BOUTIQUECONTACTASSISTANCE
Zone de recherche

AltasAuteursRecherche thématiqueDictionnaire

PÉTROLE Le transport

Malgré les nombreuses et considérables variations de prix qu'il a connues depuis 1973, le pétrole conserve toujours dans le monde une place prépondérante, en tête des différentes sources d'énergie, soit 36,4 p. 100 en 2005, alors que les combustibles solides représentaient 27,8 p. 100 et le gaz naturel 23,5 p. 100. Pour la France, qui a largement développé son industrie nucléaire, celle-ci fournissait à cette date 44 p. 100 de l'énergie totale consommée, et le pétrole 35,5 p. 100.

Or il se trouve que, pour une large part, les principales zones productrices de pétrole sont éloignées des principales zones consommatrices. C'est ainsi que 63 p. 100 des 3 836 millions de tonnes de pétrole consommé dans le monde en 2005ont fait l'objet d'un transport maritime de zone à zone.

Le transport par pipeline a pris également de l'expansion au cours des dernières décennies. Son développement s'explique soit parce qu'il permet de raccourcir considérablement les distances à franchir, soit parce que les lieux de production ne sont pas accessibles par mer, soit pour des raisons de sécurité ou politiques et, bien entendu, pour l'acheminement vers des zones de production ou de consommation situées à l'intérieur d'un même territoire.

1.   Le besoin de transport maritime pétrolier

L'activité de transport maritime pétrolier n'avait cessé d'occuper une part croissante dans le commerce maritime mondial jusqu'en 1973, puisque, tous produits réunis, elle représentait alors, avec 1 640 millions de tonnes, 52,5 p. 100 du tonnage transporté par mer. À la même époque, cette activité paraissait encore plus importante en l'exprimant en tonnes-milles (tonnes transportées × milles parcourus), puisqu'elle couvrait à elle seule 66,3 p. 100 de l'activité mondiale totale de transport maritime.

Depuis lors, l'activité du transport maritime pétrolier a fortement varié. Le transport de pétrole brut a considérablement baissé jusqu'en 1985, croissant à nouveau régulièrement par la suite. Le transport des produits pétroliers, en revanche, a progressé lentement et de manière régulière.

En 2005, le transport maritime concernant le pétrole brut et les produits pétroliers ne représentait toutefois plus que 34 p. 100 du tonnage total transporté (égal à 7 100 millions de tonnes, toutes marchandises réunies), et 40,3 p. 100 de l'activité exprimée en tonnes-milles, ce qui constitue encore une part très importante du trafic maritime mondial.

Bien que les principaux pays producteurs se soient dotés progressivement d'une industrie nationale de raffinage de pétrole brut destinée à leurs besoins propres mais aussi à l' exportation, la part du pétrole brut transporté par mer reste largement prépondérante, puisqu'elle représente encore en 2005 76,7 p. 100 du tonnage pétrolier total transporté par voie maritime, le solde étant constitué par les produits pétroliers finis ou semi-finis (fig. 1Évolution du transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers).

Évolution du transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers Dessin

Évolution du transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers Évolution du transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers (d'après «Fearnleys Review, various issues»). 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Le trafic maritime mondial lié au pétrole est très diversifié et peut quelquefois évoluer rapidement. En effet, il dépend directement, d'une part, des besoins des pays consommateurs qui importent du pétrole brut pour le traiter dans leurs usines de raffinage ainsi que des produits pétroliers finis ou semi-finis, et, d'autre part, de la localisation des pays exportateurs. En particulier, des problèmes politiques tels que la crise de Suez (1956) ou la guerre du Golfe (1991) peuvent le perturber brutalement.

Les échanges de pétrole brut et de produits raffinés ont lieu entre des zones exportatrices où se situent des capacités de production, et des zones importatrices qui sont liées aux consommations et aux capacités locales de raffinage (tabl. 1Échanges de pétrole brut et de produits finis et cartePétrole dans le monde). Les variations relatives qui apparaissent entre les productions, les capacités de raffinage et les consommations entraînent des fluctuations de la distance maritime moyenne à parcourir, celle-ci ayant atteint 6 675 milles en 1976, pour descendre à 4 450 milles en 1985, et remonter à 5 000 milles en 2005.

Échanges de pétrole brut et de produits finis Tableau

Échanges de pétrole brut et de produits finis Échanges de pétrole brut et de produits finis. Échanges interzones en 2005, en millions de tonnes (sources : « BP Statistical Review of World Energy », Comité professionnel du pétrole). 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Pétrole dans le monde Dessin

Pétrole dans le monde Le pétrole dans le monde en 2005 : production, capacité de raffinage, consommation et flux pétroliers dans le monde, en millions de tonnes (document Institut français du pétrole, École du pétrole et des moteurs). 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

2.   L'offre de navires

Au 1er janvier 2006, la flotte pétrolière mondiale se composait de 4 186 navires pétroliers de plus de 10 000 tonnes de port en lourd (tpl), représentant un tonnage total de 360 millions de tpl (Mtpl) ; 475 d'entre eux avaient un tonnage unitaire supérieur à 200 000 tpl, représentant 140 Mtpl, soit 38,7 p. 100 du tonnage total, dont quelques-uns dépassant 350 000 tpl (tabl. 2Immatriculation des navires pétroliers supérieurs à 500 tplFlotte existante au 30 juin 2000. Cette flotte est composée de navires transporteurs de pétrole brut (2 000 navires d'un tonnage total de 280 Mtpl), et de navires transporteurs de produits pétroliers finis ou semi-finis (970 navires d'un tonnage total de 37 Mtpl). Il s'y ajoute des navires transporteurs de produits chimiques liquides (34 Mtpl), et quelques navires mixtes pouvant transporter indifféremment du vrac sec (charbon, minerais, céréales...) ou du pétrole (8 Mtpl).

Immatriculation des navires pétroliers supérieurs à 500 tpl Tableau

Immatriculation des navires pétroliers supérieurs à 500 tpl Immatriculation au 1er janvier 2006 des navires pétroliers supérieurs à 500 tpl (d'après S.S.M.R.). 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Flotte existante au 30 juin 2000 Tableau

Flotte existante au 30 juin 2000 Flotte existante au 30 juin 2000 (d'après: S.S.Y. Consultancy and Research Ltd.) 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Alors que, dans le passé, les navires appartenaient en majeure partie aux compagnies pétrolières, la plupart d'entre eux sont désormais la propriété d'armateurs indépendants (84 p. 100) et de compagnies nationales (10 p. 100). Cette situation résulte de la politique des compagnies pétrolières qui, de plus en plus, ont confié leur transport maritime à des tiers. Celles-ci affrètent les navires par des contrats d'une durée pouvant varier de plusieurs années à quelques mois, ou même pour un seul voyage. Quand il apparaît des excédents importants de tonnage, comme ce fut le cas dans les années 1980, les navires peuvent être désarmés ou utilisés en stockages flottants (cf. travaux offshore).

En outre, au 1er janvier 2006, 710 navires pétroliers d'un tonnage total de 76 Mtpl étaient en commande ou en construction dans le monde. La Corée du Sud réalise plus de 40 p. 100 de ces nouvelles constructions, devant le Japon (30 p. 100) et la Chine (20 p. 100). Aucun navire d'une taille supérieure à 320 000 tpl n'était alors en commande.

La démolition des vieux navires peut être importante, elle dépend de leur état, de leur obsolescence technique et aussi de la conjoncture. C'est ainsi qu'en 2005, celle-ci a concerné un tonnage de 3,9 Mtpl.

Le pavillon est l'expression du caractère national d'un navire, et chaque État définit les conditions auxquelles il accepte qu'un navire arbore son pavillon, sa nationalité étant contrôlée à chaque entrée ou sortie de port. Les navires pétroliers peuvent naviguer soit sous des pavillons nationaux qui imposent que leurs propriétaires et les équipages aient la nationalité de l'État du pavillon, soit, depuis les années 1920, sous des pavillons de libre immatriculation qui autorisent les citoyens non ressortissants à y enregistrer leurs navires et à les armer avec des équipages étrangers, ce qui offre de nombreuses facilités financières et fiscales et conduit à une très grande compétitivité. Depuis le milieu des années 1980, un nouveau type de pavillon est apparu pour lutter contre le déclin des pavillons nationaux trop coûteux et de plus en plus concurrencés par la libre immatriculation. Il s'agit toujours d'un pavillon national, mais qui permet des conditions d'armement moins exclusives et plus compétitives, en particulier en ce qui concerne l'équipage, qui peut alors être composé en partie de marins étrangers. C'est là un second registre, plus communément appelé pavillon bis. Ce cas se rencontre notamment en Norvège, au Danemark et au Royaume-Uni. En France, la loi du 3 mai 2005 a créé le Registre International Français (R.I.F.), destiné à promouvoir la compétitivité de la flotte française. Celui-ci prévoit notamment que le commandant et le second du navire possèdent la nationalité française et que l'équipage comprenne un minimum de marins communautaires ; il contribue à compenser le surcoût induit par les contraintes de pavillon. Le R.I.F. a remplacé depuis 2006 l'immatriculation aux Îles Kerguelen qui dépendent des Terres australes et antarctiques françaises (T.A.A.F.).

Au 1er janvier 2006 (tabl. 2), le Panamá, le Liberia et les Bahamas, pavillons de libre immatriculation, représentent à eux seuls 36,5 p. 100 de la flotte mondiale, alors que les seconds registres, qui se sont développés en Europe concernent environ 6,6 p. 100 de celle-ci. Au 1er juillet 2006, La flotte pétrolière française comprend 45 navires pétroliers pour un tonnage total de 4,6 Mtpl, dont 30 pétroliers au long cours pour 4,5 Mtpl. Elle a beaucoup diminué depuis 1980 et ne représente plus que 1,2 p. 100 de la flotte mondiale.

Au 1er janvier 2006, les navires de plus de 10 000 tpl avaient un âge moyen de 11,9 ans et se répartissaient en 57 p. 100 de navires âgés de 0 à 10 ans, 20 p. 100 de 11 à 15 ans, 11 p. 100 de 16 à 20 ans, 7 p. 100 de 21 à 25 ans, et 5 p. 100 de plus de 25 ans. Les pétroliers supérieurs à 200 000 tpl avaient un âge moyen de 8,6 ans. Comme l'âge moyen de la flotte était de 14,5 ans en 2000, ceci montre le rajeunissement rapide et important qui a été opéré depuis cette date. Par ailleurs, 64 p. 100 de ces navires, représentant 68 p. 100 de la capacité de transport totale, étaient à double coque, c'est-à-dire conformes à la nouvelle réglementation.

L'âge limite d'un pétrolier est mal déterminé, car il dépend en grande partie de son degré d'entretien, mais également de l'évolution de la réglementation, qui impose progressivement de nouvelles normes de sécurité.

3.   Aspects techniques et nautiques du transport maritime pétrolier

La construction et la maintenance des navires pétroliers, dont la valeur représente des sommes souvent considérables, particulièrement pour les plus gros d'entre eux, font l'objet de la plus grande attention de leurs armateurs. Les sociétés de classification (comme le bureau Véritas en France et le Lloyd's Register en Grande-Bretagne) exercent également une étroite surveillance et délivrent aux propriétaires des navires des certificats attestant le bon état de navigabilité des bâtiments à l'intention, notamment, des diverses autorités portuaires représentant les États et des assureurs maritimes qui couvrent les risques de la navigation, tant pour le navire que pour la marchandise transportée. Les compagnies elles-mêmes ont très souvent mis en place leur propre service d'inspection. Enfin, l'administration de la Sécurité maritime qui, en France, dépend du ministère chargé de la Mer, assure une surveillance attentive de l'état des navires, en fonction d'une réglementation nationale propre à l'Hexagone, elle-même établie dans le respect des conventions internationales ratifiées par le gouvernement français, après avoir été élaborées au sein d'un organisme international dépendant des Nations unies et connu sous le sigle O.M.I. (Organisation maritime internationale). Par ailleurs, l'Union européenne a mis en place ses propres mesures pour adapter la réglementation internationale à la navigation dans les eaux européennes et à l'accès dans ses ports.

Les navires pétroliersLes pétroliers, notamment pour les plus grands d'entre eux, sont construits dans des chantiers spécialisés. Leur fabrication exige, en effet, des cales de dimensions adaptées dans lesquelles les constructeurs réalisent le montage d'éléments de coque et de structure préfabriqués dans les ateliers, ainsi que celui des divers équipements de propulsion, de cargaison, de navigation et de manœuvre, sans oublier les éléments de superstructure destinés, pour la plus grande part, au logement de l'équipage ainsi qu'aux locaux de centralisation de la conduite et de la surveillance.

Les pétroliers Dessin

Les pétroliers Les grands groupes pétroliers confient le plus souvent à des prestataires le transport du pétrole brut et des produits raffinés. Une grande partie de la production mondiale de pétrole est ainsi acheminée par voie maritime vers les zones de stockage. Ce commerce maritime fait courir des risques à l'e… 

Crédits: ArtPresse Consulter

Les principaux chantiers navals qui, naguère, étaient situés en Europe, et notamment en France, ont été concurrencés par les chantiers d'Extrême-Orient, tout particulièrement par la Corée du Sud, qui est devenue le premier constructeur mondial de navires pétroliers.

Le navire pétrolier est un bâtiment à coque porteuse, dont les cloisonnements, longitudinaux et transversaux, et le pont unique constituent un compartimentage destiné à recevoir la cargaison. Cette dernière est embarquée au port de chargement par gravité ou par pompage à partir d'un terminal à terre ou d'une bouée de chargement, via des collecteurs dimensionnés, de façon à permettre un chargement en une vingtaine d'heures. En revanche, les opérations de déchargement sont effectuées grâce à l'utilisation de pompes de cargaison, situées sur l'arrière des compartiments à cargaison et fonctionnant en pleine autonomie par rapport à la terre. La capacité de pompage d'un pétrolier de 300 000 tonnes est comprise entre 15 000 et 20 000 mètres cubes par heure, permettant ainsi de limiter la durée des opérations de déchargement à 24 heures.

Jusqu'au début des années 1980, la plupart des gros navires étaient équipés de turbines à vapeur qui fournissaient la puissance nécessaire à la propulsion assurée par la rotation de l'arbre porte-hélice, mais l'accroissement très important du coût de l'énergie a conduit à ne plus installer sur les nouveaux navires que des moteurs consommant en général des produits pétroliers lourds avec un meilleur rendement énergétique. La propulsion est assurée par une seule hélice, à l'exception des plus gros pétroliers de 500 000 tpl ou plus qui étaient munis de deux hélices, mais ceux-ci ont rapidement disparu lors de la crise pétrolière des années 1980, parce que surdimensionnés par rapport aux besoins réels du transport maritime.

La puissance de la propulsion est adaptée à la taille du navire pour lui permettre, d'abord, de vaincre les résistances de frottement de la carène immergée ainsi que les résistances de vagues qui se créent à la surface de la mer lors de son déplacement, et ensuite d'obtenir une vitesse optimale qui varie, selon la taille des navires, autour de 15 nœuds environ, c'est-à-dire approximativement 28 kilomètres par heureCaractéristiques des navires pétroliers.

Caractéristiques des navires pétroliers Tableau

Caractéristiques des navires pétroliers Évolution des principales caractéristiques des navires pétroliers (valeurs maximales). 

Crédits: Encyclopædia Universalis France Consulter

Le profil des extrémités avant et arrière de la carène fait l'objet d'études hydrodynamiques poussées, afin de réduire la résistance des vagues et d'obtenir le meilleur rendement de l'hélice. De même, la recherche d'une résistance de frottement minimale conduit à utiliser des peintures autopolissantes, de grande efficacité pour la protection contre le développement de la végétation qui pourrait devenir très rapidement une source de surconsommation de combustible très coûteuse.

Malgré leur taille, les plus grands navires possèdent des qualités manœuvrières relativement comparables à celles des plus petits, tant en ce qui concerne leur vitesse d'évolution que leur diamètre de giration. Leur inertie, liée à leur déplacement, exige une attention particulière lors des manœuvres en surface restreinte, particulièrement dans les zones de densité de navigation élevée. Petits ou grands, les navires pétroliers, dont l'automatisation des installations de propulsion et de cargaison est très poussée, font également appel à des équipements de navigation les plus élaborés, tels que radars anticollision munis de calculateurs, calculateurs de positionnement par satellites, etc.

Le développement considérable de la taille unitaire des navires pétroliers construits au milieu de la décennie de 1970 a été alors la réponse à un besoin croissant de transport, tant sur le plan économique que sur celui de la sécurité, l'effet de taille permettant de réduire – au bénéfice du consommateur – le prix de revient de la tonne transportée dans de grandes proportions. Toutefois, la baisse importante de la demande et la crise aiguë subie par le transport maritime durant une grande partie de la décennie de 1980 a stoppé, sauf cas exceptionnels, la construction des très grands navires, d'une taille supérieure à 350 000 tonnes de port en lourd.

Grâce aux progrès techniques réalisés dans le domaine des automatismes, de la collecte et de la transmission des informations, et de la fiabilité des matériels, les effectifs des équipages ont pu être réduits de manière significative (moins de trente officiers et marins pour les plus gros navires).

4.   Évolution de la réglementation internationale

La sauvegarde de la vie humaine en mer, la sécurité sous tous ses aspects et la protection contre la pollution de la mer et des côtes par les hydrocarbures font l'objet de conventions internationales élaborées sous l'égide de l' O.M.I. Les pollutions très importantes qui se sont produites, telles que celles dont furent responsables le Torrey-Canyon (1967), l'Amoco-Cadiz (1978)L'Amoco-Cadiz, l'Exxon-Valdez (1989) et plus récemment l'Erika (1999) et le Prestige (2002), ont amené la communauté internationale à édicter depuis de nombreuses années des règles de construction et d'exploitation des navires de plus en plus sévères, pour diminuer les risques de tous ordres, et les conséquences des accidents (cf. marées noires).

L'Amoco-Cadiz Photographie

L'Amoco-Cadiz Avec le naufrage de l'Amoco-Cadiz (16 mars 1978), qui a pollué près de 300 kilomètres de côtes bretonnes et affecté profondément la faune et la flore de cette région, se posait à nouveau la question des risques inhérents au transport des hydrocarbures en mer. 

Crédits: Martin Rogers, Tony Stone Images/ Getty Consulter

C'est ainsi que la convention Marpol (Maritime Pollution Convention) de 1973 rendait pour la première fois obligatoire l'installation de ballasts séparés (segregated ballast tanks, S.B.T.) sur les navires neufs de plus de 70 000 tonnes de port en lourd. Le protocole Marpol de 1978 a étendu cette mesure aux navires de plus de 20 000 tonnes de port en lourd et, pour les navires existants, l'installation de systèmes de lavage des citernes au pétrole brut (crude oil washing, C.O.W.). Parallèlement à cette réglementation portant sur les procédures opérationnelles, la convention S.O.L.A.S. (Safety of Life at Sea, 1966-1974-1978) a imposé diverses mesures en matière d'équipements de navigation, de protection contre le feu, d'évacuation et de communication. Elle exigea à partir de 1978 l'installation à bord des pétroliers de systèmes de gaz inerte (inert gas system, I.G.S.) afin de limiter les risques d'explosion.

La Convention internationale sur la qualification du personnel de navigation fixe depuis 1978 dans des termes très précis les compétences requises pour l'équipage des navires pétroliers (International Convention on Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers, S.T.C.W.).

Les États-Unis, par la place qu'ils occupent comme zone majeure d'importation, jouent un rôle d'entraînement en matière de réglementation maritime. C'est ainsi qu'ils ont promulgué en 1990 une nouvelle loi, dite Oil Pollution Act of 1990 (O.P.A.). Cette loi a principalement prévu l'obligation pour les pétroliers neufs commandés après le 30 juin 1990, qui navigueront dans les eaux américaines, ou jusqu'à 200 milles des côtes, d'être construits avec une double coque, c'est-à-dire avec des doubles parois latérales et un double fond, leur distance étant de 2 mètres pour les gros pétroliers.

L'O.M.I. a généralisé à partir de 1993 l'application de ces règles en les complétant et en les aménageant. En particulier, le double fond, pouvant présenter certains risques lors de l'échouage du navire, peut ne plus être exigé à condition que la conception du navire soit telle que la pression de la cargaison qui s'exerce sur le fond, lorsqu'il constitue une cloison unique entre la cargaison et la mer, ne puisse pas dépasser la pression hydrostatique extérieure de l'eau, ce qui doit empêcher l'écoulement du pétrole brut vers l'extérieur.

En matière de réparation des dommages et d' indemnisation des tiers en cas d'accident avec déversement significatif d'hydrocarbures, la réglementation de l'O.M.I. s'est également renforcée. Les deux conventions les plus importantes, la convention de 1969 sur la responsabilité du propriétaire du navire transportant des hydrocarbures et celle de 1971 portant création d'un Fonds international d'indemnisation organisent une réparation des dommages, payée conjointement par le propriétaire du navire et par le propriétaire de la marchandise. Les mécanismes de responsabilité sur lesquels reposent ces textes impliquent le propriétaire du navire, même en l'absence de toute faute, et lui imposent une couverture d'assurance. Il peut s'y ajouter la participation à des plans volontaires qui s'appliquent à chaque fois que les conventions internationales ne sont pas utilisables.

L'O.P.A. américain a introduit une nouvelle notion, celle de responsabilité illimitée lorsque la faute du navire est manifeste, ce qui pose de graves problèmes aux armateurs et aux compagnies d'assurances.

En 1999, le naufrage au large des côtes bretonnes de l'Erika, pétrolier de 37 000 tpl construit en 1975 dans un chantier japonais et transportant du fuel lourd, a causé un très gros émoi en France et en Europe, la catastrophe ayant touché 400 kilomètres de côtes. À la suite de celle-ci, l'Union européenne a mis en place de nouvelles mesures communautaires dites Erika I (2001), Erika II (2002) et Erika III (2005) pour renforcer la sécurité maritime, notamment l'accélération de sortie de flotte des navires à simple coque, la mise en place d'un système d'information et de contrôle du trafic maritime, le renforcement des contrôles par les États, le renforcement du contrôle des sociétés de classification, l'accroissement du montant des indemnisations, la création d'une Agence européenne de sécurité maritime (2003), etc.

En 1982, le Mémorandum de Paris (dit MoU – memorandum of understanding – de Paris) a regroupé 25 États pour surveiller les eaux territoriales des États européens et la zone de l'Atlantique nord. Il a pour but d'éliminer les navires sous-normes par les contrôles de l'État du port (selon le Comité des transports maritimes de l'O.C.D.E., un navire sous-norme est « un navire qui, de par son état matériel, son mode d'exploitation ou le comportement de son équipage, ne satisfait pas aux normes de base de navigabilité, de sorte qu'il constitue une menace pour la vie humaine et/ou l'environnement »). Les inspections vérifient que les navires concernés sont conformes aux réglementations internationales relatives à la sécurité, à la sûreté, au respect de l'environnement ainsi qu'aux conditions de vie et de travail des marins. Une liste noire des navires est établie chaque année, et l'entrée de ces navires est désormais interdite dans les ports de l'Union européenne. En outre, la sûreté maritime et portuaire est devenue un élément incontournable de la qualité du transport maritime et des ports. En effet, le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) est entré en vigueur le 1er juillet 2004. Ce régime impose un large éventail de responsabilités aux gouvernements, aux établissements portuaires, aux armateurs et aux exploitants de navires, par exemple les plans de sûreté des navires qui concernent tout particulièrement les pétroliers.

5.   Exploitation commerciale des navires pétroliers

À l'exception des caboteurs pétroliers affectés à un trafic interzone, voire côtier national, et de quelques navires mixtes affectés au transport du pétrole sur certaines traversées, les pétroliers long-courriers assurent un trafic à sens unique, des zones de production vers les zones de consommation. Dans ces zones, ils touchent à chaque fois des ports spécialisés, ce qui les amène à effectuer une traversée sur deux en charge ; l'autre traversée se fait sur lest, c'est-à-dire en embarquant dans des compartiments (appelés ballasts), spécialement réservés à cet effet ou préalablement vidés de leur cargaison et nettoyés, une quantité d'eau de mer suffisante pour que l'hélice soit immergée et que le navire soit manœuvrable dans toutes les conditions de temps qu'il rencontrera au cours de sa traversée sur lest.

La conduite, tant de la navigation que des installations, est assurée par un équipage de quinze à trente personnes, selon la taille du navire. Cet équipage participe également à l'entretien préventif, aux dépannages éventuels, et assure toutes les fonctions administratives et hôtelières liées à l'exploitation commerciale du navire et à la vie à bord. La compétence requise pour la conduite de ces navires exige des officiers et marins une haute technicité acquise dans des écoles spécialisées et au cours de stages à terre et à bord, non seulement pour la conduite des équipements, mais aussi en vue d'obtenir le plus haut niveau de sécurité et de protection de l'environnement.

En ce qui concerne le personnel navigant, une mutation profonde s'est produite depuis les années 1980, les marins étrangers (non communautaires), surtout d'origine asiatique, ayant progressivement remplacé une part importante des marins d'origine européenne, ce qui a conduit en général à des dépenses d'équipage beaucoup plus réduites, sous la pression d'une très vive concurrence internationale. Sous l'égide de l'O.M.I., des normes d'habilitation des écoles de formation maritime ont été édictées pour améliorer la formation des marins.

Le prix de revient du transport est composé des trois types de coûts suivants :

– les coûts de capital et les frais financiers liés au prix d'acquisition du navire, dont la durée de vie moyenne se situe généralement entre vingt et trente ans ;

– les coûts dits d'exploitation, couvrant les dépenses d'équipage, d'entretien du navire, d'assurance et les frais généraux ;

– les coûts variables de combustibles (les soutes) et de frais de port (pilotage, remorquage, droits de port, frais divers d'escales) directement liés au trafic du navire.

Ces coûts peuvent être très différents selon les époques. Dans le cas d'un navire neuf, son prix dépend de sa taille et de ses caractéristiques, de la concurrence entre les chantiers de construction et de la conjoncture internationale, et il peut ainsi varier très rapidement. C'est ainsi que le prix d'un pétrolier de 280 000 tpl était de 76 millions de dollars fin 2003, 107 millions de dollars fin 2004 et 120 millions de dollars fin 2005. Il existe aussi un très important marché pour les navires de seconde main, qui peut fluctuer également dans de grandes proportions. Les frais financiers dépendent du marché financier et des taux d'intérêt, les primes d'assurance évoluent également en fonction du marché et du nombre d'accidents auxquels les compagnies ont eu à faire face ; les soutes ont un prix qui varie avec le prix de l'énergie, en particulier avec celui du pétrole brut, leur consommation étant fonction de la vitesse du navire, etc.

Sur le plan juridique, l' affrètement peut revêtir plusieurs formes :

– l'affrètement à temps, avec une charte-partie, d'après laquelle l'armateur met son navire et son équipage à la disposition de l'affréteur, moyennant paiement d'un fret mensuel couvrant les frais de capital et les frais d'exploitation ; l'affréteur conserve alors à sa charge les frais de combustible et les frais de port directement liés à l'utilisation qu'il fait du navire ;

– l'affrètement au voyage, avec lequel l'armateur assure un contrat de transport d'un port à un autre, et pour lequel il perçoit un fret devant couvrir les trois types de coûts déjà mentionnés ;

– l'affrètement en coque nue avec lequel le propriétaire loue son navire à un armateur qui l'arme et l'exploite pour ses propres besoins ou le sous-affrète ensuite à un tiers.

Les courtiers d'affrètement, spécialisés dans le transport de pétrole, assurent la vie quotidienne de ce marché des frets. Quel que soit le type d'affrètement, les taux peuvent varier rapidement dans des proportions considérables, qui dépendent directement de l'offre et de la demande de transport maritime et de la situation politique du monde. Dans certaines périodes où les niveaux des frets sont très bas, ceux-ci ne couvrent au mieux que les coûts variables et une part plus ou moins importante des coûts d'exploitation, les charges de capital ne pouvant alors plus être couvertes.

À la fin de leur vie, les navires sont vendus à des chantiers de démolition, à un prix qui est fonction de leur poids lège et du cours de la ferraille.

6.   Perspectives concernant le transport maritime

Activité de transport très spécialisée, le transport maritime du pétrole est intimement lié à l'avenir de la consommation pétrolière, d'une part, et aux échanges qu'elle entraînera entre zones productrices et zones consommatrices, d'autre part.

L'équilibre entre la demande et l'offre n'est jamais atteint de manière durable, et les taux de fret qui en résultent sont le plus souvent insuffisants non seulement pour rémunérer normalement cette activité, mais également pour permettre d'acheter des navires neufs, qui représentent des investissements très lourds. Il faut pourtant constamment renouveler la flotte, d'une part pour disposer de navires de plus en plus sûrs et performants et, d'autre part, pour suivre l'évolution d'une réglementation qui a pour objet la sécurité et le respect de l'environnement et qui est, à juste titre, de plus en plus stricte. Encore faut-il veiller à ce qu'elle soit respectée, ce qui n'est pas toujours le cas, car il existe encore des navires sous-normes qui sont à éliminer le plus rapidement possible.

La qualité des hommes, aussi bien celle des membres d'équipage que celle des personnels qui exercent les divers services à terre, doit également être assurée par une formation de plus en plus poussée, destinée à réduire encore les risques d'accidents.

Se déployant sur toutes les mers du globe, le transport maritime pétrolier se doit d'être un outil fiable au service du pétrole et sans risque pour les hommes et la nature.

7.   Le transport du pétrole par pipeline

C'est aux États-Unis en 1865 que fut utilisée, pour la première fois, une conduite pour évacuer la production d'un gisement. Depuis lors, l'emploi de ce mode de transport des hydrocarbures liquides ou gazeux s'est généralisé, d'abord aux États-Unis, puis dans le reste du monde.

À l'heure actuelle, le réseau mondial en service atteint plus de 1 million de kilomètres de conduites, dont près des trois quarts sont utilisées au transport du pétrole brut et le reste au transport des produits finis. Les plus importants pipelines se trouvent, pour le transport du pétrole brut, en ex-U.R.S.S. où le plus long avoisine 5 000 kilomètres pour un diamètre de 48 pouces (environ 122 cm). En ce qui concerne les produits finis, le plus long est installé aux États-Unis (Baton Rouge - Grennsboro) et mesure 6 350 kilomètres. Les débits les plus importants se trouvent au Moyen-Orient, tel le Sumed (Suez-Méditerranée), qui peut atteindre 120 Mt/an.

Les grands réseaux de pipelines sont destinés à couvrir plusieurs types de besoins :

– dans les pays à la fois grands producteurs et grands consommateurs, la fonction essentielle du pipeline est de relier les gisements de pétrole aux raffineries (cas des États-Unis et de l'ex-U.R.S.S.) ;

– dans les pays grands producteurs et exportateurs, le rôle des conduites est principalement de transporter le pétrole brut depuis les gisements jusqu'à des terminaux de chargement pour navires pétroliers ; c'est le cas, notamment, de l'Afrique du Nord, de l'Alaska et du Moyen-Orient, où certains pipelines aboutissent à des ports situés dans des pays étrangers aux pays producteurs d'origine. Diverses considérations stratégiques peuvent également intervenir dans le choix des tracés. C'est ainsi qu'en 2003 un pipeline reliant Doba au Tchad au terminal de Kribi au Cameroun a été mis en service pour acheminer le pétrole tchadien jusqu'à l'Atlantique. Depuis 2005, un pipeline de 1 768 kilomètres relie Bakou, situé en Azerbaïdjan sur la mer Caspienne, à Ceyhan en Turquie sur la Méditerranée, via Tbilissi en Géorgie (pipeline BTC). Il a été réalisé par un consortium regroupant 11 compagnies pétrolières, avec un coût de 3 milliards de dollars, compte tenu des difficultés rencontrées (passage à 2 800 mètres d'altitude notamment). Il évite en particulier que le pétrole évacué transite par la mer Noire, le détroit du Bosphore étant déjà très encombré par le trafic maritime ;

– dans les grandes régions consommatrices, les pipelines servent principalement à alimenter les raffineries situées dans l'intérieur à partir des ports d'importation du pétrole brut ; c'est le cas, en Europe, du pipeline sud-européen, construit en 1962 pour relier Fos-sur-Mer à Karlsruhe ; il dessert au total cinq raffineries situées en France, en Suisse et en Allemagne ;

– dans des régions intermédiaires, le pipeline permet de raccourcir économiquement les routes maritimes ; c'est le cas du Sumed (Suez-Méditerranée) ou du T.I.P. (Trans-Israël Pipeline).

Il convient de signaler également la particularité des pipelines immergés, destinés à relier les puits de pétrole offshore aux ports de chargement ou aux zones de consommation (à cet égard, citons le réseau très dense de la mer du Nord).

Par ailleurs, en France existent des pipelines à produits finis, l'un au départ du Havre qui dessert la région parisienne, Orléans et Tours (Société Trapil), et l'autre au départ de Fos-sur-Mer pour desservir la vallée du Rhône (Société du Pipeline Méditerranée-Rhône). Il s'y ajoute le réseau des oléoducs de l'O.T.A.N. (Organisation du traité de l'Atlantique nord), utilisé à des fins civiles (Pipeline Donages-Meulun-Metz).

Le développement considérable du transport par pipeline a été une des réponses aux nombreux besoins entraînés par l'accroissement de la consommation des hydrocarbures, d'abord pour des raisons économiques, puis du fait des avantages spécifiques qu'il présente (parfaite adaptation au transport de produits liquides, pertes d'énergie minimales, optimisation de tracé, faible sensibilité au relief et aux conditions géographiques et climatiques, emprise au sol presque nulle et adaptation à l'automatisme).

Le pipeline est constitué d'un tube dans lequel circule le produit à transporter ; il est la plupart du temps enterré dans le sol à une faible profondeur (de l'ordre d'un mètre). Il est complété par des stations de pompage réparties tout le long de la ligne de transport. Par exemple, dans le cas d'importation par voie maritime, le produit est d'abord stocké au départ du pipeline dans un terminal de stockage situé à proximité du port d'importation, le débit est assuré par une station de pompage située au départ du pipeline, complétée si nécessaire par des stations de pompage intermédiaires pour compenser les pertes de charge et faire face aux éventuelles dénivellations.

Le tube dessert ensuite un terminal de réception situé à proximité d'une raffinerie, ou d'un dépôt de distribution. Un poste de contrôle central permet de commander, à partir d'un lieu unique, les différentes pompes et vannes. La pression produite par les pompes peut atteindre des valeurs relativement élevées, de l'ordre de 5 à 10 mégapascals. Divers dispositifs peuvent être employés pour protéger le pipeline lors de la traversée de certaines zones critiques : traversées de rivières, nappes phréatiques, milieu marin, etc.

La construction du pipeline est une opération très coûteuse, qui varie considérablement avec les caractéristiques géographiques de la zone traversée ; l'usage est d'en exprimer le coût unitaire en dollars par pouce de diamètre et par mille de longueur. Les dépenses d'investissement peuvent, en effet, varier selon l'importance que représentent, dans ces coûts, les caractéristiques techniques recherchées (diamètre, débit) ou géographiques (relief, zones immergées ou arctiques...). La construction proprement dite pose des problèmes de tracé (dont les exigences politiques ne sont pas des moindres), des problèmes de choix des tubes et des problèmes de pose des conduites (préparation et ouverture des pistes, assemblage des tubes, revêtement protecteur du pipeline), puis de remise en état des terrains traversés.

Les terminaux sont des ensembles complexes comportant des réservoirs de déchargement et de stockage ; les relais de pression sont assurés, en certains points de la ligne, par des stations de pompage.

Les pipelines modernes sont exploités en télécommande, avec un haut degré d'automatisation, permettant le fonctionnement de l'ensemble grâce à un personnel relativement restreint. L'exploitation d'un pipeline est caractérisée par sa continuité dans le temps, faisant l'objet de programmes élaborés en liaison avec les clients utilisateurs et d'une gestion au jour le jour. La question de l'entretien est importante, en particulier pour surveiller l'état du tube, et du matériel perfectionné (les racleurs) est nécessaire pour mesurer facilement en tout point son épaisseur, pour déceler les défauts de l'acier, ainsi que des fuites éventuelles.

Le prix de revient technique, pour la société gestionnaire du pipeline, est formé d'une part des charges liées aux investissements (amortissements, charges financières) –qui peuvent atteindre en moyenne de 50 à 80 p. 100 du coût total, et se réduire à 10 p. 100 lorsque l'ouvrage est amorti – et, d'autre part, de frais d'exploitation dont les dépenses d'énergie peuvent être les plus élevés, s'ajoutant aux frais de personnel et aux frais généraux. L'usage est d'exprimer ce prix de revient en fonction du débit en tonnes par an du pipeline dont la longueur est, entre autres, un élément majeur de comparaison avec les autres pipelines.

Le coût du transport pour l'utilisation d'un pipeline peut être différent du prix de revient, car il peut y avoir lieu d'y ajouter les taxes imposées par certains des pays qu'il traverse. Mais d'autres facteurs interviennent, comme les caractéristiques du pétrole transporté (en particulier sa viscosité) et la distance parcourue (partie fixe, plus partie proportionnelle). Certains pipelines particulièrement bien situés (par exemple, le Sumed de Suez à Alexandrie) permettent une diminution importante du trajet à parcourir pour les navires (qui, pour cet exemple, de par leur trop grande taille, ne peuvent pas emprunter le canal de Suez à pleine charge) ; ainsi, ils peuvent bénéficier d'une véritable rente de situation.

S'agissant de transport international et au-delà de la comparaison des coûts dont la nécessité est évidente, le choix final entre transport pétrolier par voie maritime ou par pipeline, lorsqu'il se présente, doit également prendre en considération d'autres éléments de décision. À la grande souplesse d'exploitation que procure le navire, dont par définition l'utilisation peut être faite sur toutes les mers du globe, doit en effet être comparée la rigidité du pipeline. Tous les aspects, ceux qui relèvent des domaines de la sécurité politique des zones traversées comme ceux qui sont relatifs à la prévention de la pollution, sont également des éléments de décision dont l'importance doit être appréciée.

En effet, dès lors qu'il est construit et qu'il traverse deux ou plusieurs États, le pipeline est un moyen de transport vulnérable, qui peut être interrompu à tout moment par la volonté politique de l'un d'entre eux. C'est ainsi que plusieurs des pipelines situés au Moyen-Orient sont fermés de manière provisoire ou définitive. Les problèmes d'environnement et de sécurité ont également pris une ampleur qui peut peser lourdement sur la décision de construire et sur le choix du tracé.

Pierre HOUSSIN
Georges WESSELS

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Pour citer cet article

Pierre HOUSSIN, Georges WESSELS, « PÉTROLE - Le transport  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/petrole-le-transport/

Autres références

« PÉTROLE » est également traité dans :

PÉTROLE - Le pétrole brut

Écrit par :  Bernard TISSOT

Le pétrole brut est un fluide constitué principalement d'hydrocarbures ; il contient également des composés organiques soufrés, oxygénés et azotés. On le rencontre dans les bassins sédimentaires, où il occupe les vides de roches poreuses appelées réservoirs. Les gisements de pétrole correspondent à une accumulation dans une zone où le réservoir pr… Lire la suite
PÉTROLE - Géographie du pétrole

Écrit par :  Christophe BÉLORGEOT

Dans les vingt années qui ont précédé le premier choc pétrolier, de 1953 à 1973, la production mondiale de pétrole brut a plus que quadruplé, progressant de 654 millions de tonnes (Mt) à 2 870 Mt. Sous l'effet de la hausse brutale des prix, initiée en 1973, sa croissance s'est ralentie et, après avoir atteint 3 190 Mt en 1979, le deuxième choc pét… Lire la suite
PÉTROLE - L'exploration pétrolière

Écrit par :  Alain PERRODON

L'exploration (ou prospection) pétrolière a pour but la découverte d'accumulations d'hydrocarbures liquides et gazeux éventuellement solides, techniquement et économiquement exploitables. Ces gisements se rencontrent plus ou moins profondément dans les bassins sédimentaires où ils sont reconnus par des forages. Le pétrole et le gaz ne peuvent géné… Lire la suite
PÉTROLE - L'exploitation des gisements

Écrit par :  Yves BARBIERDaniel CHAMPLONPierre SIMANDOUX

S'il incombe aux équipes de prospection de trouver des gisements, le rôle de celles qui sont chargées de la production est d'en tirer le meilleur parti. Essentiellement empirique d'abord, l'extraction des hydrocarbures, pétrole et gaz naturel, est progressivement devenue une technique étayée sur des bases scientifiques. Dès la fin du xixLire la suite
PÉTROLE - Économie pétrolière

Écrit par :  Jean-Marie BOURDAIRE

L'industrie pétrolière moderne naît aux États-Unis, au milieu du xixe siècle, sous la pression de la demande de combustible pour l'éclairage. Trop chassée pour son huile, la baleine à spermaceti se fait rare. Le pétrole suintant à la surface, dont le colonel Ferris vient de découvrir la distillation (pour fabriquer du pétrole l… Lire la suite
PÉTROLE - La fin du pétrole : mythes et réalités

Écrit par :  Claude JABLON

La forte augmentation du prix du pétrole depuis le début du xxie siècle, est venue remettre sur le devant de la scène une série de préoccupations concernant le futur énergétique de notre planète : perspective d'un épuisement des ressources pétrolières, exploitation d'énergies renouvelables, risque nucléaire, etc. Des questions,… Lire la suite
PÉTROLE - Le raffinage

Écrit par :  René DAUDIN

Le raffinage du pétrole est une industrie lourde qui transforme un mélange d'hydrocarbures, appelé pétrole brut, en produits énergétiques, tels que carburant et combustibles, et en produits non énergétiques, tels que matières premières pétrochimiques, lubrifiants, paraffines et bitumes. Les produits sont ensuite acheminés vers le consommateur fina… Lire la suite
PÉTROLE - Les politiques pétrolières

Écrit par :  Denis BAUCHARDJean CHARDONNET

Jusqu'au début des années 1970, il n'existait pas à proprement parler de politiques pétrolières autres que celles des grandes compagnies internationales. Avant la Seconde Guerre mondiale, les États ne voulaient ou ne pouvaient pas intervenir dans un jeu qui se déroulait à l'échelle planétaire, et qu'ils subissaient. Les États industrialisés priren… Lire la suite
PÉTROLE - Le stockage

Écrit par :  André CLERC-RENAUD

On entendra par pétrole l'ensemble des hydrocarbures, qui, selon leur composition chimique, les conditions de température et de pression où ils se trouvent, ont des aspects physiques divers. Les techniques de stockage visent, tout au long de la chaîne qui va de la production à la consommation, à emmagasiner le plus économiquement possible toutes s… Lire la suite
ALASKA

Écrit par :  Claire ALIXYvon CSONKA

Dans le chapitre "Économie et transports"  : …  et de reflux. C'est au commerce des fourrures, aux ruées vers l'or, aux dépenses militaires,* et enfin à l'exploitation du pétrole que l'on doit ces expansions économiques et démographiques. De 1988 à 2006, l'économie s'est stabilisée et a progressé malgré la récession qui a suivi la chute des cours du pétrole en 1986. Les ressources… Lire la suite
ALCANES

Écrit par :  Jacques METZGER

Dans le chapitre "État naturel et préparations"  : …  du gaz naturel est le méthane, mais il est accompagné d'éthane, de propane et de butanes. Les *pétroles sont des mélanges d'un grand nombre d'hydrocarbures, où les alcanes, notamment linéaires, prédominent, et de molécules fonctionnelles en petit nombre. Soumis aux opérations de raffinage, ils sont séparés par distillation fractionnée en Lire la suite
ALGÉRIE

Écrit par :  Charles-Robert AGERONJean LECASid-Ahmed SOUIAHBenjamin STORA Universalis

Dans le chapitre "Les richesses minières et énergétiques"  : …  eau salée. Mais les principales richesses du sous-sol algérien sont sans conteste ses gisements de *pétrole et de gaz découverts dans les années 1950 dans le Sahara. Parmi les bassins d'hydrocarbures, situés dans le sud algérien, Hassi R'mel est le plus important champ gazier du continent africain. Il contribue à 66 p. 100 de la production… Lire la suite
AMOCO CADIZ MARÉE NOIRE DE L' (16 mars 1978)

Écrit par :  Yves GAUTIER

… Le *soir du 16 mars 1978, le supertanker Amoco Cadiz s'échoue face au petit port breton de Portsall (Finistère-Nord), libérant, en quinze jours, 223 000 tonnes de pétrole léger et 4 000 tonnes de fioul lourd. Les conséquences en sont lourdes : 300 kilomètres de côtes polluées, entre 19 000 et 37 000 oiseaux morts ainsi que des centaines de… Lire la suite
ANGOLA

Écrit par :  Philippe GERVAIS-LAMBONYDidier PÉCLARD Universalis

Dans le chapitre "Entre Afrique australe et Afrique centrale : un pays charnière"  : …  de ses ressources naturelles que l'Angola s'apparente aux deux ensembles sous-continentaux.* Les considérables réserves de pétrole offshore, qui font de l'Angola le deuxième producteur d'Afrique subsaharienne après le Nigeria (et le 23e mondial), sont le prolongement de celles du Gabon et du Congo-Brazzaville (aujourd'hui,… Lire la suite
ARABIE SAOUDITE

Écrit par :  Philippe DROZ-VINCENTGhassan SALAMÉ

Dans le chapitre " Le pétrole roi"  : …  Le* pétrole constitue la ressource principale du pays. Découvert au milieu des années 1930, son exploitation ne devient commerciale qu'après la Seconde Guerre mondiale. Depuis, la production est allée en s'accroissant : de 547 000 barils par jour en moyenne en 1950 à 1,245 millions en 1960, 3,55 en 1970, 9,99 en 1980, 9 à 10 dans les années 2010. L'… Lire la suite
ARCTIQUE (géopolitique)

Écrit par :  François CARRÉ

Dans le chapitre "Des perspectives énergétiques prometteuses"  : …  sans être encore précisément délimités, mais l'exploitation n'est engagée qu'en quelques endroits. *En Alaska septentrional, dans la région de Prudhoe Bay, du pétrole est extrait depuis les années 1970, lorsque fut mis en service l'oléoduc transalaskien qui aboutit à Port Valdez, sur la côte du Pacifique. En Russie d'Europe, deux secteurs sont… Lire la suite
ARGENTINE

Écrit par :  Romain GAIGNARDRoland LABARRELuis MIOTTICarlos QUENANJérémy RUBENSTEINSébastien VELUT

Dans le chapitre "Du grenier du monde à la diversification économique"  : …  souple pour les investisseurs étrangers ainsi que de la privatisation de la compagnie publique des* pétroles Y.P.F. (Yacimientos Petrolíferos Fiscales – gisements pétroliers de l'État) au début des années 1990. La production d'hydrocarbures provient des grands bassins sédimentaires du nord-ouest – dont les gisements de gaz et de pétrole se… Lire la suite
ASIE (Géographie humaine et régionale) - Espaces et sociétés

Écrit par :  Philippe PELLETIER

Dans le chapitre "L'enjeu de l'eau et des hydrocarbures"  : …  de force vis-à-vis des pays en aval (Syrie, Irak) avec lesquels des compromis sont trouvés. La* question du pétrole est d'autant plus cruciale que les besoins en hydrocarbures de la Chine, du Japon et des économies émergentes asiatiques sont exponentiels. La Chine, qui exporte du pétrole à partir des années 1980, vendant environ un quart de sa… Lire la suite
ASIE (Géographie humaine et régionale) - Dynamiques régionales

Écrit par :  Manuelle FRANCKBernard HOURCADEGeorges MUTINPhilippe PELLETIERJean-Luc RACINE

Dans le chapitre "Enjeux pétroliers et structuration de l'espace"  : …  L'essor* pétrolier de la région est spectaculaire. À la fin des années 2000, l'offre pétrolière s'élève à 1 300 millions de tonnes (32 p. 100 de la production mondiale), auxquelles s'ajoute le gaz naturel qui prend une place croissante (326 milliards de m3 et 12 p. 100 de la production mondiale). Aux cinq grands producteurs qui continuent… Lire la suite
ASPHALTES

Écrit par :  Bernard TISSOT

… *Pétroles très lourds, visqueux ou solides, les asphaltes naturels sont généralement contenus dans des roches appelées sables (ou calcaires) asphaltiques ou bitumineux. L'origine la plus fréquente de ces dépôts est un pétrole normal qui s'est formé de façon classique par dégradation thermique du kérogène contenu dans une roche mère et par migration… Lire la suite
AUTOMOBILE - Défis

Écrit par :  Daniel BALLERINIFrançois de CHARENTENAYAndré DOUAUDFrancis GODARDGérard MAEDERJean-Jacques PAYAN

…  de millions de voitures vieillissantes qui n'ont pas bénéficié des technologies modernes. À* terme, cependant, d'ici à une vingtaine d'années, il faudra bien se tourner progressivement vers les motorisations électriques, puisque le pétrole, la forme d'énergie primaire la plus condensée et la plus transportable, sera hors de prix... En effet… Lire la suite
AZERBAÏDJAN

Écrit par :  Raphaëlle MATHEYRonald Grigor SUNY Universalis

Dans le chapitre "Désastre écologique en mer Caspienne"  : …  des eaux et donc la définition des frontières maritimes des pays riverains et leur accès aux *ressources pétrolières ne sont toujours pas résolues. Les négociations entre trois (Azerbaïdjan, Kazakhstan et Fédération de Russie) des cinq pays ont conduit, en 2003, à un accord partiel sur la définition de cette ligne de partage. Les États… Lire la suite
BAHREÏN

Écrit par :  André BOURGEYLaurence LOUËR

Dans le chapitre "Évolutions socio-économiques"  : …  sur le marché de la perle de culture japonaise, trois fois moins chère que la perle locale. *Le développement de l'industrie pétrolière a par la suite entraîné un recul généralisé des surfaces cultivées, notamment des palmeraies, dont une grande partie est à l'abandon. L'agriculture n'a plus aujourd'hui qu'une part marginale dans l'économie… Lire la suite
BIOCARBURANTS ou AGROCARBURANTS

Écrit par :  Jean-Paul CHARVETAnthony SIMON

…  de Paris en la faisant fonctionner avec de l’huile d’arachide. Toutefois, l’essor rapide de *la production de carburants obtenus par raffinage de pétrole brut a ramené assez vite les biocarburants à un niveau confidentiel. Par la suite, les fluctuations de la production pétrolière mondiale et des cours des carburants fossiles ont relancé l’… Lire la suite
BITUME

Écrit par :  Bernard TISSOT

Dans le chapitre "Origine"  : …  vers des roches poreuses (grès, calcaires) où ils s'accumulent pour former, selon leur composition,* des gisements de pétrole ou certains types de grès et calcaires asphaltiques. Ces derniers résultent généralement de l'altération d'un pétrole normal et fluide en produits lourds et visqueux, au voisinage de la surface, sous l'action des eaux… Lire la suite
BOLIVIE

Écrit par :  Virginie BABY-COLLINJean-Pierre BERNARDJean-Pierre LAVAUD Universalis

Dans le chapitre "Le basculement vers l'Oriente"  : …  à sucre, coton, riz, plus récemment blé et boom du soja), principalement destiné à l'exportation. *Les nappes pétrolières et gazières des piémonts andins ont renforcé l'attractivité régionale. La loi de 1996 sur la capitalisation (cf. infra) de l'entreprise publique Yacimientos petrolíferos fiscales bolivianos (Y.P.F.B.), qui favorisa les joint-… Lire la suite
BRAER MARÉE NOIRE DU (janv. 1993)

Écrit par :  Christophe ROUSSEAU

…  Il se brise progressivement, laissant échapper sa cargaison, constituée de 84 500 tonnes de *pétrole brut dans la mer du Nord et de 1 700 tonnes de fioul lourd de propulsion. Du matériel et des spécialistes de la lutte antipollution sont rapidement mobilisés. Mais les conditions météorologiques interdisent toute intervention en mer et… Lire la suite
BRÉSIL - Géographie

Écrit par :  Martine DROULERS

Dans le chapitre "Bahia, la baie de tous les saints"  : …  , connaît un développement plus rapide que le reste du Nordeste et représente 40 p. 100 du P.I.B. régional. *La découverte du pétrole dans la Bahia, à la fin des années 1950, avait permis l'implantation de la raffinerie de Mataripe, la deuxième du pays, et du port pétrolier de Madre de Deus ; mais c'est surtout la construction du grand complexe… Lire la suite
CARBURANTS

Écrit par :  Daniel BALLERINIJean-Claude GUIBETXavier MONTAGNE

…  dont les réserves sont importantes, pourrait se développer au cours des prochaines décennies. *Les carburants classiques proviennent essentiellement du pétrole. Celui-ci subit des opérations de raffinage très poussées pour obtenir plusieurs types de produits (essences, gazole, carburéacteur, carburants lourds) destinés à alimenter des… Lire la suite
CASPIENNE MER

Écrit par :  Aleksï Nilovitch KOSAREVOleg Konstantinovitch LEONTIEVLewis OWEN Universalis

Dans le chapitre " Économie"  : …  pétrolier où s'illustrèrent notamment les frères Nobel. Vers 1900, Bakou fut la capitale mondiale du* pétrole avant de constituer un objectif stratégique pour les armées du IIIe Reich. À partir des années 1950, cependant, l'épuisement des gisements d'Azerbaïdjan situés à terre, la difficulté relative d'opérer en mer et la concurrence des… Lire la suite
CASPIENNE, géopolitique

Écrit par :  Garik GALSTYAN

Dans le chapitre "Le désenclavement de la Caspienne en matière d'énergie"  : …  Selon la Statistical Review of World Energy (2009), les réserves prouvées de *pétrole des pays caspiens sont estimées à 35,6 milliards de tonnes (dont de 2,36 à 6 milliards pour la seule région caspienne), soit 19,4 p. 100 du total mondial. La plus grande part revient à l'Iran (18,9 milliards de tonnes), suivi par la Russie (10,2 milliards… Lire la suite
CHÁVEZ HUGO (1954-2013)

Écrit par :  Frédérique LANGUE

…  aussi celle du rôle des États-Unis dans la région (le Venezuela est leur troisième fournisseur de *pétrole brut). Le discours du président Chávez se radicalise, la révolution devient une « révolution armée » (milices, réserve). La haute fonction publique et les entreprises d'État (en particulier, l'entreprise pétrolière nationale PDVSA après la… Lire la suite
CHIMIE - Histoire

Écrit par :  Élisabeth GORDONJacques GUILLERMERaymond MAUREL

Dans le chapitre "La chimie moléculaire et la biochimie"  : …   siècle, la chimie organique industrielle utilisait le charbon comme source de matières premières carbonées. *Tout a changé avec l'essor de l'exploitation pétrolière qui a donné naissance à la pétroléochimie. Des molécules de base, telles que le méthane, l'éthylène, le propylène, le benzène, etc., sont issues de fractions pétrolières et servent d'… Lire la suite
CHIMIE - La chimie aujourd'hui

Écrit par :  Pierre LASZLO

Dans le chapitre "Chimie des polymères"  : …  pour les ampoules des marcheurs, les prothèses, les pneus et les coussins des voitures, etc. Tous* ces produits nous viennent du pétrole, qu'il peut donc paraître stupide de brûler dans des moteurs à combustion : nous consommons en un an ce qui a pris un million d'années à s'élaborer. Par exemple, la famille des polyéthylènes dérive de l'éthylène… Lire la suite
CHINE - Économie

Écrit par :  Françoise LEMOINE

Dans le chapitre "Un marché intérieur en expansion rapide"  : …  ainsi la tendance séculaire au déclin relatif du prix des matières premières. Ses importations de *pétrole et de produits pétroliers ont triplé de 2002 à 2011 (passant de 90 millions à 300 millions de tonnes). Depuis 2009, elle est le deuxième importateur mondial de pétrole, après les États-Unis. Sa dépendance en matière de pétrole devrait s'… Lire la suite
COLOMBIE

Écrit par :  Marcel NIEDERGANGOlivier PISSOATClément THIBAUD Universalis

Dans le chapitre "L'économie : entre système-monde et subsistance"  : …  ou d'hydrocarbures se développe dans le cadre d'un retour de la demande en produits primaires. *Le pétrole est, au début du xxie siècle, la première exportation nationale (devant le café et le charbon) ; devenu essentiel pour le pays, surtout depuis la découverte de nouveaux gisements et l'exploration prometteuse dans les… Lire la suite
CONGO RÉPUBLIQUE DU

Écrit par :  Philippe DECRAENERoland POURTIERPatrick QUANTINGilles SAUTTER

Dans le chapitre "Géographie"  : …  il a connu une histoire mouvementée et des crises violentes, en particulier les guerres civiles de 1994 et 1997, dont Brazzaville a été le théâtre principal. Son économie, entièrement dominée par le* pétrole, exploité depuis 1972, a subi de plein fouet les chocs et contre-chocs pétroliers, avec pour conséquence l'exacerbation des tensions politiques… Lire la suite
CUBA

Écrit par :  Janette HABELOruno D. LARAJean Marie THÉODAT UniversalisVictoire ZALACAIN

Dans le chapitre "La crise (1990-1993)"  : …  euphémisme castriste pour caractériser l'état d'urgence –, les autorités cubaines annoncèrent que* les livraisons de pétrole avaient encore diminué. Cette mesure coïncidait avec les débuts de la crise du Golfe (1990), l'augmentation des prix du pétrole et la perspective de devoir payer le pétrole soviétique en devises à partir de 1991. La… Lire la suite
DANEMARK

Écrit par :  Marc AUCHETFrederik Julius BILLESKOV-JANSENJean Maurice BIZIÈRERégis BOYERGeorges CHABOTLucien MUSSETClaude NORDMANN Universalis

Dans le chapitre "L'ère Schlüter (1982-1993)"  : …  des paiements, le Danemark termina l'année 1990 avec un excédent de 9,3 milliards de couronnes.* Ce succès inattendu s'explique en bonne partie par le fait qu'à partir de cette période, le pays, grâce aux gisements qui se trouvent dans ses eaux territoriales, a produit plus de pétrole et de gaz naturel qu'il n'en faut pour couvrir ses besoins.… Lire la suite
DÉCOUVERTE D'HYDROCARBURES EN MER DU NORD

Écrit par :  Bernard BENSAIDGuy MAISONNIER

…  Bas et à l'Allemagne. Les zones britannique et norvégienne concentrent à elles seules 90 p. 100 des* réserves pétrolières et gazières de la région. L'intérêt des compagnies pétrolières pour la mer du Nord a débuté avec la découverte, en 1959, dans la zone côtière de Groningue (Pays-Bas), d'un très important champ de gaz. La prospection offshore,… Lire la suite
ÉCHANGE TERMES DE L'

Écrit par :  Jean-Marc SIROËN

Dans le chapitre "Une notion ambiguë"  : …   ! Il dépend aussi de l'indicateur utilisé et des pays considérés. Doit-on par exemple exclure les *pays exportateurs de pétrole ? En effet, dans les années 1955-1973, les P.E.D. non exportateurs de pétrole ont connu, en général, une amélioration des termes de l'échange nets alors que les pays exportateurs de pétrole connaissaient une dégradation.… Lire la suite
ÉCOLOGIE

Écrit par :  Patrick BLANDINDenis COUVETMaxime LAMOTTECesare F. SACCHI

Dans le chapitre "Lutte contre les pollutions"  : …  pollution chimique et de la pollution organique, est surtout importante en mer et sur les côtes. Les* produits pétroliers sont un poison pour beaucoup d'organismes, une cause indirecte de mortalité pour bien d'autres (algues enduites de mazout, incapables de photosynthétiser, oiseaux aquatiques privés de leur enduit imperméable, petits Invertébrés… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1993 : une nouvelle année de purgatoire

Écrit par :  Tristan DOELNITZ

Dans le chapitre "Un continent « en perdition »"  : …  et à la Syrie, en vertu de la Déclaration de Damas. Autre conséquence de la baisse des recettes *pétrolières (qui ne représentent plus que 10 p. 100 des revenus des pays du Golfe, après avoir atteint jusqu'à 63 p. 100), la dette extérieure des pays arabes a dépassé 200 milliards de dollars, selon une étude publiée en juillet par la Ligue des… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2002 : incertitudes sur la reprise

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Pétrole et finance : instabilité des marchés"  : …  les prix du café ont été encore poussés à la baisse par une augmentation de la récolte brésilienne. *L'évolution à la hausse du prix du pétrole en 2002 s'est caractérisée à l'été par des tensions dues à la perspective du conflit militaire entre les États-Unis et l'Irak. Le prix du brut s'est élevé à près de 30 dollars à l'automne, en raison d'une « … Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2003 : une économie mondiale dans la tourmente

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Pétrole et finance : à la hausse"  : …  L'évolution des* marchés pétroliers a été bien entendu marquée par les événements en Irak. Le prix du pétrole a poursuivi jusqu'en mars 2003 une ascension débutée à la fin de 2001. Les marchés ont notamment appliqué au cours du pétrole brut une prime dite « de guerre », de l'ordre de 5 dollars par baril, censée refléter la possibilité de tensions… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2004 : une reprise turbulente

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "L'économie mondiale en proie à la flambée pétrolière"  : …  Malgré une accalmie en début d'été,* le cours du pétrole a poursuivi sa tendance haussière, amorcée après la chute du régime irakien, dans un marché par ailleurs très volatil. Entre l'été et la fin de l'année, le prix du baril de Brent a bondi de 30 dollars à 45 dollars, culminant à un peu plus de 50 dollars en octobre. Cette flambée des prix du… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2005 : un rebond confirmé malgé tout

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Un marché pétrolier sous tensions "  : …  Le* pétrole a connu une année flamboyante, dans un marché par ailleurs très volatil. En premier lieu, la demande mondiale de pétrole a continué d'être très forte, portée notamment par le boom chinois. Les capacités résiduelles de production se sont avérées trop réduites pour soulager les tensions sur l'offre. Certains pays producteurs ont connu… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2006 : symphonie de croissances

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "L'ascension du prix du pétrole et des taux d'intérêt "  : …  Les* prix du pétrole ont été portés dans leur ascension par une forte demande, notamment du côté de la Chine. À cet égard, il convient de noter que la boulimie chinoise a aussi concerné la plupart des matières premières, et notamment les métaux pour lesquels la Chine représente désormais environ 20 p. 100 de la demande mondiale. Du côté de l'offre… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2007 : zone de turbulences

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "L'envolée de l'or noir"  : …  À la fin de l'année 2007, le prix du *pétrole approchait le seuil symbolique de 100 dollars par baril, contre 56 dollars par baril un an plus tôt. Sur la période récente, il s'agit d'une poussée sans équivalent, les prix du pétrole ayant plus que triplé depuis 2003. Au-delà, si l'on raisonne en dollars constants, c'est-à-dire corrigés de l'inflation… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2008 : de la crise financière à la crise économique

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Prix du pétrole et inflation"  : …  matières premières, au premier rang desquelles le pétrole, ont connu un parcours très contrasté : *le prix du Brent a plus que doublé, passant de 71 dollars à 147 dollars entre l'été de 2007 et l'été de 2008, avant de refluer, pour se situer aux environs de 40 dollars en fin d'année. L'envolée du prix de l'or noir s'explique, comme les années… Lire la suite
ECONOMIE MONDIALE - 2009 : le monde en récession

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "La ruée vers l'or"  : …  Le* prix du brent a fortement augmenté en 2009, passant de 44 dollars à 79 dollars par baril. Toutefois, il s'est avéré moins volatil que les années passées. Selon les estimations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (O.P.E.P.), la demande mondiale de pétrole a reculé de 1,66 p. 100, ce qui a affecté la remontée du cours. Les marchés… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2011 : une année de tourmente

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Vers un retour de l'inflation ?"  : …  consommation que pénalisent de forts taux de chômage et la hausse du taux de l'épargne. Les prix du *pétrole sont demeurés élevés, passant de 94 dollars à plus de 105 dollars le baril. En juin, faute de consensus sur la question, les douze pays membres de l'O.P.E.P. (40 p. 100 de l'offre mondiale de brut) n'ont pas relevé leurs quotas de production… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2012 : le monde dans la crise

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "L'inflation en berne"  : …  la consommation des ménages se trouvant de plus en plus étranglée par l'augmentation du chômage. *Les prix du pétrole sont restés élevés (environ 110 dollars le baril), sans progresser au cours de l'année. Dans le détail, les flux ont plutôt pesé sur les cours de l'or noir. La demande de pétrole a plutôt stagné, le dynamisme de la consommation de… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2014 : nouvelle répartition de l'activité

Écrit par :  Axel MARMOTTANT

Dans le chapitre "Les États-Unis reprennent confiance"  : …  sont plus vigoureuses que les exportations, ralenties par une demande mondiale plus faible. *L’économie américaine bénéficie également de la hausse de l’offre de pétrole, due au développement de l’exploitation du gaz de schiste – qui, en 2014, fait des États-Unis le premier producteur de pétrole et de gaz liquéfiés. D’ailleurs, l’abondance… Lire la suite
EDMONTON

Écrit par :  Universalis

… Edmonton servit de base lors de la construction de la route de l'Alaska. La découverte, en 1947, de* gisements de pétrole à Leduc, puis sur plusieurs autres sites proches d'Edmonton, contribua dans une large mesure à la croissance urbaine et industrielle de la ville. Cette croissance se poursuit désormais grâce à l'exploitation des gisements de… Lire la suite
EKOFISK ACCIDENT PÉTROLIER D' (22 avril 1977)

Écrit par :  Yves GAUTIER

… En fin de journée du 22 avril 1977, la plate-forme Bravo du *champ pétrolier d'Ekofisk, au centre de la mer du Nord, entrait en éruption, libérant sans retenue le gaz et le pétrole du gisement exploité. Située dans le secteur norvégien, la plate-forme Bravo appartient à un consortium international de sociétés pétrolières et est… Lire la suite
ÉMIRATS ARABES UNIS

Écrit par :  Philippe DROZ-VINCENT

Dans le chapitre "Constructions nationales dans un cadre fédéral et développement forcené"  : …  Le fédéralisme émirati est porté par les richesses de la fédération : avec 9 ou 10 p. 100 des *réserves pétrolières mondiales, les émirats se placent au cinquième rang, et au quatorzième rang mondial pour les réserves gazières. Le pétrole est plutôt situé sur le territoire d’Abu Dhabi ; Dubaï en exporte aussi un peu, Sharjah, Ras al-Khaimah et… Lire la suite
ÉNERGIE - Les ressources

Écrit par :  Jean-Marie CHEVALIERDaniel CLÉMENTFrançois MOISANJean-Pierre TABET Universalis

Dans le chapitre "Généralités"  : …  à environ 915 milliards de tonnes d'équivalent pétrole (tep), réparties entre charbon (47 p. 100),* pétrole (25 p. 100), gaz naturel (18 p. 100), uranium et thorium (10 p. 100). Ces pourcentages sont très différents des parts de chaque énergie dans les consommations : pétrole 41 p. 100, charbon 10 p. 100, gaz naturel 15 p. 100 (2011, selon l'A.I.E… Lire la suite
ÉNERGIE POLITIQUES DE L'

Écrit par :  Jean-Marie CHEVALIERSophie MERITET

…  premier lord de l'Amirauté, prend la décision de faire passer la British Navy du charbon *au fuel, cela pour gagner en vitesse sur la flotte allemande. La décision est lourde de conséquences, puisque c'est un combustible importé de la raffinerie d'Abadan, au fin fond du golfe Persique, qui remplace le charbon du pays de Galles. Depuis… Lire la suite
ÉNERGIES RENOUVELABLES

Écrit par :  Bernard CHABOT

Dans le chapitre "Les conditions d'un développement à grande échelle des énergies renouvelables"  : …  et politiques, c'est-à-dire de 20 à 30 ans, si des tensions sur les approvisionnements en* pétrole et en gaz naturel sont probables, il n'y a pas de risque de pénurie physique des énergies fossiles, y compris pour le pétrole. Le risque géopolitique induit par la concentration des deux tiers des réserves de pétrole conventionnel à faible… Lire la suite
ÉQUATEUR

Écrit par :  Jean-Paul DELERYves HARDYCatherine LAMOUREmmanuelle SINARDET Universalis

Dans le chapitre "Le poids du secteur pétrolier"  : …  Le *pétrole représente plus de 60 p. 100 de la valeur des exportations et fournit 40 p. 100 des recettes fiscales de l'État. Au 4e rang en Amérique latine pour les réserves prouvées, le pays produisait 550 000 barils de brut par jour en 2011. D'abord exploité sur la côte, au début du xxe siècle, il est extrait en… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) - Histoire

Écrit par :  Claude FOHLENAnnick FOUCRIERMarie-France TOINET Universalis

Dans le chapitre "Les problèmes intérieurs"  : …  et ceux qui les aident et pour faire reconnaître leur contribution à l'économie américaine. *Les fortes variations des prix du pétrole (50 dollars le baril en septembre 2004, plus de 70 dollars en 2006, jusqu'à 90 dollars en 2007), en partie dues aux tensions politiques au Moyen-Orient, touchent les Américains dans leur mode de vie. La… Lire la suite
EXXON VALDEZ MARÉE NOIRE DE L' (24 mars 1989)

Écrit par :  Yves GAUTIER

… Par *suite d'une inexplicable erreur, le 24 mars 1989, le tanker américain Exxon Valdez s'échouait sur un récif dans la baie du Prince-Guillaume (Alaska) et déversait 40 000 tonnes de pétrole brut qui polluèrent des centaines de kilomètres de côtes. Cette marée noire, la plus importante des États-Unis, s'est produite dans une zone sensible… Lire la suite
FORAGES

Écrit par :  Didier BRIGANTAlexandre LEBLOND

…  L'utilisation principale des forages est la reconnaissance et l'exploitation des gisements de *pétrole ou de gaz naturel. Les autres utilisations, qui sont nombreuses, comprennent notamment : les forages géologiques ou géophysiques pour la reconnaissance des gisements de minerais ; les forages destinés à la recherche des nappes d'eau profondes… Lire la suite
FRANCE (Le territoire et les hommes) - Données humaines et économiques

Écrit par :  Estelle DUCOMSophie LIGNON-DARMAILLAC

Dans le chapitre "De nouveaux tissus industriels"  : …  des Alpes, puis du Massif central, plus tard des centrales sur le Rhône et sur le Rhin. *À partir de la Seconde Guerre mondiale, le pétrole fut de plus en plus sollicité. En 1973, il représentait près de 70 p. 100 de l'énergie consommée. Depuis 1995, le niveau de consommation d'énergie dans l'industrie manufacturière a peu évolué, soit 29,8 … Lire la suite
GAZ NATUREL

Écrit par :  Bernard CLÉMENTFrançois DEBIENÉvrard DE FOSSEUXJean-Pierre PERRETOdile PUYRAIMONDPatrick de RENÉVILLEMichel RICHARD

Dans le chapitre "Composition"  : …  (tabl. 1). Le pouvoir calorifique du gaz est, par voie de conséquence, fonction de ces variations. *Très souvent l'exploitation d'un gisement se traduit, à la sortie du puits, par un mélange bi-phasique (gaz + liquide) qui fait l'objet d'une séparation ; la phase liquide – du pétrole brut ou des condensats, qui sont des hydrocarbures liquides… Lire la suite
GÉOLOGIE DES HYDROCARBURES CONVENTIONNELS

Écrit par :  Pierre THOMAS

…  de gaz. À profondeur moyenne, donc à température moyenne, la dégradation thermique produit des *hydrocarbures liquides (pétrole). Pour des grandes profondeurs et températures (températures supérieures à 100 0C, ce qui implique une profondeur supérieure à 3 000 mètres avec un gradient géothermique usuel de 30 0C/km), la… Lire la suite
GOLFE DU MEXIQUE MARÉE NOIRE DANS LE (2010)

Écrit par :  CEDRELoïc KERAMBRUN

…  humain des premières heures (11 disparus) prend très vite l'allure d'une catastrophe régionale. *Un flot continu de brut s'échappe à 1 500 mètres de profondeur, le bloc obturateur qui devait fermer automatiquement la tête de puits n'ayant pas fonctionné. C'est la première fois qu'une éruption (blow-out) survient à une telle profondeur.… Lire la suite
HYDROCARBURES

Écrit par :  Pierre LASZLO

Dans le chapitre "Importance et enjeux"  : …  nous dans l'ère postcarbone, selon un néologisme récent ? À nous fier à des estimations crédibles, *le pic de la production pétrolière, à hauteur d'environ 100 millions de barils de brut par jour, serait atteint entre 2010 et 2020. Le pic de production gazière serait plus tardif d'une vingtaine d'années. Lors de L'élaboration de cet article, le… Lire la suite
IDRĪS Ier, MUHAMMAD IDRĪS AL-MAHDĪ AL-SANŪSĪ (1890-1983) roi de Libye (1951-1969)

Écrit par :  Taoufik MONASTIRI

… qui s'étaient affrontées sur son sol ainsi que de la location de bases américaines et britanniques. *C'est seulement en 1959 que le premier gisement de pétrole fut découvert à Zleten ; d'autres découvertes s'ensuivirent, mais tous ces gisements se trouvaient en Cyrénaïque. Le roi craignit alors que le déséquilibre entre les provinces ne devînt… Lire la suite
INDONÉSIE - Histoire

Écrit par :  Denys LOMBARD

Dans le chapitre "Aggravation de l'exploitation coloniale : plantations privées et sociétés minières"  : …  l'étain de l'île de Belitung (au sud-est de Sumatra) ; en 1886 est constituée, pour extraire le *pétrole de Pangkalan Brandan, la première compagnie pétrolière, qui est à l'origine de la célèbre B.P.M. (Bataafsche Petroleummaatschappij). Ces modifications profondes des intérêts métropolitains ont pour conséquence la formation d'un véritable… Lire la suite
INDONÉSIE - L'Indonésie contemporaine

Écrit par :  Romain BERTRANDFrançoise CAYRAC-BLANCHARD

Dans le chapitre "Économie : les limites du succès"  : …  (par opposition à ceux d'origine chinoise), mais les résultats demeurent peu convaincants. *Les booms pétroliers de 1974 et 1979 ont déversé sur le pays une manne inespérée, le pétrole assurant environ 70 p. 100 des recettes d'exportations. Le clan des « nationalistes » secoue alors le joug du F.M.I. et des prudents technocrates du plan… Lire la suite
INDUSTRIE - Industrialisation et formes de société

Écrit par :  Samir AMIN

Dans le chapitre "La deuxième révolution industrielle : électricité, pétrole, chimie"  : …  relayé par le téléphone (A. Bell, 1876) et la T.S. F. (E. Branly et G. Marconi, 1890-1901). *L'extraction du pétrole, inaugurée aux États-Unis et en Russie vers 1860, est développée véritablement au moment où le moteur à explosion permet la création de l'automobile dont deux millions de véhicules circulent en 1910, tandis que le moteur… Lire la suite
IRAK

Écrit par :  Loulouwa AL RACHIDBrigitte DUMORTIERPhilippe RONDOTPierre ROSSI

Dans le chapitre "Accords difficiles"  : …  les autres étant tributaires des négociations pétrolières qui apparurent alors comme déterminantes. *C'est seulement après l'acceptation par l'Irak d'un accord pétrolier avec la Turkish Oil Company, le 14 mars 1925, que la Grande-Bretagne imposa aux Turcs l'accord du 5 juin 1926 qui attribuait définitivement à Bagdad le district de Mossoul,… Lire la suite
IRAN - Géographie

Écrit par :  Bernard HOURCADE

Dans le chapitre "Rente pétrolière et mal-développement"  : …  L'Iran *est le quatrième producteur et exportateur mondial de pétrole. Au cours du xxe siècle, la rente pétrolière a permis la construction d'infrastructures de qualité (routes, voies ferrées, aéroports, électrification, hôpitaux, écoles) et la mise en place d'une administration centralisée qui contrôle bien le pays (Organisation… Lire la suite
IRAN - Histoire et politique

Écrit par :  Christian BROMBERGERRobert MANTRAN

Dans le chapitre " La monarchie iranienne"  : …  extraordinaires qui mirent pratiquement entre leurs mains toutes les ressources de l'Iran ; *la plus spectaculaire fut le contrôle par les Anglais de la recherche et de l'exploitation des pétroles en Iran du Sud (1901) et la création de l'Anglo-Persian Oil Company (1909) ; à l'Imperial Bank of Persia (anglaise) s'opposait la Banque d'… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - Géographie

Écrit par :  Philippe PELLETIER

Dans le chapitre "Le triptyque eau, bois et mines face aux importations en sources d'énergie"  : …   p. 100 de la production. La géothermie reste marginale malgré les potentialités du milieu. Le Japon* importe 90 p. 100 de son pétrole des pays de l'O.P.E.P., soit en 2009 : d'Arabie Saoudite (27 p. 100), des Émirats arabes unis (20 p. 100), du Qatar (12 p. 100), du Koweït (9 p. 100) et d'Iran (9 p. 100). Malgré ses efforts dans le domaine des… Lire la suite
LANTHANE ET LANTHANIDES

Écrit par :  Concepcion CASCALESPatrick MAESTROPierre-Charles PORCHERRegino SAEZ PUCHE

Dans le chapitre "Cracking du pétrole"  : …  *Au cours du cracking du pétrole brut, la terre rare intervient dans la partie « active » du catalyseur, la zéolithe à l'yttrium. Ce composé contient 20 p. 100 en poids de terres rares. Les terres rares s'introduisent dans les cavités présentes dans la structure de la zéolithe. Le meilleur catalyseur est obtenu en agitant la zéolithe finement… Lire la suite
LIBYE

Écrit par :  Nora LAFIOlivier PLIEZPierre ROSSI

Dans le chapitre "Le développement au rythme de la rente des hydrocarbures"  : …   – de l'emprise étrangère se traduit par la nationalisation du secteur des hydrocarbures ; avec le *boom pétrolier de 1973, l'économie devient réellement « rentière ». La Libye dispose alors de moyens exceptionnels pour amorcer son développement, mais c'est au prix d'une triple dépendance qui demeure la source de fragilités structurelles : vis-à-… Lire la suite
MACKENZIE, fleuve

Écrit par :  J. Lewis ROBINSON

Dans le chapitre "Population et économie"  : …  plus clément (de 15 à 30 0C l'été), n'interdit aucune culture. Les ressources minérales, *pétrole et gaz naturel en particulier, sont les principales sources de revenus de certaines des grandes villes établies dans le bassin. Le premier gisement pétrolifère fut découvert à Norman Wells en 1921, mais la production ne démarra que dans les… Lire la suite
MARÉE NOIRE DANS LE GOLFE DU MEXIQUE, en bref

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

…  au large des côtes de la Louisiane, dans le golfe du Mexique. Elle sombre deux jours plus tard. *Le pétrole s'écoule alors librement en mer, à partir de la tête du puits, à 1 500 mètres de profondeur. Après une période pendant laquelle on minimise l'ampleur des rejets, il faut admettre que de 6 000 à 8 000 tonnes de pétrole sont rejetées chaque… Lire la suite
MARÉES NOIRES

Écrit par :  Lucien LAUBIER

Dans le chapitre "La lutte en mer "  : …  la pollution n'est pas en mer, mais à terre, sur le rivage. En fait, ce qui était vrai avec le *pétrole brut léger d'Arabie et d'Iran que transportait ce pétrolier ne l'était plus avec des produits à forte viscosité, comme le fioul no 2 de l'Erika et du Prestige. Dans le cas de l'Erika, plus de 10 000 … Lire la suite
MATIÈRES PREMIÈRES

Écrit par :  Emmanuel HACHE

…  constants, d'environ 1 p. 100 par an. Même en 1997, au plus fort de la crise asiatique, le prix du *pétrole brut Brent se négociait à moins de 10 dollars le baril ; il s'est depuis lors envolé pour culminer à plus de 140 dollars le baril en juillet 2008 ! Depuis qu'elle focalise à nouveau l'attention, la hausse des prix des matières premières a le… Lire la suite
NAVIRES - Navires de commerce

Écrit par :  Serge BINDEL

Dans le chapitre "Pétroliers"  : …  du navire citerne, au début du xxe siècle, est la conséquence de celle de* l'industrie pétrolière aux États-Unis quelques décennies plus tôt. La demande, de plus en plus grande, de produits pétroliers entraîna un accroissement très rapide de la taille des navires spécialisés dans leur transport, le port en lourd des… Lire la suite
NIGER, fleuve

Écrit par :  Georges COURADE

Dans le chapitre " La « malédiction » du pétrole et les stigmates du passé dans le delta maritime"  : …  a incité l'État fédéral à s'ingérer dans la géopolitique locale. Découvert en 1956 à Oloibiri, *le pétrole brut est exporté par les ports de Bonny, Forcados, Escravos, Penington, Qua Ibo et Brass River. Mille six cents villages voisinent avec des installations pétrolières ou gazières où les torchères brûlent en permanence, engendrant pollution… Lire la suite
NORD MER DU

Écrit par :  Alain PERRODONJean-Pierre PINOT

Dans le chapitre "Le pétrole"  : …  *La mer du Nord n'a vraiment retenu l'attention des pétroliers qu'à partir de 1960, lorsqu'on prit conscience de l'importance de la découverte de Groningue, le plus important champ de gaz jamais trouvé en Europe, et l'un des plus grands du monde. Avant cette date, les très modestes gisements de pétrole et de gaz découverts en Allemagne du Nord et… Lire la suite
NORVÈGE

Écrit par :  Marc AUCHETRégis BOYERGeorges CHABOTLucien MUSSETClaude NORDMANN

Dans le chapitre "Le pétrole"  : …  Dès *le départ, les pouvoirs publics norvégiens ont tenu à contrôler l'ensemble des activités pétrolières. C'est l'État qui a le droit de propriété sur toutes les ressources et c'est lui qui délivre les permis de prospection et d'exploitation. Le Parlement fixe le mode de fonctionnement de ce secteur. Les différents partis politiques, parfois en… Lire la suite
NUCLÉAIRE - Applications civiles

Écrit par :  Pierre BACHER

Dans le chapitre "Nucléaire et chaleur"  : …  par an) est de 3 à 4 TWh par an, soit la moitié de la production d'une centrale de 1 000 MW. L'*extraction des pétroles « non conventionnels », contenus dans les sables (par exemple, les sables asphaltiques de l'Athabasca, Canada) et les schistes bitumineux (schistes bitumineux du Green River Basin, États-Unis), exige, quant à elle, des… Lire la suite
OFFSHORE - Installations offshore

Écrit par :  Bernard ANDRIERPhilippe OZANNE

…  perspectives prochaines à 12 000 pieds, soit environ 3 500 mètres de profondeur. Plus du tiers du *pétrole et du gaz naturel consommés dans le monde est aujourd'hui d'origine marine, ce qui représente quelque 1 500 sites d'exploitation répartis dans plus de 50 pays. Chaque site est un cas particulier. La mise en production a été précédée par… Lire la suite
OFFSHORE - Démantèlement des plates-formes pétrolières

Écrit par :  Emmanuel GARLAND

L'exploitation des gisements *pétroliers ou gaziers situés en mer, sous les plateaux continentaux, nécessite des installations complexes, véritables usines plantées au large des côtes pour extraire, séparer, traiter, stocker et expédier les hydrocarbures piégés dans le sous-sol. Plus de sept mille plates-… Lire la suite
O.P.E.P. (Organisation des pays exportateurs de pétrole)

Écrit par :  Universalis

… *L'O.P.E.P. (O.P.E.C. en anglais) a été créée à Bagdad, en 1960, à l'initiative principale du Venezuela. Outre ce pays, les membres fondateurs sont l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran et le Koweït. Son siège est à Genève jusqu’en 1965, année où il est transféré à Vienne (Autriche). Dans un contexte d'offre pétrolière abondante, son influence reste… Lire la suite
ORCADES ÎLES

Écrit par :  Claude MOINDROT

… *Petit archipel écossais (976 km2) séparé de l'Écosse proprement dite par le détroit de Pentland. Sa situation septentrionale (il est traversé par le 59e parallèle) lui vaut un long éclairement en été, mais des nuits interminables en hiver, un climat hyperocéanique frais et humide avec de violentes rafales de vent. Constitué… Lire la suite
PALÉOZOÏQUE ou ÈRE PRIMAIRE

Écrit par :  Alain BLIECK

Dans le chapitre " Importance économique des roches paléozoïques"  : …  des solutions dès la fin du xxe siècle. D'autres hydrocarbures, liquides *(pétrole) ou gazeux (gaz naturel), sont connus dans les roches paléozoïques. Citons, par exemple, le bassin de l'ouest du Canada (notamment en Alberta) qui contient de grandes réserves de pétrole et de gaz dont une grande part est attribuable à l'… Lire la suite
PERSIQUE GOLFE

Écrit par :  Jean CALMARD

… *Site qui constitue, avec ses prolongements (plaines alluviales de Mésopotamie et du Khūzistan), une dépression située entre la plate-forme arabique et les chaînes sud-ouest du Zagros iranien. Le golfe Persique proprement dit est une mer fermée dont les fonds ne dépassent 100 mètres qu'au détroit d'Ormūz, les plus faibles profondeurs se trouvant du… Lire la suite
PIPELINE

Écrit par :  Raymond CABET

… *Tiré du latin pipa, tuyau, et linea, ligne, le terme anglo-saxon pipeline — également prononcé à la française — s'applique spécifiquement aux systèmes de canalisations à haute pression (jusqu'à 100 bars) utilisés pour le transport à moyenne et grande distance des hydrocarbures liquides et gazeux. Les débuts du transport… Lire la suite
PIPER ALPHA EXPLOSION DE

Écrit par :  Yves GAUTIER

… Le *6 juillet 1988, au large de l'Écosse, sur le champ pétrolier et gazier de Piper, la plate-forme Piper Alpha, de la multinationale Occidental Petroleum Corporation, sombrait sous le coup de plusieurs explosions et de violents incendies. Uniquement pétrolière à sa mise en service en 1976, la plate-forme servait principalement à la… Lire la suite
POLLUTION

Écrit par :  François RAMADE

Dans le chapitre " Histoire et évolution du concept de pollution"  : …  , qui a eu lieu le 24 mars 1989 dans la baie du Prince-Guillaume (Alaska), quelque 40 000 tonnes *de pétrole brut contaminèrent près de 500 kilomètres de littoral, provoquant des ravages dans la flore et la faune marines (oiseaux de mer, phoques et surtout les rares loutres de mer). Plus récemment, la marée noire de l'Erika, survenue le… Lire la suite
PREMIER PUITS DE PÉTROLE

Écrit par :  Olivier LAVOISY

  *Le 27 août 1859, l'Américain Edwin L. Drake extrait pour la première fois du pétrole par forage, à une profondeur d'une vingtaine de mètres, à Titusville, en Pennsylvanie. Il s'inspire pour cela des techniques de forage des puits de sel. Un lourd trépan creuse le sol en étant suspendu au bout d'un câble qui lui transmet… Lire la suite
QATAR

Écrit par :  André BOURGEYPhilippe DROZ-VINCENT

Dans le chapitre " Histoire"  : …  herbages épisodiques) n'apportaient au Qatar que de très faibles revenus. Jusqu'à la découverte du *pétrole, la majorité des Qataris étaient très pauvres. Une première option pétrolière fut accordée en 1926 à l'Anglo-Persian Oil Company, mais après de longues négociations la concession fut transférée à la Qatar Petroleum Company, filiale de l'I.P.C… Lire la suite
RESSOURCES MINÉRALES

Écrit par :  Michel CUNEY

Dans le chapitre "Des stocks inépuisables ?"  : …  américain Marion King Hubbert. Elle a été ensuite élargie aux ressources minérales. Selon Hubbert,* la production de pétrole et de gaz devait augmenter jusqu'à atteindre un pic et retomber ensuite par épuisement progressif des réserves. Dès 1956, il avait prévu que la production de pétrole des États-Unis décroîtrait à partir de 1970. Un maximum a… Lire la suite
ROUGE MER

Écrit par :  Colette DUBOISJean-Pierre PINOT Universalis

Dans le chapitre "Un double enjeu, économique et stratégique"  : …  Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'exploitation des champs de *pétrole du Proche-Orient s'intensifie : le trafic de la mer Rouge progresse. En 1967, 167 millions de tonnes de pétrole transitent par le canal de Suez. La grande route des courants pétroliers est brutalement verrouillée de 1967 à 1975, lorsque à la suite de la guerre des Six… Lire la suite
RUB' AL-KHĀLĪ

Écrit par :  Jean-Marc PROST-TOURNIER

… *Immense désert de la péninsule arabique, le Rub‘ al-Khālī, « quartier vide » (ou « quart désertique »), s'étend sur 1 200 kilomètres d'est en ouest et sur 650 000 kilomètres carrés environ. C'est un grand bassin incliné de l'ouest (altitude maximale : 610 m) vers l'est (180 m), rempli de sable (jusqu'à 200 m d'épaisseur) : les dunes couvrent de… Lire la suite
RUSSIE (Le territoire et les hommes) - Économie

Écrit par :  Julien VERCUEIL

Dans le chapitre "Le retour de la croissance en Russie"  : …  De 2000 à 2003, l’offre se redresse et l’industrie contribue à plus de la moitié de la croissance. *Alors qu’ils étaient au plus bas en mars 1999, les prix du pétrole amorcent en effet une remontée progressive. Cette embellie stimule la production de matières premières, ce qui explique pour 80 p. 100 la croissance de l’industrie à ce moment : avec… Lire la suite
SAHARA

Écrit par :  Ali BENSAÂDJeffrey Allman GRITZNER

Dans le chapitre "Le renouveau économique du Sahara et ses effets sur l'urbanisation du territoire"  : …  au Sahara libyen, dans le prolongement du golfe de Syrte, et dans le nord-est du Sahara algérien. *L'Algérie et la Libye sont, respectivement, les dixième et onzième exportateurs mondiaux de pétrole – l'Algérie étant également le sixième exportateur mondial de gaz. Ces ressources représentent, pour les deux pays, près de 98 p. 100 de leurs… Lire la suite
SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE

Écrit par :  Bernard NANTET Universalis

Dans le chapitre "São Tomé indépendant"  : …  international des infrastructures urbaines et routières) sont des vecteurs de croissance. *Mais le grand espoir de l'économie santoméenne se situe dans la production de pétrole offshore. Des champs d'hydrocarbures ont en effet été découverts à grande profondeur dans la zone économique exclusive de l'archipel, mais également dans un espace… Lire la suite
SOUDAN

Écrit par :  Alain GASCONRoland MARCHAL

Dans le chapitre "Coton, céréales et pétrole"  : …  1970, la construction du canal de Jonglei afin d'éviter l'évaporation dans les marais du Sudd. *La découverte d'indices pétroliers au Kordofan-Occidental et dans le Bahr el-Ghazal, dans les années 1980, entraîne l'exacerbation de la guerre. L'armée, aidée de milices, sécurise les périmètres de recherche et les puits à coups de raids de terreur… Lire la suite
SOUDAN DU SUD

Écrit par :  Alain GASCONRoland MARCHAL Universalis

Dans le chapitre "Les ressources convoitées d'un État fragile"  : …  le « grenier du monde arabe », sans aucun bénéfice pour les sudistes. L'exploitation des puits de *pétrole – dont 85 p. 100 sont situés au Soudan du Sud – profite également au Nord, qui percevait jusqu'en 2005, la totalité des royalties. Le nouvel État sud-soudanais étant enclavé, le brut transite par deux oléoducs vers le Soudan, pour être… Lire la suite
SUBSIDENCE, géologie

Écrit par :  Marie-Françoise BRUNET

Dans le chapitre "Subsidence, pétrole et bassins houillers "  : …   ; bassinshouillers), la subsidence est une des conditions nécessaires à la formation du *pétrole ou du charbon. Les séries houillères sont constituées, sur une grande épaisseur, d'une répétition cyclique de séries sédimentaires déposées à l'air libre ou sous une faible tranche d'eau. L'enfouissement des sédiments et la température à… Lire la suite
SUEZ CANAL DE

Écrit par :  Jean-Pierre CALLOT

Dans le chapitre "Nationalisation et fermeture du canal"  : …  conséquences, coûtait au Royaume-Uni 20 millions de livres par mois. Par contre, le transport du *pétrole n'a pas été profondément perturbé, comme on aurait pu le craindre, et son coût n'a pas été sensiblement augmenté. Le pétrole est de plus en plus transporté par de grands tankers, de 200 000 t et plus, qui de toute façon, n'auraient pas eu… Lire la suite
SYRIE

Écrit par :  Jean-Pierre CALLOTPhilippe DROZ-VINCENTPhilippe RONDOTCharles SIFFERT

Dans le chapitre "« Printemps de Damas » et fermeture autoritaire"  : …  de son voisin irakien sous embargo, après des dizaines d'années de tensions frôlant la guerre, *afin de permettre à Damas d'importer du pétrole à un prix inférieur au marché et en grande partie en violation de la résolution « Pétrole contre nourriture » prise par l'O.N.U. (importations d'un montant d'environ 1 milliard de dollars par an) et d'… Lire la suite
TEXAS

Écrit par :  Universalis

… . Les richesses minières sont également abondantes (sel, soufre, potasse, fer, pétrole). Les *gisements de pétrole sont exploités en off shore et dans l'intérieur des terres (Amarillo, Midlands). Depuis leur découverte, en 1901, la prospection n'a pas cessé et la production est en progression constante ; elle s'accompagne de celle de… Lire la suite
TIERS MONDE

Écrit par :  Sylvie BRUNELJean-Jacques FRIBOULET

Dans le chapitre "Les termes de l'échange ou la pomme de discorde"  : …  D.E. D'autre part, la période 1953-1970 est marquée par la baisse des prix des matières premières. *Les années 1970-1990 sont caractérisées par une disparité de plus en plus forte entre la situation des pays exportateurs de pétrole et celle du reste du Tiers Monde. Alors que les premiers développent un excédent commercial qui atteint plus de 80 … Lire la suite
TORREY CANYON MARÉE NOIRE DU (1967)

Écrit par :  Jean-Pierre RAFFIN

  *Même si des marées noires avaient déjà eu lieu lors des deux conflits mondiaux, le naufrage du pétrolier libérien Torrey Canyon, le 18 mars 1967, au large de la Grande-Bretagne, allait frapper l'opinion publique. Avec plus de 77 000 tonnes d'hydrocarbures déversées dans la Manche et atteignant les côtes nord de… Lire la suite
TOUAREGS

Écrit par :  René OTAYEK

Dans le chapitre "À la recherche d'une solution politique"  : …  dissous en 1997, a lancé des menaces contre des techniciens chinois travaillant dans l'industrie *pétrolière dans le nord-est du pays et s'est signalé en août 2006 par l'enlèvement de touristes italiens près de la frontière tchadienne. Dans cette région stratégique du fait de ses richesses en pétrole et en uranium, la recherche d'une solution au… Lire la suite
TRANSPORTS - Transports et environnement

Écrit par :  Michel BADRÉ

Dans le chapitre "Les gaz à effet de serre"  : …  2005. Quelle est la part du secteur des transports dans tout cela ? Il dépend en quasi-totalité de *combustibles liquides d'origine pétrolière, que ce soit pour le mode aérien, maritime ou routier. Il contribue donc largement aux émissions de gaz à effet de serre, la combustion du pétrole produisant principalement du CO2. Seul le… Lire la suite
VENEZUELA

Écrit par :  Virginie BABY-COLLINVéronique HÉBRARD Universalis

Dans le chapitre "« Semer le pétrole » : un pays riche, des populations pauvres ?"  : …  Après *la découverte du premier gisement (en 1878, dans l'État andin du Tachira) et les premières exportations (1917), l'économie vénézuélienne est rapidement devenue dépendante du pétrole. Son exploitation a bouleversé l'organisation économique, accéléré l'exode rural, la croissance urbaine et le boom immobilier des grandes villes à partir de 1940… Lire la suite
YÉMEN

Écrit par :  Laurent BONNEFOYAndré BOURGEYSerge CLEUZIOU Universalis

Dans le chapitre "La personnalité géographique du Yémen"  : …  de renforcer les capacités de production d'une région particulièrement ingrate. Mais, surtout, du *pétrole a été découvert en 1984 dans la région de Marib (gisement d'Alif). En 1986, un deuxième gisement pétrolier a été découvert dans le gouvernorat du Shabwa, dans l'ancien Yémen du Sud, près de la frontière qui délimitait les deux Yémens. Ainsi,… Lire la suite

Afficher la liste complète (117 références)

Retour en haut

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Bibliographie

Activité de l'industrie pétrolière, ministère de l'Industrie, direction des hydrocarbures, depuis 1959

BP Statistical Review of World Energy, Londres, 1993

R. Cabet & Y. Lizoret, L'Économie du transport par conduite, Technip, Paris, 1974

Conventions internationales de l'O.M.I. : Sauvegarde de la vie humaine en mer (1974) et protocole (1978)

Prévention de la pollution de la mer (1973), protocole (1978) et amendements (1992)

Conventions de 1969 et 1971 sur la responsabilité civile des armateurs et l'indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, O.M.I., Londres

G. Gantier & E. Gambart Delignières, Les Pipelines, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1977

Journal de la marine marchande, Paris, depuis 1919

Marine Engineering, New York, depuis 1878

J. Masseron, L'Économie des hydrocarbures, Technip, 1975

The Motor Ship, Londres, depuis 1920

Navires, ports et chantiers, publ. Journal de la marine marchande, Paris, depuis 1950

Oil and Gas Journal, Tulsa (Okla), depuis 1901

Pétrole, éléments statistiques, Comité professionnel du pétrole, Paris, depuis 1947

Pétrole Informations, Paris, depuis 1922

Le Transport maritime, études statistiques du Comité central des armateurs de France, Paris, depuis 1956

Shipping Statistics and Economics, H. P. Drewry, Londres, 1980

Les Transports maritimes, O.C.D.E., depuis 1954

World Tanker Fleet Review, John I. Jacobs P.L.C., Londres, depuis 1881.

Retour en haut

Voir aussi

AFFRÈTEMENT    ARMATEURS ou ARMEMENT NAVAL    CHANTIER NAVAL    COMPAGNIES PÉTROLIÈRES    CONSTRUCTION NAVALE    COQUE technologie    DROIT MARITIME    ENVIRONNEMENT droit et politique    EXPORTATIONS    FLOTTE DE COMMERCE    FRANCE droit et institutions    GÉNIE PORTUAIRE    IMPORTATIONS    INDEMNISATION    MARINS    NAUFRAGES    NAVIRES DE COMMERCE    PÉTROLIER    RESPONSABILITÉ CIVILE    RÉSISTANCE À L'AVANCEMENT    SÉCURITÉ    TECHNIQUE DE POMPAGE    TONNAGE    TRANSPORT & TRAFIC MARITIMES    TRANSPORT DE MARCHANDISES ou FRET    ÉCONOMIE DE L'ÉNERGIE    ÉCONOMIE DES TRANSPORTS    ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE droit et institutions

Retour en haut

Accueil - Contact - Mentions légales
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis
© 2015, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.