convaincu, qui mit le psautier en musique. Né à Champlitte (Haute-Saône actuelle), Philibert Jambe de Fer aurait été chantre à Poitiers ; en tout cas, sa première œuvre, un motet à quatre voix, Salve salutaris victima, est publiée en 1547, chez J. Moderne, à Lyon, ville où il mourut. On connaît de lui une chanson profane à quatre voix (1552, Femme qui honneur veut avoir). Mais c'est surtout comme musicien des Psaumes que sa renommée fut grande. En 1564, il composa la musique pour l'entrée de Charles IX à Lyon, après avoir dédié à ce roi ses Cent Cinquante Psaumes pour la fête de Noël 1563. Il met en musique des traductions de Jean Poitevin, de M. Scève, de C. Le Maistre, de É. Pasquier, de T. de Bèze, de Marot. Son écriture polyphonique, à quatre ou cinq voix, correspond parfaitement au style de son temps. Il écrivit par ailleurs un traité en français, l'Épitomé musical des tons, sons et accords ès voix humaines, fleustes d'alleman, fleustes à neuf trous, violes et violons... (1556, Lyon) ; à noter que les violons ici étudiés correspondent aux viole da braccio ou aux kleine Geygen de Hans Gerle.
Pierre-Paul LACAS
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