Tumeur peu fréquente, le plus souvent histologiquement bénigne, se développant à partir des cellules chromaffines qui sécrètent les catécholamines (adrénaline, noradrénaline et leurs dérivés). La présence de ces cellules dans le système sympathique explique la répartition des phéochromocytomes dans l'organisme : la plupart se développent au niveau des surrénales, mais on en trouve également du petit bassin à la région cervicale.
Les principales manifestations cliniques relèvent de l'hypertension artérielle due à l'hypersécrétion des cathécholamines. Le diagnostic précis nécessite un bilan extrêmement complexe : en milieu spécialisé, on pratiquera notamment les dosages des dérivés métaboliques des catécholamines et on cherchera par la radiographie à localiser la tumeur (pneumorétropéritoine et artériographie). Le traitement chirurgical, du fait de la déplétion brutale en catécholamines qu'il entraîne, nécessite une réanimation (préopératoire et postopératoire) des plus minutieuses.
François BOURNÉRIAS
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