3. Fonctions des phagocytes
• Mobilité et chimiotactisme
L'extrême mobilité des cellules phagocytaires et leur capacité de former des voiles cytoplasmiques ou pseudopodes et de quitter les vaisseaux sanguins, par diapédèse, leur permet d'accéder très rapidement au site de l'infection.
À la faveur d'un processus inflammatoire (ou infectieux), les polynucléaires neutrophiles sont les premières cellules qui quittent les vaisseaux sanguins pour se rendre au site de l'inflammation, où ils vont exercer leur activité phagocytaire à laquelle ils ne survivront pas. L'ensemble des polynucléaires lysés et des germes constitue le pus. Dans les heures qui suivent, ce sont les monocytes qui parviennent au sein du foyer inflammatoire. Dans ce site, ils subissent une différenciation en macrophages, et vont persister pendant des laps de temps variables selon le site de l'inflammation mais, dans l'ensemble, beaucoup plus longs (de 20 à 140 jours) que les polynucléaires. Mais, contrairement à ces derniers, les macrophages ne sont pas suicidaires et peuvent survivre après l'acte de phagocytose.
En présence de certains agents tels que le facteur activé du complément C5a, le tripeptide formyl-méthionyl-leucyl-phénylalanine (FMLP) ou les leucotriènes, la mobilité des cellules phagocytaires est considérablement accrue et s'opère dans la direction déterminée par le gradient de concentration de l'agent. Ce déplacement secondaire à une reconnaissance chimique, ou « chimiotactisme », fait intervenir des récepteurs membranaires spécifiques de ces agents et les microtubules de la cellule qui la stabilisent et l'aident à s'orienter.
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