On peut dire que, après la découverte de l'immunisation induite préventive (Jenner, 1796), la découverte de l'immunité cellulaire par le savant d'origine ukrainienne Ilia Metchnikov (1845-1916) a constitué la deuxième étape importante dans la mise en place de l'immunologie. Selon une logique toute darwinienne, Metchnikov pensait que les mécanismes d'ingestion que l'on peut observer chez de nombreux êtres unicellulaires (phénomène de phagocytose, incorporant à ces cellules des éléments extérieurs) pouvaient constituer, chez certains animaux inférieurs, un type de protection observable au microscope. Il eut alors l'intuition que les cellules mobiles de l'organisme, comme les macrophages, seraient capables d'ingérer et de digérer des particules et des microbes. Vers 1890, il appela « immunité naturelle », par opposition à l'immunité acquise, cette première ligne de défense constituée de cellules capables de phagocytose. La contribution scientifique de Metchnikov ne s'arrête pas là, puisqu'on lui doit aussi d'avoir conçu la réaction inflammatoire comme une première ligne de défense. L'accent mis de nos jours sur l'immunité innée et son lien avec l'inflammation, est une sorte de triomphe posthume de Metchnikov qui reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1908.
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Ilia Ilitch Metchnikov Le zoologiste et biologiste russe Ilia Ilitch Metchnikov (1845-1916) établit les bases de l'immunité cellulaire. Il découvrit la phagocytose et reçut le prix Nobel en 1908.
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Gabriel GACHELIN
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