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PHARAON

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1.  Une nature divine et humaine

Pharaon est à la fois dieu et roi humain. Ces deux aspects de sa personnalité sont inextricablement mêlés.

Dieu, souvent désigné par l'expression neter nefer, le « dieu parfait », est le fils charnel d'une divinité : à haute époque, du dieu-soleil Rê, d'Héliopolis, la plus ancienne capitale d'Égypte, et, à partir de la XVIIIe dynastie, du dieu Amon de Thèbes. À l'Ancien Empire, la filiation divine est simplement indiquée par le titre « Fils de Rê », souvent suivi de la précision « de son corps », qui prouve qu'il faut bien interpréter « Fils charnel de Rê » ; au Nouvel Empire, des textes et des représentations décrivent en détail comment le dieu Amon, qui d'ailleurs selon son nom d'Amon-Rê est tenu à cette époque pour une hypostase du dieu Rê, prenait la forme et l'aspect du pharaon régnant pour s'unir charnellement à la reine afin de procréer l'héritier légitime du trône.

C'est sans doute grâce à cette origine divine et au fait qu'un sang divin coule dans les veines de l'enfant royal, garçon ou fille, que, à la différence des autres civilisations antiques, la reine égyptienne peut, le cas échéant, soit exercer la royauté au même titre qu'un mâle, soit transmettre les droits à la couronne à son mari quand il n'est pas héritier légitime. Ces mêmes raisons, et surtout le désir de conserver intacte la pureté du sang divin, expliquent peut-être que le mariage consanguin du pharaon avec une de ses sœurs ou demi-sœurs soit sinon une règle, du moins une pratique très fréquente. Toutefois, on peut aussi expliquer cette coutume, que suivront encore les souverains lagides, en évoquant le désir d'imiter le couple mythique idéal, celui d'Osiris et d'Isis, tous deux enfants du dieu Geb (la Terre) et de la déesse Nout (le Ciel), qui étaient eux-mêmes frère et sœur.

En tant que roi, Pharaon est considéré comme le successeur légitime d'Horus, premier souverain de l'Égypte. De même qu'Horus, dieu-faucon fils d'Osiris et d'Isis, hérita de son père la royauté unifiée de l'Égypte, de même Pharaon est conçu comme  […]

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ABYDOS

Écrit par :  Christiane M. ZIVIE-COCHE

Dans le chapitre "Histoire et mythe"  : …  pèlerinage ; le dieu est alors fréquemment nommé Osiris Khentamentyou. À l'Ancien Empire, seul le *pharaon aspirait à devenir lui-même Osiris après sa mort. Après les troubles de la Première Période intermédiaire et la « démocratisation » de la religion égyptienne, tout individu est soucieux de se préparer une survie comme Osiris, dieu mort,… Lire la suite
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MOMIES, Égypte

Écrit par :  Françoise DUNANDRoger LICHTENBERG

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NAPATA

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… *Sous le Nouvel Empire, la domination égyptienne est à son apogée : le pays de Koush (la Nubie et la partie nord de l'actuel Soudan) est annexé. Thoutmosis III (~ 1490 env.-env. ~ 1436) recule la frontière loin vers le sud, jusqu'aux abords de Napata (près de la ville moderne de Karima), sur la rive gauche du fleuve. Point d'arrêt militaire, c'était… Lire la suite
NILOTIQUES

Écrit par :  Jacques MAQUET

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

-4000 à -2000. Naissance de l'écriture Le dieu Horus et le pharaon Horemheb Triade d'Osorkon II représenté en Osiris et encadré d'Isis et d'Horus Scène de repas funéraire Colonne du temple d'Amon-Rê, Karnak Cartouches royaux dessinés par Champollion Pharaon, « roi de Haute et Basse-Égypte » Nécropole de Gizeh

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