4. Le choix d'une collection
La collection de timbres a beaucoup évolué depuis la naissance de la philatélie. Au tout début, elle était souvent « mondiale », chaque collectionneur se procurant sans difficulté un exemplaire de chaque timbre émis dans le monde entier, afin de « boucher les cases » de son album et sans tenir compte de l'état des timbres (déchirure, pelurage, marges courtes, oblitération maculée, etc.). Depuis lors, le nombre de timbres émis dans le monde est devenu tel que la constitution d'une collection universelle est devenue impossible. Le collectionneur se consacre donc à une époque, un pays (habituellement le sien), à un thème particulier, à une seule émission, voire à un seul timbre. En revanche, il attache de plus en plus d'importance à l'état du timbre. Le timbre a en effet son marché, avec ses négociants, ses catalogues, ses cotes. Il est donc normal de distinguer les pièces selon leur qualité. Les timbres oblitérés sont dits « superbes », « très beaux » ou « beaux », en fonction de la taille des marges, de la qualité de la dentelure, de la fraîcheur des couleurs, de la légèreté de l'oblitération, etc. Les timbres « défectueux » ont un gros défaut apparent et sont invendables. Pour les timbres neufs, la tendance fait préférer les timbres à gomme intacte, qui n'ont jamais été fixés à un album par l'intermédiaire d'une « charnière » gommée. Cette mode qui concerne la partie non visible du timbre est critiquée avec raison. Elle s'impose toutefois pour tous les timbres émis depuis 1940, d'autant plus que les amateurs collectionnent maintenant leurs timbres à l'intérieur de pochettes en plastique laissant le verso des timbres intact.
• Timbres neufs ou oblitérés ?
Les timbres neufs, n'ayant jamais servi, sont plus plaisants ; leur cote est habituellement plus élevée ; ils se revendent bien, car on en apprécie facilement la valeur marchande. On peut leur reprocher leur difficulté de conservation en climat humide, la possibilité de trucage (regommage), et s […]
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