11. Les nouveaux produits postaux
L'évolution de l'économie et des techniques a conduit à une nouvelle image de la poste (qui a déjà perdu son privilège de monopole national dans plusieurs pays) ainsi que des produits qu'elle offre.
Les nouveaux timbres courants sont souvent autocollants, vendus en carnets. La poste a profité de la Coupe du monde de football en 1998 pour émettre un timbre de forme circulaire évoquant un ballon. Ce fut la première fois en Europe qu'un tel format était adopté. L'instabilité financière héritée des années 1970 a fait que de nombreux pays émettent maintenant les timbres courants pour une lettre simple de moins de 20 grammes soit avec une valeur représentée par une lettre, soit sans valeur imprimée et donc à validité illimitée. Le timbre perd ainsi de sa valeur fiduciaire et se rapproche d'un « bon » ouvrant droit à un simple service, un peu comme un ticket de métro. À l'inverse, les beaux timbres illustrés continuent à être émis pour attirer le collectionneur potentiel. Certains pays se sont d'ailleurs fait la spécialité de n'émettre des timbres que dans un but purement commercial, en misant sur l'attrait du public pour telle ou telle thématique. Le sommet de l'absurde dans ce domaine a peut-être été atteint, en 1997, par l'émission d'une série de neuf timbres consacrés au chat du président Clinton par la République centrafricaine. Bien sûr, de telles émissions n'ont aucun intérêt philatélique.
Le courrier international est souvent acheminé, non plus individuellement, mais en « gros », par des transporteurs qui le livrent à des centres de tri près des lieux d'arrivée (Bruxelles, Amsterdam ont été les premiers de ces centres). Par ce système qui bénéficie légalement de certaines faiblesses de la réglementation internationale de 1876, le coût du transport est notablement abaissé, au détriment bien sûr de la rapidité !
Inversement, les plis importants sont de plus en plus souvent confiés à des transporteurs privés (FedEx, D.H.L., U.P.S., etc.) qui assurent une liv […]
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