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PHÉNOMÈNE

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2.  La conception moderne du phénomène

  Kant

Au xviie siècle, au moment du renouveau de la philosophie moderne, le terme de phénomène désigne les faits empiriques. Ce sens est manifeste chez Descartes et Leibniz. Mais, chez ces deux auteurs, le phénomène ne correspond pas à des réalités empiriques prises en dehors de la pensée qui les situe, en éprouve l'expérience et les reconnaît comme présentes pour l'esprit humain qui les pense. Ainsi, bien que l'accent porte principalement sur le donné empirique inhérent aux phénomènes réels, par opposition aux phénomènes imaginaires, la participation de l'entendement et, qui plus est, de l'esprit humain tout entier est reconnue comme partie prenante dans l'élaboration du phénomène. Le schéma philosophique proposé par l'Antiquité survit, à la double différence près que le phénomène n'est plus un corps matériel et que la pensée du phénomène ne débouche plus sur un relativisme professé à l'égard des objets de l'expérience.

C'est à Kant que revient le mérite d'avoir défini le statut moderne du phénomène. Le phénomène, dit-il, est ce qui apparaît (erscheint) dans le temps ou dans l'espace et est un objet d'expérience. Mais être objet d'expérience, possible ou accomplie, et apparaître dans le cadre de l'intuition sensible rapportent cette expérience au mode d'intuition du sujet, de telle sorte que l'objet, manifesté comme phénomène, est distinct en tant que tel de ce qu'il est comme objet en soi. D'autre part, sans l'entendement, seul capable, en se réglant sur l'unité des catégories, de penser à titre d'objets les choses qui apparaissent à nos sens, le phénomène ne saurait être fondé. Par conséquent, ce statut du phénomène se règle sur le statut grec du phénomène comme produit mixte, ce qui suppose que la chose en soi persiste en tant que chose inconnue dont seule la constitution phénoménale est appréhendée. « Si, comme il convient, écrit Kant, nous ne considérons les objets des sens que comme de simples phénomènes, cependant nous reconnaissons aussi par là qu'ils ont comme fondement une chose en soi, bien que nous ignorions comment elle est constituée en elle-même  […]

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Dans le chapitre "Forme et phénomène"  : …  . Ces formes sont innombrables, physico-chimiques (cristaux, flammes, turbulences, nuages, réactions chimiques oscillantes, ondes chimiques, transitions de phases, défauts dans les cristaux liquides, etc.) ou biologiques (plantes, animaux, etc.). *Avant de chercher à en penser le statut objectif, il est bon de les décrire comme de purs phénomènes… Lire la suite
GESTALTISME

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IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Un gouffre entre l'homme et la nature"  : …  des « choses pour nous », et dont la connaissance en tant que telles nous est inaccessible. *Contre le matérialisme, il a soutenu que nous connaissons seulement les choses pour nous, telles que les choses en soi apparaissent dans notre conscience humaine, dans les conditions que leur imposent les formes de notre sensibilité et les catégories… Lire la suite
KANT EMMANUEL (1724-1804)

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NIETZSCHE FRIEDRICH (1844-1900)

Écrit par :  Jean GRANIER

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PEIRCE CHARLES SANDERS (1839-1914)

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le phénoménologue"  : …   » que pendant une période très courte, de 1902 à 1904, bien qu'il ait toujours fait usage du mot « * phénomène » en relation avec les catégories. La phénoménologie ou phanéroscopie (du grec phaneron) est « la description de ce qui est devant l'esprit ou la conscience, tel qu'il apparaît », description qui n'est pas une « … Lire la suite
PERCEPTION

Écrit par :  Georges THINÈS

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PRÉNOTION, sciences sociales

Écrit par :  Claude JAVEAU

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RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

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RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Existence phénoménale et chose en soi"  : …  de la vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose, adaequatio mentis et rei. *Mais l'existence ainsi définie est celle du seul objet scientifique ; et, par de telles analyses, la connaissance se trouve limitée au plan des phénomènes. Or, au-delà des phénomènes, Kant situe la chose en soi. Et la chose en soi n'est pas pour lui… Lire la suite
RÉALITÉ CONCEPT DE

Écrit par :  Jean HAMBURGER

Dans le chapitre "L'indécise réalité"  : …  de raisonnement. L'idée était déjà contenue dans l'opposition kantienne entre noumène et *phénomène. Mais le fait inédit est que l'exploration du phénomène laisse apparaître de nouvelles limites dans la nature de notre connaissance. Le regard que nous portons sur le phénomène apparaît sans cesse entaché d'anthropomorphisme.… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Divergence des traditions"  : …  est au contraire une philosophie dont le critère repose sur la vie, sur l'expérience et sur le *phénomène, à la seule exclusion des spéculations dogmatiques. Comme disent Sextus Empiricus (Hypotyposes pyrrhoniennesiii, 179) et Diogène Laërce (Viesix, 104), « le feu, qui… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "La métaphysique de la volonté"  : …  en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du *phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonter cette dualité. Or l'idéalisme transcendantal retient la connaissance… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La dérive pragmatique de la science"  : …  Newton, du reste, n'entendait formuler aucune hypothèse à son sujet : « J'ai expliqué jusqu'ici les *phénomènes célestes et ceux de la mer par la force de gravitation, mais je n'ai assigné nulle part la cause de cette gravitation [...]. Je n'ai pu encore parvenir à déduire des phénomènes la raison de ces propriétés de la gravité, et je n'imagine… Lire la suite

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