8. Philatélie et spéculation
La spéculation concerne uniquement les timbres neufs. Ils sont achetés directement aux guichets de la poste, ou bien rachetés sur le marché dans les mois qui suivent le retrait opéré pour créer une pénurie. Parfois, il s'agit d'une pénurie involontaire, la demande ayant été plus forte que l'offre. La spéculation a été particulièrement importante en France pendant la période de l'Occupation. Les rationnements entraînèrent une épargne forcée importante, s'ajoutant aux sommes acquises frauduleusement et qu'il fallait blanchir. Le timbre apparut comme le placement idéal, mais la grande quantité des timbres émis et leur utilisation très limitée ont gonflé les stocks. On considère habituellement que les timbres sont sortis de tout mouvement spéculatif au bout d'une vingtaine d'années après leur émission. À ce moment, leur cours est fixe et n'évoluera plus qu'en fonction des seuls critères de rareté vraie.
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